Les syndicats de la SNCF ont débuté ce mardi 3 avril un mouvement de contestation considérable. Pour lutter contre la réforme voulue par le gouvernement, les syndicats appellent à une grève perlée : une alternance de deux jours non travaillés puis trois travaillés. Prévu jusqu’au 28 juin, le mouvement de grève a déjà d’importantes répercussions.

Un mouvement de grève pour lutter contre la réforme de la SNCF

Si l’on considère les faits, l’annonce est déclarée depuis le lundi 2 avril en début de soirée. Cette réaction des syndicats est contestataire de la réforme gouvernementale. Depuis 2016, la décision de libéraliser le secteur ferroviaire est évoquée. Elle vise à transformer la SNCF en Société Anonyme (SA), à mettre fin au statut de cheminot pour les nouveaux arrivants, ou encore à ouvrir l’entreprise publique à la concurrence. 

Après les nombreuses manifestations étudiantes, ce nouveau projet de loi, présenté le 14 mars dernier, entraîne une fois de plus une véritable mobilisation des syndicats et des cheminots et engendre des répercussions sociales considérables … 

Grève de la SNCF : mobilisations sociales et perturbations

Pour cette première journée de grève, le trafic est fortement perturbé et des incidents sont provoqués par l’engouement des manifestations. À Paris, manifestants et force de l’ordre sont opposés. De nombreux objets sont brûlés et la situation devient presque ingérable : une femme a même été blessée à la tête à la gare de Lyon. Le trafic routier en Ile de France atteint quant à lui un niveau d’embouteillage inédit : près de 400 kilomètres de bouchons et une suppression de trains importante. Les 3 mois à suivre s’annoncent donc sous hautes tensions ! 

Anyssa Lagneau

GRÈVE DE LA SNCF : LA SUITE D’UN CLIMAT SOCIAL AGITÉ

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