4. On venait de lui apprendre qu’il venait de gagner son quatrième Ballon d’or. Il le sut bien avant tout le monde. Évidement, les experts de la planète football furent tout sauf surpris tant la domination était évidente. Après tous ces matchs perdus avec sa sélection. Après ces Clásicos qui finirent en 5-0. Après être passé juste après ce petit génie Argentin. Après avoir perdu la Liga pour seulement  deux points. Il l’avait fait. Cristiano Ronaldo leur avait montré (encore une fois) pourquoi il était l’un des deux meilleurs joueurs de football du Monde. Lui Cristiano Ronaldo devient le 61e ballon d’or France Football. Cette fois-ci sans cérémonie. Lui, était au Japon. Son quatrième ballon d’or. Un de plus pour l’Histoire. Regardant l’objectif, sourire au coin des lèvres comme narguant tous ceux qui pensaient qu’il ne l’aurait pas ou plutôt pour tous ceux qui pensèrent qu’il ne le méritait pas.

L’année de Cristiano Ronaldo 

Cette année, le journal avait décidé qu’il n’y aurait pas de cérémonie, mais un classement. 17 des meilleurs joueurs de la saison. Lui en était sorti vainqueur. Le premier de tous. Le meilleur de tous. Le premier devant l’Argentin, Messi. Le premier devant le Français, Griezmann. Le premier devant l’Uruguayen, Suárez. Janvier avait commencé, pour lui, de la meilleure façon. Zidane est arrivé, devenant le nouvel entraîneur du Real Madrid. Une légende en entraînant une autre.

Ballon d'or Cristiano Ronaldo
Lui et sa Champions League © EFE

Tout continua en avril

La victoire importante de Liga. Une vengeance divine. Un but qui en vaut trois. Trois points pour le Real Madrid. Il marqua le but de la victoire. But de la victoire au Camp Nou. Camp Nou, maison de son plus grand rival. Camp Nou, maison de l’Argentin. Il marqua ensuite un hat-trick pour qualifier le Real Madrid en demis de la Champions League. Hat-trick face à Wolfsburg. Il devint un sauveur. Il devint une légende. Tous les héros ne portent pas forcément une cape. Ils portent parfois des maillots blancs.

Mai, gloire pour Cristiano Ronaldo

En mai, il remporta la Undécima avec le Real Madrid. La Onzième Champions League du Club, sa troisième. Il marqua son penalty. Penaltys remportés face à l’Atlético de Madrid. Il continua d’écrire sa propre Histoire. Il ne pouvait que la gagner. Premier trophée de l’année pour lui qui avait tant travaillé. Travaillé, toute sa vie pour en être là. Là où les légendes ne sont jamais oubliés. 

Juin/Juillet, la consécration 

Ballon d'or Cristiano Ronaldo
Lui et son Euro © AFP

Les deux plus beaux mois de sa saison parfaite. Les deux plus beaux mois de sa carrière. Les deux plus mois de sa vie. L’Euro de football en France. Certains diront que les Portugais n’ont jamais vraiment gagné leurs matchs. Certains diront qu’ils ont eu de la chance en se qualifiant pour la finale. Finale que tout le monde voyait être remportée par les Français, par Griezmann. Griezmann qui était chez lui. Mais voilà, tout était fait pour qu’il la remporte. Lui qui avait pleuré quelques années plus tôt lorsque le Portugal s’était fait éliminer. Lui qui avait crié à l’injustice, il y a quatre ans. Lui qui était sorti blessé lors de cette même finale. Lui qui devait devenir le meilleur joueur du tournoi. Certains diront qu’il ne l’a pas méritée. D’autres qu’elle était faite pour lui, qu’elle n’attendait que lui. Après avoir gagné l’Euro face aux Français, un mois plus tard, il devint le meilleur joueur de la saison selon l’UEFA.

Un Ballon d’or en fin d’année 

Il ne s’arrêta pas là. En septembre, ses jambes, toutes droites revenues de blessure, marquèrent 3 buts en 5 matchs. Matchs qu’il gagna tous. En octobre, 9 buts. Buts qui ont fait de lui en novembre un imbattable. Imbattable face à l’Atletico. L’Atletico à qui il mit trois buts. Buts dont ils avaient besoin pour battre le Barça. Barça, l’équipe dont fait partie Messi. Messi, l’Argentin qui vient d’arriver deuxième, derrière lui.

Ballon d’or : un quatrième pour Cristiano Ronaldo

par Sonia Malek Temps de lecture : 3 min
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