Que lire cet été ? On vous a concocté une liste de nos petits préférés pour se détendre sur un transat, au soleil ou où vous voulez. En lisant Avec Joie et Docilité, vous voyagerez dans un monde parallèle futuriste et rétrograde où les femmes sont belles et reproductrices, destinées à satisfaire leur mari, ou intelligentes et castrées, propulsée dans le travail à la chaîne – et si l’une d’elle était belle et intelligente ? Scoop vous embarque dans les coulisses de la presse people à travers une enquête drôle et décomplexée. Supernova, c’est Emma Daumas qui écrit son expérience de la Star Academy, sa relation avec Benjamin Biolay, des paillettes aux antidépresseurs.

Mes Années Dior vous propulsent dans la soie et la volupté de Christian Dior, mais surtout dans les  dessous du grand couturier grâce à son bras droit. Enfin,  on vous présente le premier roman de l’ovni Duchovny, Oh la vache !, une comédie satirique jubilatoire qui bovinise Emma Bovary et met à mal la société qui l’abat. Une liste curieuse, science-fictionnelle, satirique, drôle, bizarre, entraînante – de quoi se reposer avant de se mettre à la rentrée littéraire.

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avec joie et docilité
Avec Joie et docilité, Johanna Sinisalo, Actes Sud, 22,80€, Mai 2016

Avec joie et docilité, Johanna Sinisalo

« EXTRAIT DU NOUVEAU DICTIONNAIRE MODERNE

ELOÏ, subst. Fém. Courant et familier. Sous-race du sexe féminin, active sur le marché de l’accouplement et vouée à favoriser par tous les moyens le bien-être du sexe masculin. Recommandation officielle fémine*. Etymologie et histoire. Terme passé dans notre langue dans les années 1940. Créé par l’écrivain social H.G.Wells* qui a prédit que l’humanité se diviserait au cours de son évolution en sous-races bénéficiant et tirant parti chacune à sa manière de l’organisation de la société. Exemples. « L’éloï est typiquement blonde et brachycéphale. » « Les éloïs sont autorisées par la loi à se reproduire. »

MORLOCK, subs. Fém. Courant et familier. Sous-race du sexe féminin qui, du fait de ses limitations physiques (et notamment de sa stérilité), se caractérise par son exclusion du marché de l’accouplement. Recommandation officielle neutrelle.* Etymologie et histoire. Terme passé dans notre langue dans les années 1940. Créé par l’écrivain social H.G.Wells* qui a prédit que l’humanité se diviserait au cours de son évolution en sous-races bénéficiant et tirant parti chacune à sa manière de l’organisation de la société. Les Morlocks sont un segment de la population en voie de disparition dont la principale utilité sociale est de constituer un réservoir de main-d’œuvre affecté à des tâches de nature répétitive. » (Actes Sud)

République eusistocratique de Finlande, 2013. Tout ce qui procure du plaisir ou est susceptible de causer une quelconque dépendance est formellement interdit, y compris le café. À une exception près – le sexe. La distribution de sexe – un produit de consommation essentiel à la paix sociale – doit être aussi efficace que possible. À cet effet, le corps scientifique gouvernemental a généré une nouvelle sous-espèce humaine – les éloïs.

De type blond, réceptive et soumise, l’éloï est jugée apte pour le marché de l’accouplement et sera vouée à favoriser par tous les moyens le bien-être de son époux. Les morlocks, en revanche, éléments de la population féminine jugés trop indépendants et difficilement domesticables, sont une espèce en voie de disparition. Stérilisées dès leur plus jeune âge, elles constituent un réservoir de main-d’œuvre affectée à des tâches de nature répétitive. La belle Vanna est née avec les traits d’une éloï mais le caractère d’une morlock : entre son statut illégal, sa sœur qui crève de jalousie et une amitié hybride bercée d’amour, Avec Joie et docilité explore les mécanismes de la manipulation de masse, le pouvoir potentiellement tyrannique de la démocratie et la place de la femme dans la société. Un triptyque sociologique et politique fascinant sur fond d’histoire de famille, de jalousie et d’envie – on choisit on mari, mais on ne choisit pas sa famille.

Ecrit de la plume habile de Johanna Sinisalo, Avec joie et docilité est un roman exacerbant, curieux, aussi futuriste que rétrograde, inexorable page-turner révoltant, thriller dystopique à la psychologie exaltée impossible à lâcher. L’auteure finlandaise tisse les styles avec une adresse folle, de l’art modernisé de l’épistolaire à l’épique en passant par les définitions d’un monde nouveau qu’elle invente, dépeint, dégomme. Sinisalo séduit par sa capacité incroyable à créer le roman qu’on attendait depuis longtemps, celui qui utilise tous les codes réels de notre société pour en forger une fiction au bord de ce que pourrait être la réalité. Un roman saisissant et unique. Un coup de coeur définitivement réussi.

Découvrez ci-dessous les premières pages du roman
Avec joie et docilité de Johanna Sinisalo

scoop
Scoop, Yann Le Poulichet, JC Lattès, 19€, Mars 2016

Scoop, Yann Le Poulichet 

« — Ben, Pascal, le people, c’était toute sa vie. Il était passionné. Mais passionné chiant. La nouvelle coupe de cheveux de Vanessa Paradis, ça l’excitait pendant trois jours.

— C’est pas normal, ça, dans un magazine people ?

— Pas dans celui-là. À part Pascal, le people, tout le monde s’en fout, en fait. »

C’était un concept que la plupart des gens avaient du mal à comprendre. On pouvait bosser à Scoop sans vouer le moindre intérêt aux cuites de Johnny Hallyday ou aux poses lascives de Beyoncé. S’en foutre, c’était même conseillé. Ça évitait l’affect, ça permettait de traiter l’info avec détachement, de pratiquer librement le foutage de gueule. On finissait par s’y intéresser sans le vouloir, on pouvait tous citer par coeur les prénoms des enfants de Mariah Carey ou Sharon Stone, mais au fond, la vie privée des people, on s’en tapait totalement.

« Vous êtes en train de me dire que le people, ça ne vous intéresse pas ?

— Pas du tout. À l’origine, je voulais être journaliste sportif.

— Ben merde alors. Mais qu’est-ce que vous foutez là ?

— Je m’amuse. Dans l’ensemble, c’est plutôt cool. On est bien payé, on se marre, on se fout de la gueule des people…

— Et parfois, y a un mec mort dans les toilettes…

— Euh, ouais. Mais pas souvent, quand même. » (JC Lattès)

Drame à Scoop. Pascal, le chef des infos de ce célèbre magazine people vient d’être retrouvé mort, salement égorgé dans les toilettes de la rédaction. Pour trouver le coupable, une femme flic et un journaliste vont devoir s’immerger dans l’univers trouble de la presse à scandale. Au programme, paparazzis sans foi ni loi, informateurs prêts à vendre père et mère, stars cyniques, mais aussi Cordélia, personnage mystérieux qui, dans l’ombre, semble diriger d’une main de fer ce petit monde. Entre une cuite au champagne et un échange de photos volées, nos héros vont devoir apprendre à cerner cette foule délirante pour découvrir la vérité.

Yann Le Poulichet se faufile depuis 15 ans dans l’univers retors de la presse people, et pas chez n’importe qui : les rois de la presse poubelle, ceux qu’on lit comme un petit plaisir coupable et dégénéré – Voici. Objet de tous les fantasmes, Voici devient Scoop, mais son univers reste impitoyable : le big boss est retrouvé la gorge tranchée dans les toilettes, lors d’un bouclage arrosé à la bière.

Le narrateur, drôle et mordant, ne résiste pas longtemps à l’appel de l’enquête ou au sourire enjôleur de sa fliquette – dans un décor réjouissant et crapoteux, mais surtout jubilatoire, Yann Le Poulichet nous sert un polar hors-norme, fascinant, moderne, page-turner à offrir à tous vos proches. Un polar pour ceux qui n’aiment pas les polars puisqu’il s’affranchit de tous les codes du genre, réinvente un genre littéraire poussiéreux utilisé à outrance par les maîtres du genre, de Stephen King à Agatha Christie en passant par Fred Vargas, et tous leurs spécieux mimes.

Yann Le Poulichet ravit par son humour : avec un ton enlevé et résolument masculin, une voix d’homme pas très sensible, plutôt désinvolte et curieux à outrance, il nous entraîne dans les coulisses de la presse people, des coups bas et des piques qu’il décerne volontiers aux magazines du groupe, notamment un magazine politique qu’on devine être Capital – la petite pute qui se prend pour une baronne – et celle, à peine voilée, de la grande bourgeoise Gala, jusque dans les soirées indécentes de Cannes, dans la coke et le sexe facile, dans les potins qui se dénichent, dans des soirées privées sur un yatch qu’on hold-up en pédalo. Dallas en plus cool, en plus drôle, en plus palpitant. Un polar séduisant et novateur qui souffle un vent nouveau sur ce genre fossilisé.

Découvrez ci-dessous les premières pages
du roman Scoop de Yann Le Poulichet

Supernova_une
Supernova, Emma Daumas, Scrineo, 20€, Avril 2016

Supernova, Emma Daumas

« Du chaos naissent les étoiles » dit l’adage mais il faudrait ajouter qu’un jour, ces étoiles mourront dans un chaos, qui formera à son tour de nouvelles étoiles et ainsi à l’infini, la lumière se régénère depuis la nuit des temps. Éternelles éclaireuses, on en fait des contes et des légendes, on se raconte les étoiles avec autant de ferveur qu’elles semblent inaccessibles et à tant les désirer, on se fabrique des vaisseaux pour se faire astronaute, en espérant finir par les atteindre, par se confondre avec elles.

Pourtant, les astres qui nous inspirent sont parfois éteints depuis bien longtemps et leur éclat persiste seulement grâce à la distance qui nous sépare. Car si les étoiles naissent, elles meurent aussi. Entre deux crépuscules, elles vivent en attisant ce feu qui les rend si flamboyantes, qu’il les consume. » (Scrinéo)

Supernova, c’est l’histoire d’Annabelle, seize ans, une jolie petite chanteuse de province et de son avatar, Bella, créature née de sa participation à « Starcatcher », télé-crochet en vogue servant de fusée médiatique aux adolescents en quête de poussière d’étoiles. Pas de suspense factice dans ce récit où l’extinction violente d’une gloire est programmée à sa naissance. Il est question ici de l’initiation d’une jeune fille à la vie des grands, sous sa forme la plus cynique et exaltante qui soit. Une formation accélérée qui entraîne inexorablement la mort des illusions. Dans un monde de spectacle et d’exhibition, où l’on confond amour et séduction, narcissisme et respect de soi, comment Annabelle réussira-t-elle à retrouver le chemin vers la vraie lumière, sa lumière intérieure ?

« Supernova : l’explosion spectaculaire des étoiles qui, vidées de leur substance, s’effondrent sur elles-mêmes ». 2002, TF1, Star Académie – des gamins enfermés dans un château pour apprendre à chanter et danser, coupés de l’extérieur, filmés vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Les balbutiements de la télé-réalité. La tête blonde et capricieuse d’Emma Daumas squatte les écrans jusqu’à la demi-finale qu’elle perd face à la sulfureuse mais discrète brune, Nolwenn Leroy, mais l’essentiel est lancé : un contrat avec Universal, un album qui marche plutôt bien, et la suite logique – une longue, longue, loooongue traversée du désert. Une tournée et puis s’en va. Mort médiatique programmée.

Supernova, c’est un peu ça, à une ou deux exceptions près. Emma Daumas dit avoir écrit autre chose. « Raconter ma vie ne m’intéressait pas », promet-elle sur le plateau de France 2. Et pourtant, les similitudes sont troublantes, et les différences semblent être « l’idéal ». Un personnage plus jeune, repéré sur une petite scène de province, propulsée en haut du star-système. Emma Daumas lui offre une popularité immédiate dont elle n’a elle-même jamais vraiment joui, et la victoire en sus. Une tournée spectaculaire, des salles incroyables, un public obsédé qui scande son nom. Ultime fantasme de la star paillettes d’un été, Supernova se veut pousser l’obscénité dans ses retranchements : l’extrême comme outil de dénonciation. Pourquoi cette célébrité fugace et cette télé-réalité fascinent-t-elles ? En interview, elle pose beaucoup de question : dommage, alors, que ce roman n’offre pas l’ombre d’une réponse, d’une critique ou d’un avis.

Roman littéral aplatit sous l’expérience qui occupe tout l’espace, Supernova, c’est avant tout un aperçu du cerveau frelaté d’une ado en quête de célébrité. Vide et bébête, le roman parvient à éluder tout ce qui pourrait être intéressant – mais difficile à écrire. L’enfermement au château, le tourbillon médiatique de l’après. A la place, Emma Daumas nous sert une soupe mignonnette au goût de maman trop dévouée, d’ex suicidaire et d’une bébé star à peine née qu’elle est presque périmée ultra capricieuse. Et puis il y a l’amour – le portrait au vitriol d’un Benjamin Biolay providentiel, artiste émouvant, snob et lunatique qui la victimise un peu plus encore, avant de la larguer pour la gagnante de la Star Académie 3. Victime de la télé, du Star Système, des médias et de son ex, Emma Daumas, détruite, aura au moins réussi, par le truchement d’une relation lassante à lire, à révéler le secret de polichinelle de ce star-système : une vedette de télé-réalité en chasse l’autre, sur les écrans ou dans les draps d’un homme.

Alors, pourquoi le lire ? Pour la curiosité d’un inside inédit sur la Star Académie, cette télé qui a rythmé nos vies, notre adolescence, qui nous a construit dans les débuts de cette quête perpétuelle de la célébrité, bien avant Nabilla et l’ère du buzz. On lit Supernova parce qu’on cherche les détails scabreux d’une descente aux enfers. On ne nous le sert pas – il faudra lire entre les lignes pour y déceler les hommes et les promesses qui élèvent, et qui étrillent.

Découvrez ci-dessous les premières pages
du roman Supernova d’Emma Daumas

mes années dior
Mes Années Dior, Suzanne Luling, Cherche Midi, 18,50€, Mai 2016

Mes Années Dior, Suzanne Luling

« Et si j’arrivai à vous transmettre la grande simplicité de tout cela ? De notre jeunesse si haie passée en Normandie, de notre joyeuse petite bande qui se retrouve ensuite à Paris autour du projet de notre merveilleux Christian, devenu désormais l’emblème du luxe et du bon goût français à travers le monde dès que l’on évoque son nom de famille : DIOR. » (Cherche-Midi)

« Il faut prouver que la couture, c’est Paris. » Préfacé par Hubert de Givenchy, Mes années Dior révèle l’esprit d’une époque, la construction d’un mythe de la mode à travers l’Histoire, la ruine et la guerre – mais surtout par d’une femme : « derrière chaque grand homme se cache une femme », et derrière Christian Dior se cache l’incroyable Suzanne Luling, grande figure de son état-major dont le rôle s’est avéré déterminant dans l’essor de la maison Dior et son rayonnement national et international.

Christian Dior et Suzanne Luling se sont connus dès leur plus jeune âge. Elle n’a jamais douté de sa réussite, il admire son énergie inépuisable et sa bonne humeur. Formée avant-guerre dans la publicité aux côtés de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, elle ne se destinait pas à la mode. Pourtant, lorsqu’il ouvre sa maison de couture en 1946, Christian Dior ne veut qu’elle pour diriger les salons, la vente et la communication. D’un tempérament hors norme au charme irrésistible, cette figure incontournable du Tout-Paris devient l’un des personnages clés chez Christian Dior.

« Pour la décrire, c’est le vocabulaire de l’âge atomique qui est nécessaire. Dire qu’elle est dynamique est insuffisant ; explosive convient à peine. À toute heure, elle est la bonne humeur et l’entrain en marche. Elle ranime les vendeuses, dope les clientes, communique à tous l’enthousiasme et la santé qui brillent dans son regard…. »

A travers un récit intimiste, Suzanne Luling concentre des souvenirs précieux d’une autre époque : de la ruine de la famille Dior à son amitié avec Christian en passant par les temps forts de la construction de cette maison emblématique comme le « New Look », la traversée du rideau de fer ou la mort de Christian que le jeune Yves Saint Laurent remplace, Suzanne Luling nous berce dans un monde de faste et de couture, d’audace, de luxe spécieux à consommer sans modération. « Inconnu le 12 février 1947, Christian Dior était célèbre le 13. »

Découvrez ci-dessous les premières pages
de Mes Années Dior,  les mémoires de Suzanne Luling

Oh la vache !, David Duchovny


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Oh la vache !, David Duchovny, Grasset, 16,90€, Janvier 2016

On le connaissait comme écrivain fallacieux dans le coquin Californication : avec Oh la vache !, David Duchovny, le chasseur d’aliens le plus célèbre du petit écran, sort un ovni littéraire drôle et satirique – jubilatoire.

Il y a un peu plus de dix ans, la star des séries X-Files dessine un scénario de film d’animation : et si une vache, réalisant qu’elle va finir en steak haché, décidait de fuir sa ferme et de se rendre en Inde, où elle serait considérée comme sacrée ? Après un premier jet rejeté par Pixar et Disney, Duchovny renverse le projet avorté en un best-seller.

Des chapitres ramassés, un ton résolument léger – le lecteur suit les aventures d’Elsie Bovary, la cousine bovine d’Emma : une jeune vache coulant des jours heureux dans une ferme, en compagnie de sa meilleure amie Mallory. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au jour où Elsie surprend la famille devant la télé, en train de regarder un documentaire sur la production de viande industrielle. Comprenant le terrible destin qui l’attend, elle décide alors de fuir en Inde, où les vaches sont considérées comme sacrées. Le cochon Shalom, récemment converti au judaïsme et qui rêve de rejoindre Israël (puisque les juifs ne mangent pas de porc), ainsi que le dindon Tom, qui souhaite rejoindre la Turquie, se mêlent vite au plan d’évasion.

Au croisement de Chicken Run et Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, Oh la vache ! se présente comme un roman hybride, inspiré des frasques adolescentes de sa fille végane de 15 ans. Le style est simple, direct, très oral.

Oh la vache ! est donc un roman tout sauf prise de tête, à même de séduire des lecteurs occasionnels. Par sa manière simple et humoristique d’aborder des sujets tels que l’industrie alimentaire ou encore le conflit israelo-palestinien, Oh la vache ! se défend bien : souvent rigolo à défaut d’être hilarant, gentiment critique envers l’industrie alimentaire et notre société de consommation championne en matière de gaspillage, le livre appréhende différents sujets assez sérieux.

Si Oh la vache ! risque de décevoir les adultes s’attendant à un récit plus noir, cru et subversif, le roman devrait en revanche plaire à ceux qui le prendront pour ce qu’il est : une fable humaniste gentiment fofolle, qui ne se prend guère au sérieux et se lit rapidement. David Duchovny, qui possède un diplôme en littérature de la prestigieuse université Princeton (il a aussi commencé un doctorat à Yale, qu’il n’a jamais achevé), ne s’embarrasse pas de « vraisemblance » et son style manque parfois un peu de finesse, mais l’enthousiasme qu’il a mis dans ce premier roman est suffisamment communicatif pour que ce dernier constitue une lecture agréable. Un roman vachement détente.

Découvrez ci-dessous les premières pages
du roman Oh la Vache ! de David Duchovny

La Liste : 5 romans à lire en Juillet

par Lolita Savaroc Temps de lecture : 14 min
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