Après Macbeth, Justin Kurzel, retrouve pour Assassin’s Creed, Michael Fassbender et Marion Cotillard. Ici, ce n’est pas une pièce de théâtre qu’il adapte, mais le célèbre jeu vidéo d’Ubisoft. Entre Espagne du XVe siècle et de nos jours, les Templiers sont à la recherche de la pomme d’Eden qui prive l’homme de son libre arbitre.

Assassin’s Creed et ses 2 mondes

Dans Assassin’s Creed se côtoie, plus ou moins adroitement, deux époques : celle de la grande Inquisition Espagnole dans l’Andalousie de 1492 et le Madrid de 2016. Le passé est représenté à l’image par des teintes chaudes, orangées alors que tout est plus glacial dans le présent. Que ce soit la prison d’où est exfiltré Michael Fassbender ou le laboratoire futuriste qui est sa nouvelle cage. La différence est assumée ce qui n’est pas le cas dans tout le film. En effet ce qui jure dans Assassin’s Creed c’est cette transition entre 1492 et 2016. L’Animus est une machine qui lie la mémoire génétique du héros, capable donc de projeter Michael Fassbender de Cal à Aguilar. Hormis le fait que les Templiers veulent retrouver la pomme d’Eden, on ne connaît pas les motivations de ces bonds dans le temps. Cal Lynch est balancé à telle date en 1492 sans raisons particulières, ces projections ont tout l’air aléatoires et cela nous laisse aussi perplexes que lui… Assassin’s Creed est d’ailleurs beaucoup plus intéressant lors des scènes passés car toute l’action y demeure avec notamment le saut de la foi que les amateurs du jeu vidéo apprécieront. Gardons néanmoins en tête le Crédo des Assassins : « Rien n’est réel, tout est permis ».

Michael Fassbender Assassin's Creed
Michael Fassbender aka Aguilar de Nerha.

Un pilier : Michael Fassbender

S’il ne fallait qu’une raison pour aller voir Assassin’s Creed : Michael Fassbender. Non pas parce qu’on apprécie de le voir torse nu quasiment tout le film, mais bien car il porte à lui seul toute l’action. Et oui quand même il joue deux personnages à la fois : Cal Lynch & Aguilar de Nerha ! « Qu’est-ce que je fous là ? » se demande Callum Lynch une fois débarqué dans une petite cellule d’Abstergo Industrie. On a envie de répondre qu’on comprend pas toujours bien, mais au moins on sait pourquoi ce choix d’acteur. Michael Fassbender joue parfaitement cet homme violent qui redeviendra un assassin. De par son intensité et son cynisme, l’acteur porte le film. On ne peut s’empêcher de penser à son personnage dans X-Men, Magnéto, et on adore. Un penchant pour les Bad boy ? J’assume !

Michael Fassbender Assassin's Creed
Copyright Twentieth Century Fox

Deux femmes pour un homme

Si Michael Fassbender joue deux rôles dans Assassin’s Creed, à chaque époque, sa femme. C’est Sophia Rikkin, une scientifique utopiste et fille à papa qui lui épargnera l’injection létale. Marion Cotillard incarne cette femme froide, mais qui ressemble un peu au héros. En effet, elle aussi a perdu sa mère à cause de la violence et son père n’est pas aussi sympathique qu’elle le pense. Elle s’en rendra compte au final, mais chut… pas de spoiler… Comme on l’a déjà dit précédemment, le passé est l’élément du film le plus passionnant, c’est donc tout naturellement que la femme qui nous inspire dans Assassin’s Creed est celle de 1492 ! L’apparition qui éclipse tout ce casting so chic est nommée : Ariane Labed. Elle incarne Maria qui était la compagne d’Aguilar. Dire qu’elle ne devait même pas être au casting au départ ! Ça aurait été bien dommage, car elle en jette en assassine bad ass !

Assassin's Creed Michael Fassbender
Ariane Labed incarne Maria.

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Michael Fassbender est l’esprit du Creed

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
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