Le XV du coq a perdu contre l’Irlande d’un drop puis contre l’Écosse de deux pénalités. L’Italie, elle aussi, contre l’Angleterre et l’Irlande sur des scores plus fleuves. Autant dire que dans ce FRAITA, ça sentait bon la cuillère de bois ! Le XV de France n’avait plus gagné un match depuis quasiment un an. Cette rencontre était d’ailleurs délocalisée au stade Vélodrome pour l’occasion. Terre de football, mais qui avait plutôt réussi aux amis de l’Ovalie puisque la pelouse avait déjà vu des Bleus victorieux contre les Néo Z notamment. Jacques Brunel avait aussi fortement remanié l’équipe en raison du comportement inadéquat de certains joueurs après la défaite contre l’Écosse. Tout ça faisait clairement peser un poids sur la rencontre. Défi relevé toutefois avec la victoire française 34-17.

XV premières minutes épicées

Le XV du coq marque le premier dans cette rencontre. À la 3e minute, la France joue la touche, le maul avance. Après un avantage bien joué, Gabrillagues vient mettre le premier essai international de sa carrière. Malheureusement Machenaud ne transforme pas, le score est de 5-0. Les Italiens se la jouent offensifs eux aussi. Allan tape en touche. Un bon ballon porté est enclenché et c’est Mbanda qui inscrit l’essai pour égaliser. Enfin c’est ce qu’il croyait, car à la vidéo le ballon n’est clairement pas aplati. Toutefois, Wayne Barnes, voit une faute et demande donc à repasser l’action. Il propose un essai de pénalité pour l’Italie ainsi qu’un carton jaune. Ne réussissant pas à identifier le français fautif, le XV Blanc pour l’occasion, prend l’essai, mais pas la suspension. Au bout de 12 minutes, l’Italie mène 5-7 en n’ayant pas fait grand chose il faut bien le dire !

Essais vendangés et pénalités

Le capitaine Guirado fut lucide à la fin du match en disant que son équipe avait loupé au moins huit occasions d’essais. On aura vu les Français rater, mais à ce point ça avec quelque chose de presque comique… ou pas ! Quelques exemples : la percée de Lauret à la 15e qui finit sur une faute de Guirado, une maladresse à la 18e, le pied en touche de Grosso à la 24e alors que sa course était magnifique. Deux minutes plus tard, encore un coup pour rien enfin si quand même Machenaud récupère des points au pied. À la 29e, la France repasse devant, le score est de 8-7. La demi-heure de jeu aurait pu être décisive. Grosso incisif fait parler ses jambes. Bastareaud ensuite fait un une-deux avec Tauleigne, mais encore une fois la passe est approximative. Juste avant la mi-temps notre buteur passe une pénalité qui donne au XV du coq un semblant d’air. Score à la mi-temps 11-7.

L’heure de jeu passée, le match s’est corsé

Alors que l’Italie avait imprimé un bon petit rythme dans ce début de seconde période c’est le XV du coq qui remet les pendules à l’heure. À la 60e, Bastareaud qui n’aura pas fait le déplacement pour rien, passe à Bonneval, qui donne à Grosse qui lui remet le ballon et Hugo aplati. Machenaud cette fois-ci transforme et ça fait 21-10. Le stade Vélodrome respire un peu mieux même si peu importe le score les supporters auront vaillamment soutenu leur équipe. Machenaud prend les points au pied quand il le peut et à la 70e la France a un petit matelas d’avance (27-10). Bastareaud décidément est inarrêtable. On le retrouve à la conclusion de l’essai cette fois à la 73e ! Après transformation l’épaisseur du matelas augmente et ça fait 34-10. Encore une occasion ratée à la 76e, pour une fois qu’un joueur est trop altruiste… Et oui Hugo il ne fallait pas la donner cette balle, tout seul tu pouvais marquer ! Alors que la France aurait pu aggraver le score, c’est l’Italie que l’on attendait plus qui score. Minozzi finit l’action et Canna passe la transformation en drop (34-17). Le XV du coq n’obtiendra pas non plus le bonus offensif. L’essai était tout proche dans les derniers instants de la rencontre, mais la finition n’est toujours pas là…

6 nations 2018 : Le XV du coq se rassure contre l’Italie

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
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