Un diamant, c’est certes petit, mais c’est aussi très difficile à voler. Ce n’est pas les acteurs de la troupe des Femmes à barbe qui vous diront le contraire. Surtout que, eux, ils ont un peu de mal à faire quoi que ce soit (!) Comme les Faux British, dont les auteurs et l’équipe sont les mêmes ici, cette nouvelle comédie « déménage ».

Un diamant dans une ville de flûtes

Un diamant, ça attise forcément bien des convoitises. Surtout qu’il appartient au Prince Ludwig et se trouve dans la City Bank. Malgré tout, il ne paraît pas si bien gardé que cela… De nouveaux ex prisonniers, un jeune couple d’amants, un policier douteux… Les voleurs sont nombreux, mais il n’y a qu’un seul diamant ! Située dans l’Amérique des années 1950, le décor du Gros diamant du prince Ludwig est so vintage ! Et pour nous mettre encore davantage dans l’ambiance, trois musiciens jouent en live sur le côté de la scène. S’ils ont l’air un peu serrés sur leur côté de la scène, leur musique donne du rythme à une pièce qui est déjà très mouvante.

Un diamant et des gags en série
Le diamant du prince Ludwig est-il si bien gardé que cela ? © Christophe Raynaud de Lage

 Des Faux british au prince hongrois

« Ça déménage » dit une spectatrice alors que les lumières sont allumées dans la salle et que chacun rentre chez soi, des impressions pleins la tête. En effet, la pièce est très rythmée. Pas de répit pour les acteurs donc. La mise en scène est aussi spectaculaire. Si le décor est coloré et chaleureux, il est aussi très fonctionnel. Il le faut bien, pour enchaîner les gags des acteurs, comme ce lit qui se plie et se replie à la verticale sans arrêt. En parlant de verticale, avez-vous déjà vu une scène jouée à la verticale ? C’est le moment ou jamais de le découvrir. À la mise en scène, c’est Gwen Aduh, également auteur des Faux British, une pièce qui a fait beaucoup parler d’elle et qui a obtenu le Molière 2016 de la meilleure comédie. Enrichies par ce succès, les recettes ont été reprises pour Le gros diamant du prince Ludwig : le texte a été écrit par les trois mêmes auteurs britanniques – Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields – et l’adaptation est signée Miren Pradier (qui joue aussi Caprice, héroïne principale) et Gwen Aduh. On rit beaucoup dans Le gros diamant du prince Ludwig, mais attention à bien suivre : les gags s’enchaînent, jusqu’à la résolution finale. Après avoir vu cette pièce, vous ne verrez plus le théâtre de la même manière…

 

Le gros diamant du prince Ludwig, Théâtre du Gymnase (Paris 10e)
Tarif – 26 ans à 10 € directement au guichet à partir de 19h30
les mardis, mercredis et jeudis

Un diamant et des gags en série au Théâtre du Gymnase

par Armandine Castillon Temps de lecture : 2 min
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