Après Retour chez ma mère, Éric Lavaine collabore une nouvelle fois avec Alexandra Lamy dans L’Embarras du choix. Elle incarne Juliette, une femme qui n’arrive pas à faire le moindre choix du plus léger au plus compliqué. Le réalisateur signe avec ce film une comédie romantique fraîche, musicalement bien rythmée, mais surtout bien castée.

Portraits de femmes

Éric Lavaine a choisi Alexandra Lamy pour interpréter Juliette afin de rendre l’histoire plus vraie. Juliette est une quarantenaire qui a vécu sans prendre la moindre décision. Elle a laissé à son père le soin de diriger son quotidien tandis que l’une de ses meilleures amies Sonia lui dicte quoi porter tous les jours. Il ne s’agit donc pas des effets de la crise de la quarantaine, mais d’un vrai problème qui handicape Juliette. Pour l’aider Juliette est bien entourée : à l’image de Jamais le premier soir, Alexandra Lamy est à prendre avec ses deux copines. Sabrina Ouazani campe l’archétype de la femme libérée de la Génération Y : la bloggeuse Sonia. L’actrice apporte une réelle fraîcheur dans le film, elle est à l’origine du rendez-vous Tinder, l’une des scènes les plus drôles. Anne Marivin complète ce trio avec le personnage de Joelle, coiffeuse. Ces trois femmes, l’une complètement indécise, l’autre totalement affranchie et la dernière en couple, se complètent magnifiquement bien.

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Copyright Jean-Claude Lothe

Des rôles masculins fort sympas

Dans cette comédie romantique, Éric Lavaine a voulu donner de l’importance aux seconds rôles. Les hommes sont même plus nombreux, pour un trio féminin on a le droit à un quatuor masculin. De base, il y a un trio amoureux avec Juliette, Paul et Étienne. Paul incarné par Jamie Bamber est un banquier Écossais qui est de passage à Paris. Quand il rencontre Juliette dans un bar, sa vie à lui est aussi toute tracée. Étienne, cuistot et ancien meilleur ouvrier de France, est interprété par Arnaud Ducret. Juliette le rencontrera dans une soirée pour se remettre de Paul. Entre les deux son cœur balance… Ce qui est intéressant, c’est que pendant le film, vous pourrez parier, choisir un homme et voir si vous aviez raison. À cela s’ajoute Philippe, le compagnon de Joelle. Jérôme Commandeur joue le rôle truculent d’un homme qui ne fait rien sous prétexte de ne pas vouloir écraser sa femme. Il passe ses journées à essayer de faire toper son chat et c’est absolument hilarant. On n’oubliera pas de mentionner Lionel Astier dans le rôle de Richard, le père de Juliette.

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Choix musicaux & gastronomiques

La scène finale est tout bonnement un régal, oui on sait enfin qui Juliette choisit, mais on ne spoilera pas ! On va plutôt parler musique ! Dans un décor très coloré digne du clip d’Hymn For The Weekend, le film termine en apothéose sur une autre chanson de Colplay : Paradise. Éric Lavaine n’a donc pas que bien choisi ses personnages, il a rythmé son film avec la bonne musique. Il le dit lui-même : « Le film épouse en permanence le point de vue de Juliette, et il est important que la musique lui corresponde, moderne, mais teintée de nostalgie ». Il a donc cherché, avec le superviseur musical Martin Caraux, à s’orienter vers une musique pop et moderne. On retrouve donc des titres plus ou moins connus comme : Everybody hurts de REM, Trustful Hands de The Dø, Get High de Alle Farben, Off the wall de Yusek, My name is trouble de Keren Ann, Time’s running on de My summer bee. Juliette, Étienne et Richard travaillant dans la restauration, le réalisateur a apporté une touche particulière dans son film pour recréer un monde cohérent. Selon lui : « Pour un cuisinier le plus important c’est le produit, sans bon produit on ne peut rien faire de bon… pour un réalisateur le produit à cuisiner c’est le script ! ». La réalisation des plats a donc été confiée à un vrai chef, Julien Harlee du restaurant « Le Café Lumière ».

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L’embarras du choix : la comédie où l’on aime cuisi…

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
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