Bridget Jones Baby est le troisième volet de la saga culte sur la célibatante anglaise gaffeuse, sorti ce mercredi 5 octobre en salles.

bridget jones baby

Encore une fois, Bridget est dans de beaux draps ! Alors qu’elle décide de se remettre sur le marché de l’amour après sa rupture avec Mark Darcy, la voilà qui tombe enceinte. Le problème, c’est qu’elle ne sait pas qui est le père. Est-ce le beau Jack (Patrick Dempsey), qu’elle a rencontré au détour d’une yourte lors d’un festival ? Ou bien l’irrésistible Darcy (toujours Colin Firth) avec qui elle a renoué des liens lors d’un baptême trop arrosé ? Un troisième volet teinté de modernité, qui saura ravir les fans, malgré quelques désenchantements.

Jamais deux sans trois

Il ne faut pas se mentir, la nécessité de faire un troisième volet était moindre. Même si Helen Fielding a écrit une trilogie, l’adaptation cinématographique du troisième volet était impossible, étant donné que l’évènement principal du livre était la mort de Darcy. Impossible de briser le mythe Darcy à l’écran, à moins de se mettre à dos toute une génération de femmes bercées par le fantasme de Darcy. C’est pour cela que ce troisième volet est purement une création destinée à raviver les pulsions adolescentes des fans. Malheureusement, ça se sent beaucoup dans le film. Il y a moult running gags et répétitions, comme le traditionnel désespoir de Bridget fêtant seule son anniversaire ou encore ses classiques mimiques de délurée qu’elle interprète sur des chansons toujours plus moisies. Clairement, en allant voir ce Bridget Jones Baby, il ne faut pas s’attendre à un chef d’oeuvre, mais plutôt à un film commercial qui surfe sur une vague bien rodée… Pourtant, on ne peut rester insensible à ce dernier chapitre, et les fans seront tout de même comblés.

Les répliques toujours plus cash de Bridget et ses amis sont efficaces, et le film s’inscrit dans la modernité. De beaux dialogues à propos de Tinder, par exemple, rappelleront à plus d’une leur soirée fille de samedi soir. Côté modernité, Darcy plaide pour un groupe extrémiste de féministes au nom de la liberté d’expression, ce qui fait largement référence aux manifestations de FEMEN et au procès des Pussy Riot. Il y a donc bel et bien un effort de fait pour ancrer ce volet dans notre époque, et c’est plutôt réussi. On regrette juste certaines lourdeurs, comme l’oblige la production d’un blockbuster, avec comme exemple flagrant l’incrustation d’Ed Sheeran en guest durant la virée festivalière de Bridget. 

Colin Firth, mon amour 

Il faut se l’avouer, on prend tout de même plaisir à revoir les acteurs cultes de la saga, à l’exception de Hugh Grant, dont l’absence est justifiée au bout de 5 minutes de film. Renée Zellweger renoue parfaitement avec son personnage, et les 12 ans d’absence ne se font pas ressentir. On aime la Bridget cougar, toujours aussi gaffeuse, et pas encore responsable. Patrick Dempsey était aussi très attendu au tournant, puisqu’il remplace en quelques sortes Hugh Grant dans le rôle de rival de Mark Darcy. Son personnage de mathématicien de l’amour est plutôt loufoque, et on apprécie son côté « mec moderne aux allures bobos », même si ça ne vaut pas le mordant d’un Daniel Cleaver.

Enfin, que serait une Bridget Jones sans un Mark Darcy. Rien que pour avoir le plaisir de voir le charme de Colin Firth aux tempes grisonnantes, le film vaut le coup. Il faut parfois savoir se contenter de plaisirs simples, et voir une comédie à l’eau de rose avec Mr. Firth en fait partie. Son charisme crève toujours autant l’écran, même dans une comédie sentimentale.

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Bridget Jones Baby est donc un film qui fait du bien, à voir avec aucun autre but en tête. Indéniablement, nous rions face à certaines répliques ou bourdes de l’anglaise culte. Nous sommes tout de même un peu déçus par la fin, qui laisserait entrevoir qu’un quatrième volet serait possible… Le pire, c’est que même si l’on sait que c’est pour entretenir le filon, on irait quand même le voir !

Sortie le 5 octobre 

Bridget Jones Baby, le meilleur (ou le pire) pour la fin

par Laurène Thiéry Temps de lecture : 3 min
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