La nature est une passion, un métier, mais aussi un art. Nous vous présentons James Rignault photographe naturaliste amateur et sa douce série de Champignons Magiques. Un coup de cœur que l’on vous partage, juste pour le plaisir des yeux, et de l’imagination.  

La rencontre photographique 

« J’ai voulu expérimenter avec l’appareil photo numérique familial, étant plutôt destiné à saisir les bons moments avec les copains de l’époque. Un jour, en me promenant sur un petit chemin, de jolies fleurs aux belles cloches violettes ont retenu mon attention. Plus particulièrement les bourdons qui s’agitaient autour d’elle : c’est là que tout a commencé. J’ai utilisé le mode macro de l’appareil, tout en m’approchant au plus près de ma cible : tout juste 5 centimètres nous séparaient. Cet exercice s’est avéré difficile avec ces insectes, mais la détermination paie. Fort de ce succès, j’ai commencé à explorer toutes les possibilités offertes par celui-ci. Piqué par la pratique de la photographie, j’ai investi dans du matériel plus performant, et me suis frotté à d’autres styles : portraits, studio, paysages naturels et urbains ».

L’épanouissement

« Durant ces dernières années, j’ai pu expérimenter l’argentique, mais je me suis découvert une nette préférence pour les photos naturalistes numériques : en macro, les paysages nocturnes (astrophotographie) et je me régale avec les cascades jurassiennes en pose longue. Cette activité me pousse à me surpasser. Je n’hésite pas à me lever à 3 heures du matin à l’affût du gibier, à faire des centaines de kilomètres pour explorer le littoral breton, à passer des nuits entières a capturer la timide Voie Lactée française, ou encore dernièrement à bivouaquer à 2 200 mètres d’altitude au bord du lac de Chéserys, face au Mont Blanc. C’est mon petit plaisir rien qu’à moi. Et même si la nature est un régal, je suis curieux et affectionne tous les types de sujets, selon les occasions et les envies du moment. Je photographie les choses pour voir a quoi elles ressembleront une fois photographiées comme disait le talentueux photographe de rue, Garry Winogrant ».

Une histoire de champignons

« Pour moi, et ce depuis 15 ans maintenant, la photographie est une évasion sensorielle à part entière : mes escapades en forêt d’épineux et de conifères ont des odeurs, des lumières et des chants d’oiseaux bien particuliers, qui incitent l’esprit à vagabonder. Et tomber sur ces jolis champignons comme déposés sur ce lit de mousse, à peine éclairés par les rares rayons de soleil parvenant à traverser la cime des pins, m’a tout de suite transporté. Cela m’a évoqué les contes magiques, où les minuscules habitants de la forêt se cachent en ricanant sur notre passage. Mais tout le monde sait que la journée, toutes ces créatures restent bien cachées, attendant la tranquillité de l’obscurité pour prendre part des lieux. Et c’est en m’imaginant la scène à la tombée de la nuit, que l’idée de ces champions magiques lumineux m’est venue. Ces champignons-lanternes, pouvant aussi servir de parapluies pour ces petits lutins ». 

« D’un côté plus technique, l’environnement lumineux est très important. Celui-ci conditionne les prises de vue pour au final, donner cette impression d’obscurité faisant ressortir au mieux les champignons. Je pense qu’il y a en beaucoup à faire avec ces champignons, et j’imagine déjà d’autres scènes pour relever l’ambiance nocturne des forêts ».

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Facebook : James Rignault Photographie
Site internet : www.jamesrignault.fr

Manon

Les champignons lumineux de James Rignault

par contributeurs Temps de lecture : 2 min
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