Alice de l’autre côté du miroir n’est que la suite – bien moins connue – d’Alice au pays des merveilles. Cette fois-ci, ce n’est plus Tim Burton qui s’est attaqué à la réalisation mais le réalisateur, producteur et scénariste britannique James Bobin. La scénariste Linda Woolverton, la même pour les deux films, démontre à nouveau son talent. Alice n’en finit pas de vivre d’incroyables aventures et de nous emmener avec elle de l’autre côté de l’écran…

Alice est de retour

Le titre De l’autre côté du miroir ne vous parle sans doute pas, mais celui des Aventures d’Alice au pays des merveilles sûrement. À son roman phare publié en 1865, Lewis Carroll avait écrit une suite parue en 1871, Trought the Looking-Glass, and What Alice Found There. Le film, qui sort en salles le premier juin, n’est en rien une adaptation du livre. L’histoire a été entièrement réécrite afin de faire suite avec le film réalisé par Tim Burton en 2010. Le résultat ? Une sublime histoire pleine de rebondissements et de cohérences. La scénariste Linda Woolverton s’est surpassée en offrant à Alice une autre vie que celle du « miroir ». Le film est ainsi partagé entre deux moments, le présent et le merveilleux, même si c’est surtout le merveilleux qui compte. Que s’y passe-t-il ? Alice retourne au pays des merveilles mais le temps a passé depuis – il pourrait même devenir son pire ennemi. En effet, son ami Le Chapelier fou est en danger et Alice va tout tenter pour le sauver.

Alice Johnny Depp
Le Chapelier Fou © The Walt Disney Company

Des personnages hauts en couleur

Le Chapelier Fou, La Reine Rouge, La Reine Blanche… Les personnages sont restés les mêmes, avec l’intrusion de quelques nouveaux comme le Temps, qui n’aurait pas été mieux interprété que par Sacha Baron Cohen. L’un des points remarquables du film est de n’avoir pas substitué ses « têtes » d’affiche :  Alice est toujours incarnée par Mia Wasikowska, Johnny Depp campe toujours aussi bien son personnage de Chapelier Fou, la Reine colérique à la tête en forme de coeur va toujours aussi bien à l’actrice Helena Bonham Carter et Anne Hathaway a repris les traits de la douce Reine Blanche. Les affiches du film jouent sur les portraits des personnages et ils ont bien raison. Les protagonistes commencent à nous devenir si familiers qu’on demanderait bien un troisième film…

Alice Johnny Depp
La Reine Rouge et Alice © The Walt Disney Company

Alice a grandi, elle n’est pas la petite fille de sept ans et six mois inventée par l’écrivain Lewis Carroll. Elle est devenue une jeune femme et n’est rien de moins que capitaine du navire de son défunt père. Courageuse, audacieuse, Alice ne montre pas souvent sa peur. Que ce soit dans sa vie ou au pays des merveilles, elle fait preuve de ténacité – pour le meilleur ou pour le pire. Il ne faut pas non plus oublier que ses amis sont toujours là à ses côtés. Tout commence avec le papillon, Absolem, qu’Alice aperçoit dans son monde (réel) et qui la conduit de l’autre côté, celui du miroir. Alan Rickman avait prêté la voix au lépidoptère, ce qui est sa dernière participation à un film. Le film rend donc hommage à l’acteur disparu le 14 janvier 2014. Les autres amis d’Alice, fictionnels mais bien présents, ne sont jamais bien loin : le Chat de Cheshire, Tweedledee et Tweedledum, Le Lapin Blanc… Par son ingéniosité et sa vivacité, le film a de quoi nous faire, nous aussi, passer de l’autre côté de l’écran.

Alice à nouveau de l’autre côté de l’écran

par Armandine Castillon Temps de lecture : 3 min
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