Florian David a seulement 21 ans et pourtant, à travers ses photos, transparait l’âme d’un centenaire. Ce meilleur apprenti photographe de France 2014 et nouveau pigiste à l’Agence France Presse (AFP) est un véritable touche à tout. Du Rajasthan aux camps roms en France en passant par la photographie politique et sportive, il nous livre son parcours.

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Florian David

 

Comment t’est venue l’idée d’être photographe ?

La passion pour la photo m’est venue suite à un voyage au Kenya à l’âge de 14 ans. C’est une rencontre intense avec le peuple Masaï qui m’a donné envie de devenir photographe. Je voulais me souvenir de ces moments chaleureux et les partager. J’ai commencé la photographie par la plus simple des manières ; j’ai pris mon compact numérique et j’ai commencé à photographier. J’ai décidé d’en faire mon métier à la fin du voyage. J’étais en troisième à ce moment-là et j’ai choisi de faire des études professionnelles dans le domaine de la photographie plutôt que de me diriger vers l’enseignement général. Je me souviens qu’à l’époque il n’était pas conseillé de faire un bac professionnel. J’ai pris ce « risque » en faisant des études de photographie. Aujourd’hui je ne regrette absolument pas ce choix.

Cycliste sur le tour de France
Cycliste sur le tour de France

 

Comment as-tu réussi à entrer à l’AFP ?

J’y suis allé au culot ! J’étais au festival Visa pour l’Image [NDLR : Festival International du Photojournalisme] à Perpignan et j’ai pu rencontrer la rédactrice en chef de l’AFP France. Je lui ai donné mon book pour qu’elle regarde mes photos. Elle a tout survolé en quelques minutes, m’a redemandé mon nom et est partie. Je me suis dit que c’était fichu et quelques temps après, je les ai relancés et ils m’ont proposé un stage. A la suite de ce stage, j’ai commencé à être pigiste pour eux et maintenant cela fait trois mois que j’y suis.

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Daniel Craig, photo AFP

 

Qu’est-ce-qui te plait dans le métier de photographe de presse ?

C’est hyper excitant, on ne sait pas ce qu’on va faire le lendemain, où on va être appelé, pourquoi, etc. Ce que j’adore c’est la photo politique, on sait qu’il va falloir être rapide, en tous cas plus rapide que les autres, pour avoir LA photo, se différencier.

Armée française à Saint-Denis suite aux attaques terroristes de novembre 2015
Un soldat de l’armée française à Saint-Denis suite aux attaques terroristes de novembre 2015, photo AFP

 

A l’inverse qu’est-ce-que tu trouves contraignant dans la photo de presse ?

D’un point de vue financier c’est un métier très difficile car très aléatoire ; il y a du travail en fonction de l’actualité. Certains mois, on peut être souvent occupé et d’autres, il n’y aura pas grand chose à photographier. Il faut aussi être très disponible, être prêt à partir très vite en cas d’urgence, c’est excitant mais parfois ce n’est pas évident.

Aussi, on peut courir le risque de perdre son identité, sa « fibre » artistique. C’est pour ça qu’il faut continuer de faire des photos pour soi, à côté, pour ne pas oublier qui l’on est et d’où l’on vient. D’ailleurs, en ce moment, je cherche à faire une exposition pour montrer mon travail personnel.

 Najat Vallaud-Belkacem, le 11 novembre 2015, photo AFP
Najat Vallaud-Belkacem, le 11 novembre 2015, photo AFP
 

 

Léa PINEAU

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Florian David, photographe entrepreneur et entreprenant

par Léa Pineau Temps de lecture : 2 min
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