Quand on est supporter ou journaliste sportif, il y a des matchs pour lesquels on vibre, on vit. Ce match retour entre Bavarois et Madrilènes fut d’une intensité incroyable pour les deux camps ! On avait déjà apprécié l’aller à Calderón, mais là, c’était encore mieux ! Le Bayern a gagné le match 2-1, mais voit quand même sa qualification lui échapper. Les hommes de Diego Simeone, en vrais guerriers, remportent leur ticket pour Milan, au bout de 95 minutes de suspense.

Deutsche Qualität

Tout d’abord tribut aux vaincus ! Si à l’aller on avait vu les Bavarois briller 20 minutes en deuxième mi-temps, c’était bien tout. À l’Allianz Arena, les hommes de Pep Guardiola avaient clairement changé de mentalité. C’est simple, les Allemands étaient seuls à la barre dans les 45 premières minutes. Les choses sérieuses commencent à la 12e minute, avec un des guerriers du soir, Robert Lewandowski ! Vidal aussi a tenté sa chance maintes fois, mais le gros coup de chaud sans frais, c’était à la 20e ! David Alaba combine avec Thomas Müller, qui cherche Robert Lewandowski. Jan Oblak sauve la mise, comme souvent. À la 29e, Augusto Fernandez fait faute sur David Alaba ce qui permet aux Bavarois d’obtenir un bon coup franc. Il n’en faut pas plus à Xabi Alonso pour marquer un joli but, frappe enroulée du pied droit, le ballon passe entre les jambes du madrilène José Gimenez. Gimenez n’est décidément pas très bien dans cette partie car il aurait pu coûter cher à son équipe. Quelques minutes après le but, il commet une faute dans la surface sur Javi Martinez, et c’est penalty ! Heureusement pour les joueurs de l’Atlético, Thomas Müller voit sa frappe repousser par Jan Oblak.

guerriers Bavarois
La joie de Vidal et Lewandowski après le but de Xabi Alonso.

En 2e mi-temps, l’intensité n’a pas faibli ! À la 74e, minute alors que tout le monde pensait (ou pas ?) que les colchoneros avaient fait le plus dur, voilà que les Bavarois se relancent ! Alaba centre, Ribéry sert, Vidal récupère et remet au second poteau pour Lewandowski qui ajuste Oblak pour remettre son équipe dans la partie. À 2-1, les Bavarois ne sont plus qu’à un petit but de Milan et il peut s’en passer des choses en un quart d’heure. Les hommes de Pep Guardiola, n’abdiquent donc pas et à la 86e, Lewandowski aurait même pu mettre son doublé, un but replay car il aurait beaucoup ressemblé à son premier.

Les guerriers mangent les Bavarois

Que faut-il pour aller en finale de la Ligue des Champions ? Si on était un peu chauvin on répondrait : Antoine Griezmann. Allé, on va l’être ! Déjà décisif face à Barcelone, le petit français a remis ça ! 54e, sur un contre, Fernando Torres le lance, il tire à ras de terre et marque. Il s’agit donc à ce moment-là d’être de vrais guerriers et de tenir le résultat pour les colchoneros. Sauf que ce n’est pas vraiment l’avis des Bavarois qui veulent se qualifier à tout prix. L’espagnol, auteur d’une passe décisive, aurait pu toutefois tuer le match à la 83e. Soyons honnêtes il n’y avait pas penalty, la faute a eu lieu en dehors de la surface. Du coup, quand Fernando s’avance et parce que ça aurait fait encore une polémique (ils ont volé leur victoire blablabla), j’ai souhaité qu’il se rate. On m’a entendu, il s’est loupé. Je ne cesse de répéter, chaque fois que je dois commenter un match de l’Atlético, à quel point Oblak est fantastique. Je ne vous ferai pas le décompte des arrêts décisifs qu’il a encore fait dans ce match, mais Simeone peut lui dire merci pour la qualif !

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Neuer ne peut rien sur le but de Griezmann.

Des Bavarois vaillants, éliminés par des guerriers espagnols

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
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