Ce mardi soir, les Suisses du FC Bâle recevaient les Français du PSG pour les derniers matchs de poules de la Ligue des Champions. FCBPSG était un match décisif bien que très chaotique pour les Parisiens qui devaient prendre la tête du groupe en s’imposant  devant Arsenal et se qualifier directement pour les huitièmes de finale. Ce fut un match sans intensité mais pourtant maîtrisé par les Parisiens même si l’excès de confiance a bien failli leur coûter très cher. Scénario du match. 

De longues premières minutes

On s’attendait à une domination de Bâle puisqu’au Parc des Princes, c’était les Suisses qui dominaient outrageusement les Parisiens. Quelle grave erreur de notre part, heureusement que l’on savait que le football n’est pas du tout un sport rempli de logique et de justice. Les premières minutes, et même la première mi-temps, de ce FCBPSG, ont été dominées par les Parisiens. Des joueurs qui ne quittaient pas la première moitié de terrain des Suisses sans savoir pour autant passer leur défense. Pourtant, ce sont bien les Suisses qui ont eu la première action du match, à la quinzième minute : une sublime frappe de Delgado arrêtée par Areola. Le Paris Saint Germain dominait mais vendangeait. A l’image d’un Cavani qui a marqué 14 des 27 buts Parisiens et qui n’allait pas tarder à trouver Verratti qui  frappe au dessus de la transversale. La première occasion parisienne, à la 19ème minute. La deuxième n’allait pas tarder à arriver avec un but de Cavani qui montrait des meilleures sensations qu’à l’aller. But refusé par l’arbitre car le passeur, Matuidi était hors-jeu. 

 Un faux rythme dans ce FCBPSG

FCBPSG Parisiens
Célébration du PSG | AFP

Dans ce FCBPSG, l’équipe d’Emery déroulait sans marquer. Di Maria rempli de confiance tente la roulette qui fut stoppée par le drapeau pour position de hors-jeu. Les Parisiens imposaient un faux rythme, avaient une position lente et basse. Ils jouaient à la baballe comme on dit trivialement. Et ça faisait plutôt les affaires des Suisses qui pouvaient renverser la tendance à chaque instant du match. La première mi-temps n’était pas glorieuse et j’en venais même à me demander pourquoi ce n’était pas le Barça-City que j’étais en train de regarder. Pendant que Thiago Silva tombait sur la pelouse KO suite à une sortie aérienne d’Areola, Giroud marquait le but de l’égalisation qui mettait les Gunners en haut du classement. Le PSG devait se dépêcher de marquer.

À la 43ème minute de ce FCBPSG, ce qu’on attendait depuis le début du match arriva. Un corner de Lucas, une frappe complètement manquée de Meunier que Matuidi arrive par chance à reprendre pour envoyer le ballon au fond des filets. Le premier but est là.

La première mi-temps se finissait sur ce but et sur cette impression : Le PSG dominait mais le PSG vendengait et moi, je m’ennuyais.

Le réveil des Bâlois

La deuxième mi-temps semblait commencer de la même façon. Bâle était tactiquement plus présent mais les Parisiens dominaient toujours en les faisant courir malgré leur défense improbable. Krychowiak  avait remplacé le capitaine sorti suite à son choc aérien avec Areola. 

Le FC Bâle se réveillait et le PSG enchaînait les fautes et occasions immanquables (vu de l’extérieur). Lucas, qui a fait un match plus que moyen, avait la balle du 2/0. Ballon qu’il aurait eu clairement le temps de contrôler, mais qu’il décide de passer à Cavani qui la rate. Le Brésilien n’était pas du tout en confiance. On a pu assister à une superbe action entre Di Maria et Verratti. Les deux joueurs ne cessaient de chercher des ballons dans les jambes des défenseurs Bâlois. L’Italien s’est battu pour récupérer une balle et la passe d’une magnifique talonnade à Di Maria qui fait une frappe enchaînée trop molle. 

L’intensité, comme dans beaucoup de matchs, allait arriver dans les dernières minutes de ce FCBPSG.

L’erreur parisienne

Les Parisiens étaient dans la totale maîtrise du match et ne cherchaient rien de plus, se contentant du but de Matuidi en enchaînant des changements plus que douteux. Ils ne voulaient pas (ou ne pouvaient pas) tuer le match. Grosse erreur de leur part, ils auraient dû voir que le FC Bâle, eux, réalisaient des changements offensifs nécessaires à la construction du match… Et l’égalisation arriva. Un but énorme de Zuffi qui cherche à centrer de 40 mètres, mais qui lobe Areola qui réalise l’erreur du match.

Krykowiak qui était clairement en test n’a pas convaincu. Comme je vous l’ai déjà dit, il n’avait pas grand chose à faire lors des premières minutes de cette deuxième mi-temps mais tout s’est compliqué dans les dernières minutes puisqu’il a failli réaliser l’irréparable en marquant contre son camp.

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Meunier offre la qualification aux Parisiens | AFP

Les Parisiens en 8es

À l’inverse du début de match, ce fut une fin complètement hachée, remplie d’intensité et de fautes notamment avec ce carton rouge sur Die, double jaune. Les Bâlois terminaient le match à dix. Plus la fin de match avançait, plus l’ambiance était bouillante. On avait l’impression que le deuxième but pouvait tomber des deux côtés. Et c’est tombé côté parisien. Un bijou de Meunier, une reprise de volée en pleine lucarne qui donnait l’avantage aux Parisiens suite à un centre de Rabiot. 1-2 pour les Parisiens, une victoire méritée, mais avec un arrière-goût de chance.

Au classement, dix points pour Arsenal, dix pour le PSG. À la difference de buts, les Gunners sont premiers. La première place se jouera entre les deux équipes dans trois semaines. 

FCBPSG : Meunier qualifie les Parisiens

par Sonia Malek Temps de lecture : 4 min
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