En janvier, Mia Saunders découvrait le monde des escortes à Los Angeles avec son premier client Wes. En février, changement de décor, la voici à Seattle, muse du peintre Alec Dubois. Envoûtée par ses mots doux, Mia découvre une autre facette d’elle-même.

Alec Dubois, un peintre français

Audrey Carlan ne change pas une recette qui marche, elle nous raconte l’histoire du peintre Alec Dubois en 153 petites pages. L’auteure fait plaisir à son lectorat français en donnant cette nationalité à son personnage masculin principal. Si le côté fleur bleue à la Française est un peu poussé quand il dit qu’il ne baise pas, mais qu’il fait l’amour, ça nous fera plutôt rire qu’autre chose, et on trouvera carrément « cute » qu’il finisse toutes ses phrases par « ma jolie ». L’artiste est un drôle d’oiseau, comme le dit Mia : « Il est complètement fou ce type ! » mais d’un point de vue physique, notre héroïne le trouve tout à fait à son goût : « Il ressemble à Ben Affleck, mais en plus beau ». Elle finira même par dire de lui : « Il est intéressant, cet Alec Dubois ». D’un point de vue artistique, son travail est particulier. Il demande à Mia de poser dénudée la journée puis il peint la nuit et lui montre le résultat le lendemain. Son œuvre s’intitule « L’amour sur toile ». Il décline Mia, en 7 portraits, à la fois en peinture et en photographie. Il commence par une toile intitulée « Pas d’amour pour moi », il continue avec « S’aimer soi-même », « Amour interdit » qui fait partie d’un tryptique. Le clou artistique de son vernissage est une photo de Mia, un portrait intitulé « Adieu amour ». Pour Alec Dubois : « L’art doit émouvoir celui qui l’observe », ainsi, il a un œil particulier sur le monde.

Alec Dubois

Février, le mois de l’acceptation

Audrey Carlan innove donc avec son mâle dominant, crée une ambiance, une bulle particulière pour ce mois de février. Bien que le souvenir de Wes soit présent dans ce second tome, l’expérience de Mia avec Alec Dubois va la toucher d’une autre façon. C’est ce qui pique notre intérêt, le parcours initiatique de l’héroïne commence réellement. Alec Dubois lui demande sérieusement dès le début de leur expérience pourquoi elle ne s’aime pas. Le titre de chacune de ses peintures est une ode à l’acceptation de soi. Elles bousculent psychologiquement Mia. Le peintre a sa propre théorie sur l’amour : « Je m’engage à t’aimer tant que tu es là et je te promets que mon amour restera avec toi toute ta vie. De mon côté, j’emporterai ton amour partout où je vais. Nous saurons toute notre vie que cette relation était construite sur la confiance, l’amour et l’amitié ». Dans sa lettre d’adieu, elle montre qu’elle accepte cette vision : « Tu m’as appris qu’il y a différents types d’amour. Ta perspective est spéciale, et elle restera avec moi toute ma vie ».

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Février : l’homme du mois s’appelle Alec Dubois

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
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