Pour son premier roman édité, Marianne Lévy met la barre haute : La Malédiction de la zone de confort est sans aucun doute LA comédie romantique à lire absolument cet automne. Ce feel good book se lit le dimanche au coin du feu, le soir en rentrant d’une dure journée de travail, mais surtout avec un plaid et une bonne boisson chaude : moment de détente garanti !

Et si la vie déjouait les algorithmes ?

Rose est une jeune comédienne qui vient de décrocher son premier grand rôle dans la série télé de l’année. Cette étoile montante est une fan inconditionnelle de poésie médiévale : Guillaume IX, duc d’Aquitaine et premier troubadour connu, est son auteur préféré. Elle entretient avec lui une relation imaginaire qui lui permet de calmer son émotivité pathologique. Cette passion singulière va conduire à sa rencontre avec Ben, un auteur de polars atteint du syndrome de la page blanche. Ces deux personnages, diamétralement opposés, vont devoir sortir de leur zone de confort pour s’apprivoiser. Le hasard fait parfois bien les choses… mais s’arrêtera-t-il ici ? Les choses pourraient s’avérer être bien plus compliquées qu’elles n’y paraissent !

Par ailleurs membre du collectif TeamRomCom, Marianne Lévy reprend tous les codes d’une bonne comédie romantique et lui fait de nombreux clins d’œil. Son écriture rythmée par des chapitres relativement court vous promet de belles insomnies…

Marianne Lévy et sa critique de la société

Derrière cette histoire plutôt légère, se cache une critique du monde impitoyable du show business incarné par le personnage de Lucie Adam. Et pour cause, Marianne Lévy connaît bien cet univers puisqu’elle est également critique de séries. Ce n’est donc pas un hasard si notre intrigue tourne autour de la réalisation d’une série française à gros succès.

« Je ne l’avais pas formulé aussi bien que ça. Mais, oui à la normalité, au droit d’essayer, de se tromper, de faire moins bien, c’est une chouette façon de le dire. Parce que vraiment, moi, ça m’épuise cette obligation de réussir du matin au soir. Il faut réussir à pleurer sans se moucher, réussir son épilation en trois minutes, réussir à séduire en deux secondes, réussir le premier verre, réussir la cuite, la première nuit, réussir à obtenir un deuxième rendez-vous, réussir tout, tout le temps, avant d’avoir même commencé. Et, surtout, notre réussite expresse, il faut la raconter le matin au réveil sur Twitter, le midi sur Instagram et le soir sur Facebook. Ce n’est pas humain une pression pareille. Alors pour répondre à votre question, oui, je suis une fille normale. Mes hauts sont plutôt moyens et mes bas sont bien en dessous du niveau de la mer. J’ai beau chercher, je ne trouve aucune bonne raison de le cacher. »

Marianne Lévy se désole surtout des rapports humains, de notre quête perpétuelle de la perfection et défend la singularité de chacun. Ses personnages différent d’ailleurs tous les uns des autres et cela ne nous empêche pas de les aimer tous. Ils forment une grande famille que l’on a du mal à quitter en refermant ce livre. Il faut se l’avouer, on voudrait bien s’asseoir à cette table d’amis et manger avec eux une bonne assiette de poivrons farcis…

Tous les mardis et vendredis, nos rédactrices de la rubrique littérature vous parlent d’un livre qu’elles ont aimé. Ne tardez plus, allez découvrir nos autres chroniques !

 

Marianne Lévy signe la comédie romantique à lire absolument ce…

par Aude Norguin Temps de lecture : 2 min
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