La semaine dernière, nous étions en Italie à manger des glaces cette semaine nous voici en Suède avec Lars Vasa Johansson. La vie est un millefeuille à la vanille est son premier roman à être traduit en français. Pari réussit pour les éditions Fleuve qui nous font découvrir une très bonne plume. Dans ce conte, on suit les turpitudes d’Anton, qui, magicien de profession, va devenir magicien de cœur grâce à une quête spirituelle.

La vie est bien plus magique qu’il n’y paraît…

Malgré sa profession de magicien itinérant, Anton ne sent guère d’affinité avec ses semblables. Depuis des années, il arpente le pays et se produit de maisons de retraite en centres commerciaux avec un succès disons… médiocre. Il s’en accommoderait si son éternel rival Sebastian ne rencontrait une immense gloire dans toute la Suède avec son spectacle éblouissant. Sans oublier sa fiancée Charlotta qui l’a quitté pour suivre Sebastian. Aujourd’hui, Anton fête ses quarante-cinq ans mais seuls ses parents s’en souviennent. Cela ne l’empêchera pas de déguster dans la paix de sa solitude son traditionnel millefeuille à la vanille. Pourtant, enfermé sur lui-même, Anton ne va pas si fort, et pour dire vrai, pas fort du tout. Il maîtrise depuis longtemps l’art de maquiller sa vie à ses propres yeux pour en être encore conscient. Or, cette nuit, une rencontre inopinée va rompre son équilibre et l’amener à questionner sa vie et peut-être à se redécouvrir… Attention, Anton va se réveiller !

Lars Vasa Johansson : conteur en quête

Le génie de Lars Vasa Johansson est de faire de La vie est un millefeuille à la vanille un conte contemporain. L’intrigue se déroule en Suède et non dans un royaume imaginaire, mais les elfes ne sont pas si loin… L’auteur fusionne folklore local et présent dans un récit original. Dans ce roman complètement atypique, on voyage donc avec Anton à travers le parc naturel de Tiveden. Ce personnage plutôt acariâtre va se transformer sous nos yeux au fur et à mesure des pages. L’acceptation de l’existence du surnaturel va agir sur lui et le mener à faire son introspection. Lars Vasa Johansson apporte une réflexion profonde sur l’égocentrisme qui frappe nos sociétés, notamment en confrontant le personnage d’Anton à Jorma. Le romancier n’hésite pas non plus à revenir dans le passé. Ces flash-back permettent au lectorat de comprendre comment et pourquoi le personnage principal est devenu un quadra revêche. Anton d’ailleurs, malgré ses airs ronchons est doté d’un sacré sens de la répartie. Dans un récit narré à la première personne, le personnage principal apporte une certaine note épicée avec ses remarques acerbes sur les relations humaines notamment. Le roman est ainsi bourré d’un humour sarcastique fort rafraîchissant.

Tous les mardis et vendredis, nos rédactrices de la rubrique littérature vous parlent d’un livre qu’elles ont aimé. Ne tardez plus, allez découvrir nos autres chroniques !

Pour Lars Vasa Johansson, La vie est un millefeuille à la vanill…

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
0