Les études supérieures font depuis toujours l’objet de mythes et spéculations selon le cursus. Des préjugés qui ont la vie dure année après année, mais qu’en est-il vraiment ? Ces fameuses idées reçues sont-elles avérées ? Éléments de réponse accompagnés de témoignages forts et de faits purement  réalistes et vécus. 

 

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#1 L’étudiant en école de commerce n’est qu’un être arrogant et avide assoiffé d’argent et de spiritueux.

C’est bien évidemment vrai, inutile de s’attarder sur ce fait irréfutable et passons à la suite.

Trêve de plaisanterie, ce préjugé aussi tenace qu’agaçant est, bien entendu, faux. Après une enquête approfondie, il s’est avéré que la grande majorité des étudiants en école de commerce ne rêvent pas de diriger une multinationale mais plutôt d’un épanouissement dans le domaine qui leur est cher tel que la communication dans la culture, le marketing spécialisé dans le bio ou encore l’automobile.

Certes, beaucoup d’entre eux rêvent de s’accomplir vers des domaines plus « prolifiques » mais la plupart n’ont pas en tête de devenir un squale capable de vendre père et mère pour une valeur à la hausse. Non, réellement.

D’ailleurs, on remarque une recrudescence d’étudiants boursiers en école de commerce, une très bonne chose encouragée par les dispositifs mis en place par les écoles (bourse au mérite, apprentissage en parallèle, aménagement de l’emploi du temps etc) même si cette voie reste malheureusement loin d’être accessible pour tous.

Alors oui, ils sortent plus que les étudiants d’autres filières, mais l’esprit de promo prononcé accompagné de deux ans de prépa, voir trois pour les plus courageux dans le cadre du programme Grande École, amène une explication. Malheureusement, rien ne décharge les Bachelors, si ce n’est l’euphorie du Bac peut-être. Et pourquoi pas ?

#2 L’étudiant à la Fac est nonchalant

Il est vrai que l’emploi du temps à la Fac est globalement assez « doux« , du moins en première année. Des cours magistraux sans obligation de présence, des journées parfois bien maigres mais agréablement comblées par d’autres journées plus conséquentes donnent en apparence l’illusion d’un cursus tranquille.

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Que Nenni, un traquenard aussi fourbe que vicieux.

Réussir à la Fac, c’est un exercice périlleux surtout dans certaines filières où il faut assimiler la méthode et les attentes, le tout incorporé à une rigueur extrême.

Cela passe par une assiduité exemplaire comme en PACES ou en Droit par exemple où il sera très difficile de récupérer une notion mal comprise, où il faut compter des heures à apprendre son cours chaque soir pour éviter les mauvaises surprises, de la patience et de la volonté.

Néanmoins, un maximum de talent mêlé a de la chance peuvent suffire à valider par tout hasard son année.

#3 Le Sciences-piste n’est qu’un technocrate en puissance, déconnecté de la réalité et destiné à finir à la tête de la Nation.

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Sciences Po Paris vise à former des esprits critiques et audacieux, ouverts sur le monde, et enrôlés à la suite d’un concours élitiste très sélectif.

Cependant, depuis la mise en place d’un dispositif voulu par Richard Descoings (l’ancien directeur de Sciences Po décédé prématurément) favorisant le recrutement d’étudiants issus d’un milieu défavorisé – dénommé Procédure CEP (Convention d’Education Prioritaire) –  il existe une nouvelle mixité sociale au sein de l’école. S’en est suivi une adaptation des frais de scolarité selon le revenu avec des frais de scolarité exemptés pour les élèves boursiers.

Et non, tous les étudiants ne rêvent pas d’une carrière en politique, 65 % font carrière dans le secteur privé contre 28 % dans le secteur public et 7 % dans les organisations internationales et européennes.

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Encore raté donc !

#4 La PACES vous métamorphose

Tristesse....C’est plutôt vrai. La Première Année Commune aux Études de Santé est très rude. Elle bouscule les codes et s’oppose aux systèmes et environnements que l’on pouvait avoir auparavant. Une organisation monstrueuse est impérative, il faut laisser de côté pour un petit moment la vie sociale ou bien en profiter par petites bribes le temps d’un semestre, rester concentré et ne pas se laisser envahir par le stress et la quantité monstrueuse d’Unités d’Enseignements à apprendre.

L’ambiance exécrable où règne une course à la sélection, où chaque faux-pas entraîne une baisse d’estime de soi vertigineuse, où l’on n’est plus qu’un modeste nombre, cela joue énormément sur le moral.

Une qualité de vie assez négligée donc, mais qui pour tous ceux qui ont passé cette année valait clairement le coup. Neuf mois de travail intense pour être tranquille les dizaines d’années suivantes. C’est précipité et très aléatoire comme raisonnement, mais l’idée est là.

#5 Les partiels après les vacances de Noël ne sont que la vengeance du Diable

Clairement vrai. Force à vous tous, n’oubliez pas que faire des études est avant tout une chance !

Anis Othmani – qui a testé tous ces cursus

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5 idées reçues sur les études supérieures

par La Rédaction Temps de lecture : 3 min
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