FRANOR en Hand c’est un peu comme un France-Italie en foot, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, c’est un match à enjeu. En janvier, dernier la finale masculine voyait donc ces deux adversaires s’affronter, et la France gagner. Rebelote en décembre chez les femmes ! Au coup d’envoi, les Vikings étaient pourtant ultras favorites, mais en Allemagne ce sont les Bleues qui se sont imposés. Score final de ce FRANOR : 23-21. Les Bleues remportent donc un deuxième titre mondial.

Malgré une défaite contre la Slovénie en entrée de compétition et une deuxième place dans son groupe, l’équipe de France féminine de handball est parvenue à se hisser en finale du mondial Allemand, avec une défense exemplaire. L’adversaire du soir, c’était la Norvège, ultra-favorite, qui a survolé la compétition. Les Vikings, championnes du monde et d’Europe en titre, ont littéralement écrasé la concurrence avec 30 buts inscrits à presque chaque match. Le défi était donc de taille pour les filles d’Olivier Krumbholz dans ce FRANOR, mais elles ont résistés aux assauts inlassables des Vikings norvégiennes, invaincues face aux Bleues depuis cinq ans.

Débats équilibrés dans ce FRANOR

L’équipe de France a pris l’ascendant psychologique en menant 2-0 dès le début de match avec des buts de Siraba Dembélé et de Laurisa Landre, mais ont dû vite revenir à la réalité. Les Norvégiennes égalisant puis prenant l’avantage au bout de 5 minutes de jeu par Nora Mork (2-3). Là où les Vikings font le plus mal, c’est en contre-attaque, avec une très habile Kari Grimsbo aux cages et une rapidité fatale en remontée en ce début de FRANOR. Sur les phases de construction offensive norvégiennes, les Françaises sont bien placées et, en dehors de quelque 7 mètres concédés, sont plutôt disciplinées, obligeant les Vikings à prendre leur temps pour tenter leur chance. Plus précises et efficaces que les Françaises, les joueuses de Thorir Hergeisson prennent quelques points d’avance après 12 minutes (4-7), les Bleues restent au contact et contournent patiemment le bloc adverse. Après un premier temps mort demandé par le sélectionneur français, les Bleues ont su remonter petit à petit la pente, avec davantage de percussion et de prises de risque, tout en étant solide derrière, 8-8 après 19 minutes de jeu. À force de conviction et de persévérance, en plus d’une excellente Amandine Leynaud dans les cages (qui nous rappelle les belles heures des Experts avec Thierry Omeyer), les Bleues reprennent enfin l’avantage après 23 minutes de jeu grâce à Kalidiatou Niakaté (10-9). Le doute s’est immiscé dans l’esprit des tireuses norvégiennes qui rencontrent des difficultés à tromper la vigilance de Leynaud et se montrent même fébriles en ratant plusieurs occasions, tandis que les Françaises n’ont pas paniqué jusqu’à présent. À l’issue de la première période, les Bleues mènent 11-10, la Norvège, muselée, étant moins impressionnante que tout au long de ce mondial. Pour conquérir le titre, c’est cette application tant en attaque qu’en défense que les Françaises doivent conserver, surtout face à la redoutable Nora Mork, auteure de 4 buts dans ce match.

2ème titre mondial pour les Bleues

L’équipe de France commence de la meilleure des manières cette seconde période en marquant le premier but par Aygnon-Saurina et parvient à conserver son avance grâce à un penalty de Mork arrêté par Leynaud. Les Bleues parviennent même à prendre trois points d’avance après quelques minutes dans ce FRANOR, 14-11 à la 34e minute. Les Françaises restent concentrées et parviennent à conserver longtemps cette avance, psychologique, de deux ou trois buts, malgré quelques piques norvégiennes de haut niveau. Les duels sont intenses, ce qui donne un jeu assez haché avec pas mal de fautes de part et d’autre, les joueuses de Krumbholz en profite davantage que leurs adversaires. Ces dernières commencent à se réveiller en déstabilisant les Bleues et en revenant à un point à la 40e minute puis en égalisant dans la foulée (16-16). La tendance commence à s’inverser, ce qui a nécessité un temps mort pour le sélectionneur français. Les Bleues se réveillent derrière tout de suite avec un majestueux but de Manon Houette. Les débats sont très équilibrés sur la suite de cette seconde période et à ce stade, l’issue de ce FRANOR est incertaine. À la 45e minute, la Norvège a obtenu un 7 mètre et une occasion en or de reprendre l’avantage par Kristensen, mais Cléopatre Darleux, qui remplace Leynaud dans les cages, se montre décisive. C’est le tournant du match. Suite à des échecs offensifs français, les Norvégiennes parviennent malgré tout à retrouver cet avantage avec Heidi Loke, Houette lui répond dans la foulée avec un nouveau superbe but (18-18, 48e). Dans ce FRANOR, la France affiche une efficacité de ses tirs de 62%, contre 56% pour la Norvège. Dans ce jeu du chat et de la souris, Heidi Loke semble être la femme de la situation et permet à la Norvège d’espérer remporter ce FRANOR. À la 57e minute, alors que les Bleues mènent 21-20, elles obtiennent un 7 mètre décisif que Pineau transforme, deux points d’avance pour les Bleues à 2 minutes du titre, elles devront tenir face aux derniers assauts Vikings. Dernière minute : les Françaises prennent leur temps sur la construction de leur attaque et parviennent à inscrire un 23e but puis Leynaud signe un arrêt décisif permettent aux Bleues d’exulter !

Score final, 23 à 21, les Françaises deviennent championnes du monde pour la 2e fois de leur histoire, 14 ans après le dernier titre. La Norvège, pourtant favorite, n’est pas parvenu à faire craquer la défense bleue. Une finale de très haut niveau qui vient récompenser le travail de l’Équipe de France de handball fourni tout au long de ce mondial.

FRANOR : Les handballeuses françaises championnes du monde !

par Romain Lambic Temps de lecture : 4 min
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