Laëtitia Caritey (xxrainbowcat sur Instagram), jeune lycéenne de 17 ans, a pu réaliser un séjour de 2 mois en Corée du Sud grâce à l’organisation Rotary. Elle a vécu chez l’habitant dans la ville d’Ansan puis de Osan toutes deux reliées à Séoul par les métros. Cela fait désormais 4 ans qu’elle étudie le Coréen par ses propres moyens. Son voyage lui a permis de mieux connaître cette culture qui la passionne et de créer des liens avec des jeunes coréen(e)s de son âge.

Quelles sont les démarches à suivre ?

Son voyage, Laëtitia l’a préparé pendant 1 an. Pour le choix de la destination il y a une liste de 3 vœux à remplir. Elle a reçu la réponse à sa demande concernant la Corée du Sud deux mois avant de partir. L’attente est donc longue et incertaine. Toute cette préparation a un prix, il faut compter 500€ de frais de dossier ainsi que 500€ pour l’assurance, le billet d’avion quand a lui revient à 1000€. Il faut donc prévoir un premier budget de 2000€ pour s’y rendre. Mais il est également question d’argent sur place, puisque chaque étudiant reçoit une somme de 100 000 won (80 euros) par mois de Rotary, ainsi qu’un plus de la part de leurs parents. Sur place, les étudiants sont accueillis par des familles chez qui ils passeront leur séjour plus ou moins long. Les étudiants ont la possibilité de faire la connaissance de leur famille pendant les mois qui précèdent leur voyage de manière à ne pas arriver dans l’inconnu.

Une fois la partie paperasse terminée Laëtitia a enfin pu sauter dans un avion pour se rendre en Corée du Sud. Dans l’avion, il y avait avec elle d’autres étudiants parti avec la même association dans le but d’atteindre la même destination. Une fois l’avion posé, Laëtitia a réellement rencontré sa famille d’accueil qui l’attendait à l’aéroport. Mais pas que, elle a aussi fait la connaissance de tous les responsables Rotary présents sur place et également de son conseiller qui allait être celui à qui les étudiants pourraient s’adresser en cas de problèmes.

La vie dans la peau d’une Coréenne

Laëtitia est partie de chez elle en connaissant parfaitement la culture Coréenne, ce voyage de deux mois lui a permis de la vivre réellement. Premièrement dans l’appartement où vivait sa famille elle se devait de retirer ses chaussures avant de rentrer, de saluer le père de la maison quand il rentrait du travail et un grand respect règne autour des grands-parents. Toute ces coutumes Coréennes sont bien connues, mais il est différent de les connaitre et de devoir les appliquer, il est parfois difficile de se plier à ce genre d’habitudes. Deuxièmement, la nourriture, si mythique pour les fans de culture asiatique. Les épices, la viande, les légumes. Ce que Laëtitia retient le plus de ce qu’elle a pu manger ce sont ce qu’on appelle des Kimbap (sorte de maki japonais), le kimchi (qui se présente sous forme de choux fermenté très épicé) et les tteokbokki (petit cylindre de gâteau de riz dans une sauce épicée, on le boit généralement avec du jus de prune pour en atténuer les épices).

Une fois le repas finit place à la vie de lycéenne coréenne. Chaque matin, vêtue de son uniforme scolaire, Laëtitia se levait pour se rendre au lycée à 9h et n’en ressortir qu’à 19h30. La première fois qu’elle s’y est rendu des attroupements se sont formés autour d’elle. La curiosité et l’inconnu ont attiré de nombreux étudiants coréens. Laëtitia raconte que les débuts au lycée n’ont pas été très faciles et qu’il était difficile de communiquer avec les gens extérieurs de sa classe. Malgré ces petites difficultés, Laëtitia a fait la connaissance de nombreux élèves avec lesquels elle est encore en contact actuellement.

Chaque jour elle suivait les cours d’enseignements généraux qui se déroulaient le matin, chacun faisant 40 minutes avec 15 minutes d’intervalles. Elle a d’ailleurs observé que les étudiants coréens travaillaient beaucoup et se plaignes peu. L’après-midi, lui se poursuivait par des activités, les mardis et les jeudis après-midi Laëtitia suivait des cours de coréen de manière à renforcer d’avantage sa connaissance de la  langue (notamment sa prononciation, sa compréhension orale…).  D’autres activités étaient proposées, des cours de cuisine qui avaient lieu une fois par mois, des cours d’étiquette coréenne qui consistait à apprendre à servir le thé, à saluer etc…  Les activités, elle les a passé aux côtés des autres étudiants de l’organisation Rotary. C’est ainsi qu’elle a rencontré des personnes allemandes, mexicaines, américaines, suédoises, japonaises et même française.  Finalement avec des journées aussi longues, Laëtitia explique que le temps passé avec sa famille d’accueil se déroulait principalement le week-end. Pendant ces week-end la famille lui faisait visiter de nombreux lieux touristiques.

Vive le tourisme en Corée du Sud !

Laëtitia ne s’est pas seulement contenté de vivre comme une coréenne, elle a également vécu ses expériences touristiques. Elle a pris plaisir à faire les boutiques dans les centres-villes et à découvrir de nombreux produits coréens, a participer à des visites, à se vêtir dans des tenues traditionnelles et à se rendre à de grands évènements. Elle a notamment assisté à la Fashion Week Printemps-Été 2018 lors de son séjour. Elle y a rencontré de nombreuses célébrités coréennes qu’elle admire, des photographes, des chanteurs, des mannequins. Autant dire que cette journée a été riche en émotions et en rencontres. Laëtitia a d’ailleurs relevé de cette journée que les célébrités étaient très avenantes, elles prenaient le temps d’être accessibles à leurs fans pour des photos, des autographes ou échanger quelques mots. 

Après ces deux mois d’immersions intenses dans la vie d’une coréenne, Laëtitia a fait son retour en France en ayant déjà l’idée d’y retourner l’année prochaine pour poursuivre son périple dans les rues de la Corée du Sud. Elle a également le projet de développer son parcours professionnel dans ce pays qu’elle ne quittera probablement pas de sitôt.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Jeanne Stémart

 

Corée du Sud : immersion d’une jeune française

par contributeurs Temps de lecture : 4 min
0