En 2016, débarquait sur nos écrans un super-héros en lycra rouge qui ne s’appelait pas Spiderman mais Deadpool. Marvel surprenait alors le public avec un film de super-héros not so super. Wade Wilson, ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire, tenait à se venger d’un certain Ajax. Deux ans plus tard, Ryan Reynolds remet le masque dans une suite sobrement intitulé Deadpool 2. Cette fois-ci, il fera face au redoutable Cable, toujours sans se départir de l’humour qui le caractérise. Les blagues sont-elles réchauffées ou ce deuxième volet vaut-il vraiment le coup ? Éléments de réponse.

Deadpool 2 : ou l’art de la mise en scène

Deadpool 2 est sortie en France le 16 mai, mais la communication autour du film a fait monter la sauce bien avant. Le personnage de Ryan Reynolds est partout. Les affiches du film montrent Monsieur Pool dans une piscine sur un canard gonflable, ou encore dans une posture bien connue des afficionados de Flashdance. L’acteur canadien donne vraiment de sa personne et tourne plusieurs mini-clips que ce soit avec l’équipe de football de Manchester United ou avec David Beckham himself. Peu de temps avant la date buttoir, le public a même eu le droit de voir Deadpool danser sur du Céline Dion. Tout a été fait pour que le spectateur soit appâté ! Hors contexte, Deadpool 2 étant très loin de Titanic, le clip du tube Ashes a fait beaucoup rire. Une fois le film vu, cela fait un peu plus sens. Sans rien dévoiler des premiers instants du long-métrage, on dira juste que les paroles de la chanson correspondent bien à l’intrigue sur le moment. Céline Dion qui n’avait alors jamais eu l’opportunité de faire raisonner sa voix dans un James Bond rectifie cette erreur avec Deadpool 2. Au-delà de ce gun barrel, David Leitch, se permet quelques scènes d’action qui pourraient être digne de la fameuse saga 007. Si la scène de prison fait plus penser aux Gardiens de la Galaxie, celle de la course-poursuite en camion en jette un max ! La mise en scène se joue aussi dans les détails avec des caméos 100% hilarants.

Ce qu’il reste après destruction du 4e mur

Deadpool 2 s’affranchit complètement des barrières et explose encore plus le 4e mur que le précédent volet. Ryan Reynolds se moque complètement des faiblesses scénaristiques de son propre film en les pointant du doigt à coup de « lazy writing » par-ci « lazy writing » par là. La bande originale, moins accrocheuse que dans le premier film, ne parvient pas à faire taire Wade Wilson. C’est l’homme en rouge qui donne ainsi le rythme du film, bien plus que l’action en elle-même. Deadpool 2, trolle en beauté Marvel et les ‘vrais’ films de super-héros comme Infinity War. Avec un méchant joué par le même acteur cela s’avère assez facile de se moquer, mais la vanne est toujours bonne. La scène post-générique du film est même pourrait-on dire le troll ultime du dernier Avengers. On vous laissera apprécier ! Deadpool 2 fait du Deadpool, mais outre ces références, l’élément de surprise provient d’un arc narratif plutôt inattendu : la famille. Si pour certains la famille c’est la base il n’en n’est pas forcément le cas pour tous. David Leitch dévoile donc avec Deadpool 2 un film d’action familial bien que très sanglant. Nous ne nous attarderons pas sur le débat, est-il meilleur que le 1, nous conclurons juste sur le fait qu’il est toujours aussi drôle !

Deadpool 2 : le retour du héros Marvel le plus WTF

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
0