Lors des 1/8 de finale, l’Islande a frappé a grand coup en sortant la prestigieuse équipe d’Angleterre. Les Vikings, plus grosse surprise de l’Euro 2016, comptaient bien continuer leur invasion sur le sol français en s’offrant les Bleus. Que nenni ! À l’issue de ce FRAISL, les Français rencontreront l’Allemagne en demi.

Un FRAISL qui commence bien

Personne ne les attendait à ce niveau et encore moins avec un tel parcours. Pour sa première participation à une compétition internationale, l’Islande se retrouve en ¼ de finale après avoir terminé second de son groupe, mais surtout en éliminant l’Angleterre au tour précédent. Invaincue face aux vikings islandais, la donne est différente et les doutes sont permis. Pour tenter de contenir les contre-attaques islandaises, Didier Deschamps a décidé d’aligner Moussa Sissoko, milieu défensif de formation, sur le couloir droit offensif, à la place du jeune Coman. C’est un 4-2-3-1 que le sélectionneur a choisi de mettre en place, avec Pogba et Matuidi au poste de relayeur et Antoine Griezmann en milieu offensif. Adil Rami suspendu, c’est Samuel Umtiti qui complète la défense centrale pour sa première sélection. L’objectif est clair : marquer très vite tout en parant une éventuelle contre-attaque islandaise, que l’on sait redoutable. Pour ce FRAISL, Lagerbäck-Hallgrimsson a reconduit la même équipe que depuis le début de l’Euro 2016, attention donc aux Gunnarsson.

FRAISL - Un Dimitri Payet décisif face aux Vikings
Payet crucifie les Vikings islandais

Le début du match est plutôt à la faveur des Français qui, sans surprise, domine tant au niveau de la possession que techniquement, la frappe de Payet (5e) et le centre dangereux de Sissoko (7e) en témoignent. L’Islande a eu quelques opportunités, un peu trop timides. La météo du soir au Stade de France est plutôt islandaise, l’air est frais et le ciel est gorgé d’eau. L’Équipe de France fait, le plein de confiance dès la 13e minute en ouvrant le score. Olivier Giroud parvient à prendre les défenseurs de vitesse en évitant le hors-jeu, avant de glisser le ballon entre les jambes de Halldorsson (1-0, 12e). Ce FRAISL démarre sur les chapeaux de roue, à coup de passes à une touche de balle.

Les Bleus étouffent rapidement les Vikings

Attention toutefois, Didier Deschamps a rappelé avant le match que celui qui ouvre le score n’est pas nécessairement le vainqueur et l’Islande avait égalisé en 1/8 de finale dans la foulée du but anglais. Méfiance donc, même si le scénario ne se reproduit pas dans ce FRAISL, les Bleus semblent maîtriser la situation, à l’exception de Pogba qui rentre mal dans son match et commet trop de fautes. Néanmoins, celui-ci se montre décisif en inscrivant le deuxième but des Bleus sur une puissante tête suivant un corner de Griezmann. Les Vikings sont à terre (2-0, 20e), la fatigue accumulée peut avoir un impact sur les organismes islandais, peu habitué à une telle succession de matches de très haut niveau. Être efficace dès l’entame, c’était l’objectif de Didier Deschamps, la première partie de la mission est accomplie. Alors que le rythme s’était largement ralenti, la défense islandaise coule un peu plus avec deux buts coup sur coup de Dimitri Payet et d’Antoine Griezmann ! 4-0 à la pause, c’est déjà le plus gros score de l’Euro 2016 avec Hongrie-Belgique (0-4) en 1/8 de finale. Et ce n’est pas fini.

FRAISL : Griezmann décisif face aux vikings
Griezmann est l’un des artisans de la victoire

Pour la seconde période de ce FRAISL, les Bleus peuvent respirer. De leur côté, les Vikings effectuent un double changement juste avant la reprise du match, avec les entrées de Finnbogason et Ingason. Malgré la claque, les supporters islandais continuent de donner de la voix avec leur fameux chant qui accélère crescendo. Le rythme est lent et les Bleus s’endorment un peu, suffisamment pour permettre aux Vikings de réduire la marque par l’attaquant nantais Sigthorsson (4-1, 56e). Mais dans la foulée, Olivier Giroud annihile tout espoir pour les Islandais en inscrivant un second but de la tête, sur un coup-franc de Dimitri Payet (5-1, 59e). Ce dernier, qui était pendant un temps le bouc émissaire du public, sort dans la foulée sous l’ovation du Stade de France, remplacé par Gignac.

Les Vikings repartent la tête haute

Malgré le score fleuve de ce FRAISL, là où n’importe quelle équipe laisserait tomber, les Vikings continuent à se battre avec leurs armes. Après avoir reçu une soufflante par Didier Deschamps, la défense française a resserré les boulons. Cette volonté islandaise donne des possibilités de but supplémentaires aux Bleus. Auteur d’un but, Payet est à son tour ovationné lors de sa sortie, remplacé par Kingsley Coman, à dix minutes de la fin du match. Entre-temps, Deschamps a fait rentrer Mangala à la place de Koscielny, pour laisser ce dernier se reposer avant l’Allemagne. La défense reste un chantier préoccupant pour les Bleus, puisque peu avant la fin du match, les Islandais réduisent de nouveau la marque, le tout à cause d’une grossière erreur de marquage sur Bjarnason, bien seul au moment de placer sa tête et de battre Hugo Lloris (5-2, 84e). Peu importe pour les Vikings, qui sortent de la compétition la tête haute.

FRAISL : les Vikings repartent la tête haute
Généreuse, l’Islande inscrit deux buts.

Malgré quelques tentatives de part et d’autre, le score de ce FRAISL ne bougera plus. L’Équipe de France a fait le plein de confiance offensivement avant d’aborder l’Allemagne en demi-finale, match qui se jouera à Marseille le 7 juillet prochain. De leur côté, les vikings islandais repartent chez eux, mais peuvent être littéralement fiers de leur parcours, qui restera à coup sûr dans les anales du foot. Le Stade de France ovationne les Bleus ainsi que les derniers cris des supporters insulaires.

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FRAISL : L’invasion des Vikings prend fin

par Romain Lambic Temps de lecture : 4 min
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