Malheureusement les Français n’auront pas réussi le doublé ! Alors que Montpellier a gagné la finale du Challenge Européen contre les Harlequins vendredi, les hommes du Racing 92 se sont inclinés 9-21 contre les Saracens en Champions Cup samedi. Bien que le match ait eu lieu à Lyon, les Anglais auraient pu se croire chez eux tellement il pleuvait des cordes ! Au lieu de produire du jeu, les Ciel et Blanc ont rendu une pâle copie.

Farrell : the Champions Cup man

Ce match de Champions Cup, fut celui d’un homme : Owen Farrell, le buteur des Saracens ! Quand il n’y a pas d’essais c’est toujours regrettable surtout dans une finale, alors il faut que le marqueur de pénalités soit en forme. L’Anglais n’a pas déçu car il a marqué tous les points de son équipe, oui oui les 21. Alors que Maxime Machenaud rate son tir à la 5e minute, Farrell, lui, ouvre le score deux minutes plus tard. Ça s’annonce mal pour le Racing 92, mené 0-3 au bout de 7 minutes… Ben Arous, à la 24e, commet une faute au sol et offre aux Saracens 3 points de plus (3-6). Pour qu’Owen Farrell brille il aura fallu malheureusement que les hommes du Racing 92 fassent beaucoup de fautes… À la 32e, aller hop encore 3 points et à la 39e aussi. À la mi-temps les British ont le double de points que les Frenchies : 6-12 ! Au retour des vestiaires ça n’est pas beaucoup mieux, notre cher ami Nigel Owens, siffle encore contre nous à la 51e. Je dis ça parce que tout le monde le sait, cet arbitre n’aime pas les Français. Jusque-là encore ses pénalités étaient justifiés mais là on tombe sérieusement dans le n’importe quoi sur celle là. Les minutes 76 et 79 ont fini d’achever le Racing 92, Farrell marquent les derniers points de la rencontre : 9-21.

Racing 92 Champions Cup
Farrell grand artisan de la victoire des Saracens. (MARTIN ALEX/L’Equipe)

Un Racing 92 incapable de jouer

Honnêtement on a pas reconnu les joueurs du Racing 92 ! Bon déjà commençons par les blessés, qui n’ont pas manqué : Maxime Machenaud, à la 22e, sort pour un protocole commotion. 5 minutes plus tard, on apprend qu’il ne reviendra pas sur la pelouse. Phillips assure donc la transition. À la 42e, c’est au tour de Dan Carter de laisser sa place à un autre tandis que Dumoulin sortira lui à la 57e remplacé par Chavancy. Ceci mis à part on a cherché les Racing men sur le terrain. Quand Machenaud a loupé sa première pénalité, j’ai pesté, il fallait que Dan Carter s’en charge ! À la 18e, le Néo-Zélandais, n’était toujours pas au rendez-vous puisque c’est Goosen qui a marqué… Peut-être est-il revenu trop tôt et n’a pas eu le temps de bien récupérer de sa blessure ? L’homme que tous les fans du Racing vénère a été transparent lors de cette finale et ne l’a même pas fini. Alors oui les Ciel et Blanc n’ont pas loupé leurs coups de pieds mais ils ont fait beaucoup trop de fautes ! Et la conquête, la domination elles étaient resté à la maison les garçons ? Les Français ont été meilleurs en seconde mi-temps mais en même temps ce n’était pas bien dur… Aux alentours de la 70e, on se dit que peut être le temps fort va se concrétiser mais non. Une statistique pour illustrer la domination des Saracens : 12 en avants pour le Racing contre 4.

Racing 92 Champions Cup
Dan Carter impuissant à l’image de son équipe. Reuters.

Champions Cup : le ciel n’était pas bleu pour le Racing 92…

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
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