Ce mardi marque la reprise très attendue de la NBA, qui s’annonce passionnante après un été ponctué de transferts de stars. Les Français seront encore et toujours là pour briller, notamment le très prometteur Frank Ntilikina, le rookie étant déjà attendu à New-York.

Un point transferts

La NBA démarre fort ce soir avec deux chocs qui verront s’opposer les Cavaliers de Cleveland aux Celtics de Boston et les Warriors de Golden State (Oakland) aux Rockets de Houston. Mis à part les Californiens, les équipes citées ont animées le marché de l’été avec plusieurs transferts retentissants, permis par la hausse de la masse salariale par équipe (salary cap), qui vont changer le visage du championnat. Celtics et Cavs ont échangé leurs meneurs All-Star respectifs, Isaiah Thomas et Kyrie Irving, ce dernier désirant conduire seule son équipe en tant que franchise player, lui qui a cohabité trois saisons dans l’ombre du King LeBron James, meilleur joueur de la ligue depuis de nombreuses années. On peut également citer l’arrivée d’Anthony et de George chez le Thunder d’Oklahoma City ainsi que celle de Paul à Houston, dans des équipes qui veulent s’imposer en tant qu’outsiders sérieux des Warriors champions en titre, qui domine la Conférence Ouest depuis trois ans. 

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Westbrook, Adams, Anthony et George du Thunder d’Oklahoma

Une passionante nouvelle saison

Ces équipes remodelées devront pendant les 82 matchs de la saison régulière trouver l’alchimie nécessaire pour aborder les Playoffs NBA mi-avril dans les meilleures conditions. Cette première partie sera ponctuée comme chaque année du All-Star weekend composé de concours, d’un match entre débutants (Rookies de première année et Sophomores qui comptent deux ans dans la ligue) et surtout d’un match de gala, le All-Star Game. Il voit les meilleurs joueurs des conférences Est et Ouest s’affronter dans un match qui a trop ressemblé ces dernières années à un match exhibition avec des scores fleuves au détriment de l’intensité. C’est pourquoi il y a un petit changement cette saison, les équipes sont formées cette année par deux capitaines, les deux joueurs élus par les fans qui choisiront chacun leur tour leurs coéquipiers, en espérant que la formule permette aux puristes de s’intéresser de nouveau à cette rencontre.

Un air de déjà-vu pour les finales ?

Sur la ligne de départ, Warriors et Cavaliers se posent comme les favoris à leur propre succession pour le titre de champion de leurs conférences et ainsi se retrouver en finale NBA pour une quatrième année consécutive. À l’Est, Boston et éventuellement Washington feront office de challengers alors qu’à l’Ouest, plus compétitive depuis plusieurs années, les Rockets, les inamovibles Spurs de San Antonio, menés par Tony Parker, ainsi que  le Thunder d’Oklahoma feront figure d’épouvantails. Les transferts survenus cet été pourront peut-être changer la donne avec la formation d’un Big 3 à Oklahoma (Westbrook, George et Anthony), formule qui rassemble trois joueurs majeurs et qui a déjà fait ses preuves par le passé, avec les Cavs jusqu’à cet été avec James, Irving et Love ou encore le trio légendaire des Spurs avec Duncan, Ginobili et Parker de 2001 à 2016.

Toujours plus de français en NBA

Parker, bien que blessé à la jambe jusqu’à la fin de l’année, sera cette année encore le chef de file des onze éléments du contingent français qu’on devrait retrouver à coup sûr en phase finale. Rudy Gobert du Jazz de Utah et Nicolas Batum des Charlotte Hornets restent des joueurs majeurs de leur équipe, le premier se distinguant en étant désigné dans le cinq majeur défensif l’année dernière. Cette sélection dans le NBA All-Defensive Team en fait déjà quasiment une star, statut confirmé par son énorme contrat de 102 millions de dollars sur quatre ans signé en 2016 qui le place à la première position des sportifs français en terme de salaire. On peut également signaler les saisons à suivre de Yabusele avec Boston ou de Timothé Luwawu-Cabarrot avec Philadelphie.

Mais l’attraction française cette saison est le rookie Frank Ntilikina, sélectionné par les New-York Knicks en huitième position de la Draft (la sélection des meilleurs jeunes), place la plus haute jamais atteinte par un Français. Il est très attendu par les Knicks, équipe très médiatique, mais aux résultats moribonds depuis plusieurs années, qui le fera jouer titulaire, pression supplémentaire pour le Français âgé de seulement 19 ans, déjà considéré comme une star comme le prouve cette pub démesurée !

 

Maxime Crinon

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par contributeurs Temps de lecture : 3 min
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