Il n’avait pas réalisé de film depuis 2011, depuis son film dramatique Toutes nos envies. Philippe Lioret revient en cette fin d’août avec Le fils de Jean, un autre drame qui sort en salles le 31 août 2016. On repart encore pour une histoire sur la perte de quelqu’un, mais l’histoire ne manque pas de nous surprendre.

Le film d’une perte ?

Pour savoir qui est « Jean » dans le film, il faut revenir à son fils. Mathieu, interprété par Pierre Deladonchamps, est un commercial de trente-trois ans qui travaille dans l’agro-alimentaire. Un matin au travail, il reçoit un coup de fil qui va bouleverser son existence. Alors qu’il a grandit en l’absence d’un père, il apprend que ce dernier vient de décéder au Canada. Apprenant qu’il a deux frères, il part alors à leur rencontre et s’envole pour le Canada. Bien entendu, quand il arrive, tout ne se passe pas comme prévu. Jean enchaîne les découvertes, apprenant qui sont vraiment ses frères, apprenant aussi qui est son père par le biais d’un mystérieux tableau, Jeune garçon les yeux au ciel, qu’il lui a laissé. Jean ne regrette pas tellement ce père qu’il n’a pas connu mais veut connaître sa nouvelle famille. Accueilli par Pierre (Gabriel Arcand) un vieil ami de son père, il va aller de découvertes en découvertes. Le choix des acteurs explique ceci et cela…

Film Le Fils de Jean
Photo : Sébastien Raymond.

seb©sebray.com

Une révélation pour le fils

Philippe Lioret a eu l’idée de ce film en lisant le roman Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean-Paul Dubois. L’histoire est, on pourrait dire, banale, mais tragique. Jean ne veut pas savoir qui est son père mais qui sont ses frères, lui qui a grandit tout seul avec pour seul parent sa mère. Il découvrira bien plus. Le film tourne autour de l’identité et la liste des personnages s’en ressent puisque ces derniers sont juste des prénoms : Matthieu, Pierre, Bettina, Sam, Ben… Alors qu’il a déjà écrit un polar, c’est bien la vie de Mathieu qui pourrait en devenir un. Bien que dramatique, certains moments du film prêtent à sourire et même à rire, démontrant ainsi la réussite du film. L’histoire est menée avec une telle finesse, il n’y a qu’à voir la photographie du père de Jean ou la fameuse casquette jaune. Le film fait poser beaucoup de questions au spectateur qui saura tout à la seule fin du film. Comme le réalisateur le dit, « Le fils de Jean » n’est évidemment pas un film à énigme, mais il repose néanmoins sur une révélation […] ».

Le fils de Jean : un film à révélation

par Armandine Castillon Temps de lecture : 2 min
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