C’est (enfin) les Jeux Olympiques de Rio ! Il est donc grand temps de s’intéresser au sport le plus prometteur pour nos athlètes français : l’escrime ! Dans cet article, on vous explique un peu ce sport (trop) méconnu, et on vous met en condition pour les JO 2016.

En garde. Prêts ? Allez ! Les épreuves d’escrime aux JO ont commencé hier, et on espère que vous avez regardé ! Bon, il faut se rendre à l’évidence, ce n’est probablement pas le sport que vous suivez le plus. Pourtant, les escrimeurs français nous offrent non seulement du beau spectacle, mais aussi quasi-systématiquement des médailles ! Alors qu’attendez-vous pour vous y mettre ?

On a tendance à croire, à tort, que l’escrime est un sport compliqué : « On n’y voit rien », « Je ne comprends pas la différence entre les armes », « Pourquoi c’est lui qui a le point alors qu’ils ont tous les deux touché ? »… Tous les ans, de nombreux téléspectateurs passent à côté de ce sport parce qu’ils ont l’impression de ne pas pouvoir suivre. Grave erreur ! À la fin de cet article, vous saurez tout de ce sport, et serez prêt à soutenir vos joueurs favoris pendant les JO.

Comprendre l’escrime en 2 minutes

Partons des bases ! À l’escrime, il y a 3 armes différentes : le fleuret, l’épée et le sabre. L’arme choisie va avoir un impact sur les mouvements et les tactiques des joueurs, ainsi que la manière dont on va compter les points.

Quelle que soit l’arme, un assaut en individuel se termine lorsque l’un des joueurs atteint les 15 points, ou lorsque le temps réglementaire est écoulé (3 périodes de 3 minutes). Par équipes, il faudra atteindre 45 points ou, encore une fois, la fin du temps (9 périodes de 3 minutes).La manière de toucher et la surface valable varient selon les armes.

Escrime : un sport à suivre pendant les JO 2016

Lorsqu’un joueur touche son adversaire dans la zone valable, une lumière s’allume pour vous l’indiquer (verte ou rouge selon le joueur). S’il le touche dans une zone non-valable, c’est une lumière blanche qui s’allume.

Pour commencer à regarder l’escrime, l’arme la plus simple est l’épée. Le principe est simple : lorsqu’un joueur touche, il marque un point. Si les deux touchent, ils marquent tous les deux un point. Et comme on a pu le voir, les joueurs peuvent toucher leur adversaire n’importe où.

Le fleuret et le sabre sont un peu plus compliqués. En effet, en plus de toucher dans la zone valable (qui est plus restreinte que pour l’épée), pour marquer un point, le joueur doit toucher en ayant la priorité. Pour faire simple, un joueur a la priorité lorsqu’il attaque en premier sans être contré par son adversaire. Si l’autre pare son attaque pour riposter ensuite, c’est lui qui récupère la priorité. Cela entraîne bien souvent, notamment au fleuret, de longs échanges dans lesquels on a parfois du mal à suivre qui a la priorité à quel moment. Heureusement, les arbitres expliquent tout après chaque touche et en Français s’il vous plaît !

Même sans connaître toutes les règles, l’escrime reste un sport agréable à regarder. D’autant plus quand la technologie s’en mêle ! Une entreprise japonaise s’est alliée au champion Yuki Ota pour développer le Fencing Visualized : un projet en réalité augmentée qui permettra de visualiser les mouvements des armes et bien plus encore avec plus de clarté. D’ici quelques années, vous n’aurez donc peut-être plus de raison de dire qu’on ne voit pas bien !

La France et l’escrime : une grande histoire

Historiquement, l’escrime est le sport qui nous a rapporté le plus de médailles. Depuis les premiers Jeux à Athènes en 1896, 115 médailles ont été gagnées par nos escrimeurs français (41 d’or, 40 d’argent et 34 de bronze). De même, les 4 athlètes français ayant remporté le plus de médailles sont des escrimeurs. S’il y a un sport à suivre pour soutenir notre pays, c’est donc bien l’escrime.

Revenus bredouilles des JO de Londres en 2012, les Français sont déterminés à remonter la pente. Ces quatre dernières années, ils ont connu de belles victoires, mais aussi quelques résultats décevants. En ce qui concerne les qualifications pour les JO, il n’y a plus aucun doute : ils sont là pour gagner. Sur les 16 représentants possibles, 15 ont été sélectionnés pour participer aux JO. Un quasi-sans faute très encourageant pour la suite !

Au programme des JO 2016

Jo escrime

Les 10 épreuves d’escrime se joueront du 6 au 14 août : les épreuves individuelles dans un premier temps, puis celles par équipes. Christian Peeters, directeur technique national de la Fédération Française d’Escrime a annoncé l’objectif de cette année : au moins 4 médailles dont 2 d’or.

On peut effectivement avoir de beaux espoirs pour nos sportifs français, notamment avec Gauthier Grumier (numéro 1 mondial), Yannick Borel (5e mondial et champion d’Europe) et Daniel Jérent (6e mondial) pour les épreuves d’épée individuelle et par équipes.

Côté fleuret, on compte particulièrement sur Enzo Lefort, Jérémy Cadot et Erwann Le Péchoux, même si la compétition sera rude face aux deux premiers mondiaux : l’Américain Alexander Massialas et le Japonais Yuki Ota.

Enfin, pour le sabre, c’est l’équipe féminine qui semble la plus prometteuse. Composée de Cécilia Berder, Manon Brunet et Charlotte Lembach, elle est actuellement 3e mondiale. Affaire à suivre…

Après cette première journée d’épreuves, malheureusement aucune médaille pour la France. Les épéistes femmes, malgré de beaux matchs, n’ont pas pu atteindre le podium. Auriane Mallo s’est inclinée en 16e de finale, Marie-Florence Candassamy en 8e, et enfin Lauren Rembi rate de peu la troisième place avec une défaite contre la Chinoise Sun Yiwen 13 à 15. C’est la Hongroise Emese Szász qui remporte la médaille d’or, suivie de près par l’Italienne Rossella Fiamingo.

Maintenant que vous savez tout sur ce sport et ses athlètes, il ne vous reste plus qu’à les encourager tout au long de ces JO ! Alors rendez-vous cet après-midi pour les épreuves individuelles de fleuret hommes !

Escrime : un sport à suivre pendant les JO 2016

par Jennifer Simboiselle Temps de lecture : 4 min
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