Ce vendredi 2 mars avait lieu la 43 ème cérémonie des Césars. Une soirée qui a permis de récompenser le cinéma français et de rendre hommage aux différents défunts du milieu du cinéma francophone.

Un show autant qu’une cérémonie de récompenses

Les Césars, c’est une cérémonie de récompenses du cinéma, mais aussi un spectacle télévisé. Cette année, c’est Manu Payet qui s’est collé au difficile exercice. Le résultat n’est pas totalement convaincant, entre le peu d’idées intéressantes voir la paresse complète de certaines idées qui auraient pu être creusées. Entre le numéro musical d’introduction lourd et peu pertinent, certains moments ont semblé durer une éternité. Ce dont n’a vraiment pas besoin le dispositif déjà long de base des Césars (3h de programme sans pause). Du côté des remettants, on a apprécié l’intervention piquante et acerbe de Blanche Gardin, qui a réveillée la salle d’un coup. Du côté du rythme de la soirée, on a été moins content de voir les hommages aux défunts répartis tout le long de la soirée, c’était la fausse bonne idée qui ne faisait que plomber le rythme déjà peu fameux des Césars. Sans doute une décision « pratique » pour éviter un long tunnel d’hommages à la vue du nombre importants des personnes décédées l’année dernière.

Des Césars peu diversifiés

En ce qui concerne les récompenses, pas beaucoup de diversité cette année. Grave, seul film en course réalisé par une femme et mettant en scène principalement des femmes, repart bredouille. Pour des femmes récompensées au-delà des catégories spécifiques, il faut aller voir dans les costumes (Mimi Lempicka pour « Au revoir Là-Haut ») ou les courts-métrage (Alice Vidal pour « Les Bigorneaux » et Lucrèce Andreae pour « Pepe Le Morse » en animation). 5 films auront été récompensés ce soir : « Au revoir là-haut » d’Albert Dupontel (5 Césars), « 120 battements par minute » de Robin Campillo (6 Césars), « Petit Paysan » de Hubert Charuel (3 Césars), « Barbara » de Mathieu Amalric (2 Césars) et « Le Brio » d’Yvan Attal (1 César). On regrette le manque de récompense pour « Grave » de Julia Ducourneau, qu’on avait adoré, et l’obtention surprenante du césar du meilleur film étranger par « Faute d’Amour » d’Andreï Zviaguintsev, alors que concourait dans la même catégorie La La Land de Damien Chazelle et « Dunkerque » de Christopher Nolan.

Liste des récompenses en détail:

Meilleur film : «120 battements par minute», de Robin Campillo

Réalisation : Albert Dupontel, pour «Au revoir là-haut»

Actrice : Jeanne Balibar, pour «Barbara»

Acteur : Swann Arlaud, pour «Petit paysan»

Actrice dans un second rôle : Sara Giraudeau pour «Petit paysan»

Acteur dans un second rôle : Antoine Reinartz pour «120 battements par minute»

Espoir féminin : Camelia Jordana pour «Le Brio»

Espoir masculin : Nahuel Pérez Biscayart pour «120 battements par minute»

Premier film : «Petit paysan», d’Hubert Charuel

Film étranger : «Faute d’amour», d’Andreï Zviaguintsev

Scénario original : Robin Campillo pour «120 battements par minute»

Scénario adapté : Albert Dupontel et Pierre Lemaitre pour «Au revoir là-haut»

Long-métrage d’animation : «Le grand méchant Renard et autres contes», de Benjamin Renner et Patrick Imbert

Court-métrage d’animation : «Pépé le morse», de Lucrèce Andreae

Film documentaire : «I Am Not Your Negro», de Raoul Peck

Costumes : Mimi Lempicka pour «Au revoir là-haut»

Musique originale : Arnaud Rebotini pour «120 battements par minute»

Court-métrage : «Les Bigorneaux», d’Alice Vial

Montage : Robin Campillo pour «120 battements par minute»

Décors : Pierre Quefféléan pour «Au revoir là-haut»

Son : Olivier Mauvezin, Nicolas Moreau et Stéphane Thiébaut pour «Barbara»

Photographie : Vincent Mathias pour «Au revoir là-haut»

César du public : «Raid Dingue», de Dany Boon

César d’honneur : Penelope Cruz

Césars 2018 : « Au revoir là-haut » et « 120 battements p…

par Christophe Lalevee Temps de lecture : 3 min
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