Après Da Vinci Code et Anges & Démons, la suite des aventures de Robert Langdon débarque au cinéma aujourd’hui. Ici, c’est le roman de Dan Brown, Inferno, qui est adapté par Ron Howard. 7 ans après avoir résolu les énigmes du Vatican, l’expert en symbologie voyage de Florence à Istanbul. Retour sur une « vraie » plongée en enfer…

L’enfer de Ron Howard

Inferno présente les mêmes problèmes principaux que Suicide Squad : un souci dans l’intrigue et dans les personnages. Premièrement, prenons le méchant de l’histoire : Zobrist le scientifique déviant. Dans les précédents films, on avait affaire à groupe d’envergure, que ce soit les Illuminati dans Anges et Démons ou l’Opus Dei dans le Da Vinci Code, soyons honnête ça avait plus de gueule ! Zobrist dans Inferno est bien aidé par un grand groupe, appelé Consortium, mais ils finissent par se ranger du côté des gentils. Ajoutons à cela que l’on apprend la mort du vilain dès le début du film de Ron Howard, par suicide. Pas très bad boy, hein ? En parlant du commencement de l’histoire, un homme qui n’a plus de mémoire, ça fait bien penser à Jason Bourne, non ? Tom Hanks, qui joue pour la troisième fois Langdon, ne peut rien faire tant son personnage n’est qu’une mauvaise version d’Indiana Jones. La faute à un réalisateur qui effectue un montage facile à regarder (et encore) mais qui s’oublie tout aussi facilement.

Alors nous nous sommes demandé si le génie du film ne résidait pas dans l’illusion. Comme Langdon a été dupé par le Consortium pour son bien, les spectateurs sont trompés notamment par les différences entre le film et le livre.

Les bonnes intentions pavées dans Inferno

Si s’éloigner du livre avait réussi à Tim Burton pour Miss Peregrine et les enfants particuliers, ici, Ron Howard aurait fait mieux de coller plus au bouquin de Dan Brown. Le réalisateur semble avoir fait tous les mauvais choix pour cet Inferno. Tout le monde sait qu’adapter un livre en film n’est pas évident et qu’il faudra forcément couper court, mais dans la version de Ron Howard il invente carrément des choses ! L’événement qui n’arrive pas chez Dan Brown et qui n’a aucun intérêt pour faire avancer le film : la « love story » entre la directrice de l’OMS et le professeur. Les histoires de cœur à Hollywood, ça fait toujours vendre, mais là elle tombe comme un cheveu sur la soupe, car elle n’est même pas exploitée. Les happy endings aussi, ça fait toujours plaisir, et c’est là que Ron Howard commet encore une erreur. Robert Langdon est là pour sauver le monde d’un virus mortel créé par un scientifique fou nommé Zobrist. Jusque là on est bon. L’écrivain n’a toutefois pas envisagé la fin de ses aventures comme le réalisateur. À Hollywood, Langdon réussi à stopper l’attaque biologique ce qui ne devrait pas être le cas normalement. Ce qui aurait pu donner tout le piment à un film qui était censé être fait d’actions palpitantes est ironiquement laissé de côté. Spoiler alerte ! Dans Inferno le livre, le virus est relâché. Toutefois, ce dernier n’est pas mortel, il rend, de manière aléatoire, la population stérile.

La descente en Inferno de Ron Howard

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
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