Jumanji : Bienvenue dans la jungle est la suite du Jumanji de Joe Johnston avec Robin Williams. Warning pour les fans de la première heure, en vrai, à part quelques clins d’œils à son ainé, le film de Jake Kasdan se démarque complètement. Casting, scénario, univers… Est-ce que cet opus vaut le détour ? 3 arguments pour vous faire une opinion.

1# Un bêta Jumanji 

Jake Kasdan fera sûrement des malheureux avec ses partis pris, mais son film a au moins le mérite de rafraîchir considérablement l’image d’une œuvre comme celle-ci. Dans la première version, la jungle envahissait le monde réel, ici ce sont les personnages qui sont propulsés dans la jungle. Jumanji n’est plus un jeu comme le Monopoly, mais devient un jeu vidéo. Une actualisation qui permettra d’attirer les plus jeunes sans réellement froisser l’ancien public. Jumanji : Bienvenue dans la jungle glisse d’ailleurs quelques références au premier film tout au long de l’histoire. Le personnage d’Alex l’aviateur vit dans la demeure d’Alan Parrish comme il l’explique à ses camarades autour d’une margarita. Toutefois, le réalisateur brise les codes dans le ton de son long-métrage. Il laisse de côté la dimension émotionnelle de l’originel, pour dénoncer par le rire la dureté de l’adolescence. En effet, à l’aide de ses avatars virtuels, Jake Kasdan chamboule les codes du lycée et place notamment la coincée dans un corps de bimbo et retire 15 cm au footballeur vedette.

2# Un combo hilarant 

Dans Jumanji : Bienvenue dans la jungle, Jake Kasdan, réunit un casting assez impressionnant : Dwayne Johnson joue le docteur Bravestone, Jack Black est Shelly Oberon, Karen Gillan aka Ruby, Kevin Hart interprète Mouse Finbar et surprise Nick Jonas s’approprie Seaplane Mc Donough. Dwayne Johnson et Kevin Hart forment un duo comique qui a déjà fait ses preuves dans Agents presque secrets en 2016. Le potentiel désopilant de Jack Black n’est plus à démontrer. Réunir donc ces trois acteurs ne pouvait être un hasard. Le film fait dans la blague assez potache et ne s’embarrasse pas de finesse, mais on rit de bon cœur. La palme du meilleur acteur comique revient à Jack Black qui joue Bethany coincé dans un corps d’homme. Le body swap ça marche toujours ! Les combats dansés de Karen Gillan sur fond musical, viennent tout de même sérieusement concurrencer Jack Black pour leur côté kitchissisme. Sa façon de séduire aussi demeure particulièrement hilarante. Mouse Finbar, lui, a comme faiblesse : « cake ». Plutôt étrange non ? Vous verrez ce n’est pas une petite faiblesse culinaire, car il explose littéralement s’il mange du gâteau.

3# Un gameplay décevant 

Le reproche majeur du film est son manque de consistance. Le scénario de Jumanji : Bienvenue dans la jungle sonne en effet très creux. Quatre adolescents en retenue propulsés dans la Jungle auraient pu donner un peu plus de palpitations au public. L’action du film reste toutefois très basique. Pour sauver Jumanji, il faut retrouver un bout de carte, enfin c’est ce qu’on nous fait croire… et ensuite il suffit d’aller accrocher un joyau sur une statue en forme de jaguar. Dwayne Johnson, Jack Black, Karen Gillan et Kevin Hart vont récupérer Nick Jonas en traînant dans un souk et vont sans trop de difficultés accomplir la mission pour laquelle ils ont été aspirés dans le jeu. Avec la présence d’un zoologiste, on aurait pu croire que le film aurait développé un bestiaire plus original et effrayant. Merci Mouse Finbar, mais trois rhino, un éléphant et quelques jaguars, on connaît, pas besoin d’être spécialiste ! Pour les amateurs de jeux vidéo, il est clair que cette partie aurait pu être largement améliorée. Cependant, désolé Bobby Cannavale, mais ton rôle est tellement inutile. Il faut un vilain dans chaque histoire, mais sa présence dans le film est si anecdotique que sans lui Jumanji aurait tout autant fonctionné. Il ne faut donc pas chercher très loin et prendre le long-métrage pour ce qu’il est : un divertissement pure !

Tous les mercredis, nos rédacteurs de la rubrique cinéma vous parlent d’un film qu’ils ont aimé. Ne tardez plus, allez découvrir nos autres chroniques !

Bienvenue dans la jungle dépoussière Jumanji

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
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