Clara au Guatemala est le premier roman de Sophie Rouzier sorti en auto édition. Et, en ce mois de novembre où il commence à faire froid, ce voyage en Amérique du Sud fait du bien ! Clara est une trentenaire un peu passive qui sur un coup de tête s’en va déterrer les secrets de famille de l’autre côté de l’océan. L’auteure nous fait rire et on a envie de dire vivement 2018 pour suivre les tribulations de Chantal au Népal !

Clara une fille en quête d’amour ?

Notre héroïne part au Guatemala pour découvrir ce qu’il s’est passé dans sa famille et non pas pour trouver l’amour. Enfin… dans un premier temps ! Celle, qui, au début du roman, ne se sentait pas prête à se poser, aura fait bien du chemin. Elle rencontre Clay à l’aéroport et elle le trouve de suite ennuyant, monsieur je sais tout. Au fil des pages, le jeune homme va s’imposer comme le fil romantique de l’histoire. La demoiselle est sur un petit nuage après le premier baiser, mais demeure lucide quand il se montre distant : « J’ai le droit à mon conte de fées et je le veux, que ce soit avec toi ou avec un autre ». Après un moment s’ensuit la déclaration toute en simplicité : « Clara, je t’aime ». Toutefois, surprise, un élément perturbateur va surgir et faire réfléchir Clara : « J’ai le sentiment d’avoir fait mon choix, je laisse Clay derrière moi ». C’est d’ailleurs grâce à ce rebondissement que la jeune femme va découvrir toute la vérité sur son passé. Sophie Rouzier partagera même avec nous directement l’avis d’Amalia, mère de Clara. Une fin qui ne vous laissera pas sur votre faim !

Sophie Rouzier & la chick lit

La chick lit vous savez ce que c’est et Clara au Guatemala en est un savoureux morceau. Vous le comprendrez bien assez vite, Clara ne sait pas vraiment ce qu’elle veut dans la vie. Le roman commence d’ailleurs par cette phrase : « Clara, Clara, Clara, qu’est ce qu’on va faire de toi ? ». Sophie Rouzier nous embarque littéralement dans le road trip de l’héroïne de par sa narration à la première personne. Les débuts sont assez cocasses : « Les gens du RER ont pu observer que je gère trop le porté de sac avec talons hauts ». Le lecteur sert même souvent de caution morale à un personnage principal détonnant : « Ça à l’air de fonctionner en tout cas sur vous, puisque vous me soutenez déjà dans mon projet ». Sophie Rouzier pense toujours à nous. Elle a toujours un mot bienveillant, que ce soit pour notre culture « lecteur je me dois de mettre parfois des expressions un peu différentes pour enrichir ton vocabulaire » ou bien pour notre plaisir « C’est privé, mais je veux faire rêver les célibataires qui me lisent ». Ce journal de bord/intime nous fait voyager, et c’est tout ce qu’on aime !

Tous les mardis et vendredis, nos rédactrices de la rubrique littérature vous parlent d’un livre qu’elles ont aimé. Ne tardez plus, allez découvrir nos autres chroniques !

Clara au Guatemala : la chick lit part en voyage

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
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