Hier sortait chez Plon le dernier roman de Thierry Cohen : L’académie des âmes abîmées. L’auteur raconte l’histoire d’une école pour enfants particuliers. Lana et Dylan n’ont pas de super pouvoirs et Léo ou Anton n’ont rien de Dumbledore ou professeur X, mais ils vont découvrir une autre vie à L’Institut des volontés. Un récit d’apprentissage et d’espoir !

L’Institut des volontés réparent les survivants

À l’Académie des Âmes Abîmées, réparer les vivants est un enseignement, une vocation. Mieux : une mission. Quand Lana et Dylan, deux adolescents en perdition, y sont recueillis, ils sont loin d’imaginer ce qui les attend. Blessés par la vie, perdus dans un monde de haine et de violence, ils vont tenter de se reconstruire. Mais peut-on retrouver confiance un jour après avoir survécu à de tels drames ? Et quel rôle leurs parrains, Dimitri et Romane, joueront-ils dans la reprise en main de leur destin ? Entre renaissance, découverte des sentiments, échanges avec des professeurs hors normes et mise en pratique des cours, cette institution secrète dessine un nouvel avenir… Et si elle pouvait changer le monde ?

L’humaniste Thierry Cohen

Après un long prologue où sont installés les personnages principaux du roman, Thierry Cohen plante le décor de son académie. Pour lui : « La philosophie de l’Institut est de tendre vers un idéal. Une vision humaniste de la société et des capacités des hommes à la transformer » (P127). Le romancier dénonce des sujets très lourds sans détours : la violence physique avec Dylan enfant battu, morale avec Lana victime de harcèlement scolaire, sans oublier le djihadisme. Les thèmes abordés sont très forts, mais malgré tout, Thierry Cohen entrevoit un salut pour toutes ses âmes tourmentées. Ses personnages se reconstruisent et tombent amoureux comme des adolescents normaux : « Oui, il était amoureux. Fou amoureux. Et fou d’inquiétude » (P357). La prose fluide et agréable à lire du romancier est en adéquation avec l’histoire vécue. Thierry Cohen n’oublie pas de faire parler ces adolescents comme ils sont. Derrière leurs blessures se cachent des êtres qui ne demandent qu’à se remettre à sourire. Certains sont mêmes plus espiègles que d’autres comme Dimitri : « si jusqu’à présent tu tenais plutôt d’Esmeralda, là tu ressembles quasiment à Quasimodo » (P387). L’auteur de L’académie des âmes abîmées prônent des valeurs de tolérance et nous redonnent foi en l’enseignement. Dans une époque où le décrochage scolaire est de plus en plus important, on aimerait voir plus de professeurs tels que Léo ou Anton qui, à coup sûr, donneraient envie aux élèves de s’enthousiasmer pour l’école.

Tous les mardis et vendredis, nos rédactrices de la rubrique littérature vous parlent d’un livre qu’elles ont aimé. Ne tardez plus, allez découvrir nos autres chroniques !

Thierry Cohen sauve notre âme d’enfant dans son dernier ro…

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
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