Après X-Men Origins: Wolverine (2009) et Wolverine : Le Combat de l’immortel (2013), James Mangold clôt le chapitre Wolverine avec Logan. Hugh Jackman dit adieu à son personnage de la plus belle des manières dans un film à la fois d’une violence artistique et d’une beauté émotive. Un road trip façon western dont vous ne ressortirez pas indemne !

Logan : un triptyque d’anti-héros

Logan plus connu sous le nom de Wolverine vit reclus au Mexique où il cache Charles Xavier avec Caliban. Modeste chauffeur de limousine, il fait profil bas sous son vrai nom : James Howlett. Le film nous livre un portrait touchant d’un héros réticent. On connaît la machine à tuer Wolverine, on connaît moins l’homme derrière les lames. Quand il se retrouve confronté à une jeune fille avec les mêmes habilités que lui, il va se sentir investit d’une mission… enfin surtout parce que Charles Xavier lui demande. Dans Logan, notre homme d’acier est un animal fort et apeuré à la fois. Capable de trancher dans le vif, on le voit aussi souffrir, il ne guérit plus comme avant. Wolverine est présenté comme vieillissant tout comme Charles Xavier qui est drogué en permanence pour éviter des crises. On a beaucoup de peine à les voir ainsi, loin du faste d’antan quand ils étaient jeunes et vigoureux, de vrais X-Men. Toutefois, Charles Xavier se prend à rêver, ils pourraient former une famille avec Laura et c’est ce qu’ils font dans une scène de dîner où la petite sourira même. Laura ou X-23 n’est pas un « vrai mutant », c’est un projet scientifique, une gosse qui n’a pas vu la lumière du jour, mais qui complète très bien les deux hommes, dans une sorte de trio improbable. La performance de la jeune Dafne Keen est d’ailleurs remarquable ! Sa présence rayonne alors qu’elle interprète une personne qui ne parle quasiment pas du film.

Logan

One last for the road

Charles Xavier a toujours aidé les gens différents aka les mutants à s’accepter. Sur le papier les X-Men sont des êtres particuliers et c’est ok d’être ainsi. Marvel a enfin appliqué son modjo à un film de super-héros. Logan est donc loin, à des années-lumières même, des franchises précédentes et on dit OUI ! Hugh Jackman nous offre le plus bel adieu à Wolverine possible, il a même renoncé à une partie de son salaire pour contribuer à ce que le film soit bien classé Rated R. En effet, Logan est dark, violent, mais pas gratuitement. Dans ce film, pas de scènes grandioses où les mutants abattent le méchant avec leurs super-pouvoirs, d’ailleurs en 2029, il n’y a guère plus grand monde dans ce département. James Mangold réalise Logan comme un road trip qui ressemble graphiquement à un western avec pour référence L’Homme des vallées perdues (1953) et Les Cowboys (1972). Les couleurs et la course-poursuite dans le désert ne manque pas non plus de rappeler aux connaisseurs Mad Max. Alignant des plans lumineux tout en alternant des plans sombres, on retrouve à l’image la nature partagée de Logan lui-même. Le réalisateur, offre une fin apocalyptique aux X-Men qu’on a tant aimés, comme un pied de nez à l’univers Marvel.

Logan

Comments

comments

Logan : un anti X-Men magistralement exécuté

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
0