Black Mirror est de retour, et nos angoisses technologiques avec. Netflix a repris le bébé pour nous sortir une double ration phénoménale dans cette saison 3, avec 6 épisodes au lieu de 3 habituellement.

Black Mirror Charlie Brooker
Installez vous confortablement, vous allez vous faire retourner le cerveau.

 

Miroir, mon Black Mirror

Black Mirror, pour signifier le noir de nos écrans quand ils sont éteints. La série a pour but de montrer le reflet futur qu’auront les technologies sur nous, nos sociétés et nos comportements. La force de la série, dans ces 2 premières saisons, aura été de mettre en avant le comportement humain biaisé ou induit par l’utilisation des technologies personnelles (téléphones, internet, etc…) et d’imaginer, sans juger les-dites technologies, qu’est ce que pourrait être l’évolution comportementale de demain. La saison 3 garde ce mantra, et nous donne 6 épisodes qui retourneront le cerveau de tous ceux qui les verront.

Une série 6 étoiles

Comme pour les deux premières saisons, les 6 épisodes sont indépendants. Il n’y a aucune continuité entre eux, chacun raconte son histoire. Le seul lien étant la thématique technologique. Certains épisodes font plus mouche que d’autres car jouant sur différentes émotions. L’épisode 1 nous narre un monde où un réseau social de notation a pris le pas sur tout, jusqu’à formater nos interactions sociales par une contrainte de système. L’épisode 2 nous emmène dans un trip cauchemardesque qui me donne maintenant moyen envie de tester la réalité augmentée. L’épisode 3, sûrement le plus traumatisant et aussi le plus récent de notre époque réelle, nous fait suivre la prise en otage d’un jeune adulte via le hack de son ordinateur. L’épisode 4 nous raconte une histoire d’amour dans un « Second Life » amélioré. L’épisode 5 nous embarque dans un conflit armé face à des humains atteint d’une maladie étrange. Enfin, l’épisode 6, qui peut être considéré comme un film (il dure 1h30), est un thriller d’anticipation ultra efficace, l’un des meilleurs long-métrage de l’année.

Black Mirror Charlie Brooker
Épisode 4: San Junipero. Le plus beau de la saison 3.

Signé Charlie Brooker

Le génie derrière Black Mirror se nomme Charlie Brooker. Avec cette troisième saison, de la nuance et beaucoup d’empathie ont été amené dans la série. Là où on se faisait (la plupart du temps) simple spectateur sans réelle implication émotionnelles sur les épisodes des saisons 1 et 2, cette saison 3 passe du désespoir le plus profond et noir qui soit (épisode 3 et 5) à une beauté magique et l’une des plus belle histoire jamais racontée (épisode 4). On passe de dystopie à utopie, c’est un véritable ascenseur émotionnel et réflexif sur l’avenir technologique et humain et les possibilités, bonnes comme mauvaises, qu’il nous réserve. Cette saison 3 restera assurément dans les mémoires de tout ses spectateurs. Vous savez ce qu’il vous reste à regarder.

Comments

comments

Black Mirror, le reflet de notre futur

par Christophe Lalevee Temps de lecture : 2 min
0