Les fonctionnaires et les cheminots se sont mobilisés hier pour s’opposer aux réformes voulues par le président de la République Emmanuel Macron. Ces grèves et manifestations s’inscrivent plus largement dans un climat social mouvementé où avocats et étudiants veulent également se faire entendre.

Entre 323 000 et 500 000 personnes ont défilé hier dans toute la France pour défendre leur statut ou réclamer l’abandon des réformes programmées par le gouvernement. Des chiffres comme toujours variables selon les sources, mais concernant Paris, le comptage effectué par le cabinet Occurrence pour le compte de journaux nationaux et régionaux se rapproche de celui de la préfecture, respectivement 47 800 et 49 000 contre 65 000 selon les syndicats.

Des grèves en opposition aux réformes

Le mot d’ordre était la défense du service public alors que la fonction publique et la SNCF sont sous le coup de réformes annoncées par l’État. Celui-ci souhaite notamment supprimer 120 000 fonctionnaires et recourir à des contractuels plus régulièrement. Concernant les cheminots, l’annonce de la fin du statut actuel pour les nouveaux salariés de la SNCF et l’amorce de la mise en concurrence du chemin de fer fait figure d’épouvantail. La journée de mobilisation d’hier est la première d’une longue série d’une grève perlée entre 3 avril et le 28 juin, soit 36 jours concernés au total.

Une agitation sociale de longue durée ?

À ce mouvement d’ampleur prévu, s’ajoute également la grogne des étudiants et des avocats. Ils protestent eux aussi contre les réformes qui vont les affecter : la réforme sur l’accès à l’université et celle concernant la refonte de la carte judiciaire qui inquiètent les acteurs concernés. La mobilisation d’hier a ainsi cristallisé diverses contestations à l’encontre des nombreux projets portés par le gouvernement qui touchent des secteurs très variés. Reste à savoir si ces manifestations s’inscriront véritablement comme une première étape d’une agitation sociale qui pourrait contrecarrer la volonté réformiste d’Emmanuel Macron qui veut transformer le pays à un rythme soutenu.

Maxime Crinon

Grèves du 22 mars : vers un printemps social agité ?

par contributeurs Temps de lecture : 1 min
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