Cet OMAtletico n’a pas souri à l’Olympique de Marseille. L’Atlético Madrid remporte la Ligue Europa 2018 en gagnant la rencontre 3-0 grâce à un grand Griezmann.

Marseille a rendez-vous avec l’histoire dans cet OMAtletico. Face à l’Atlético Madrid, le club phocéen vient conclure une belle saison européenne par cette finale de Ligue Europa. Les hommes de Rudi Garcia vont tenter de conjurer le sort après les finales perdues en 1999 (0-3 v. Parme) et en 2004 (0-2 v. Valence). Si cette année, la finale est organisée à Lyon, l’Atlético Madrid de Griezmann compte bien gâcher la fête des Français.

Un Griezmann XXL dans cet OMAtletico

C’est un combat acharné qui commence dans cet OMAtletico au milieu de terrain, avec de nombreux duels et contacts, Marseille semble mieux s’en sortir. Dès la 3e minute, Dimitri Payet lance Valère Germain en profondeur, qui lève trop sa frappe. Deux minutes plus tard, c’est au tour d’Adil Rami de tenter une reprise de volée, qui n’est pas non-plus cadrée. Attention toutefois à la vitesse de l’Atlético Madrid en contre-attaque. Les Espagnols sont étouffés au milieu de terrain par la pression exercée par les Marseillais. À la 11e minute, Bouna Sarr tente sa chance, frappe trop croisée. Le rythme a légèrement diminué, mais les duels marseillais sont particulièrement efficaces. Les Madrilènes paraissent très fébriles dans leurs relances. Alors que l’Olympique de Marseille dominait et semblait maîtriser son sujet, Steve Mandanda se loupe sur une relance plein axe à Zambo, dont le mauvais contrôle permet à Koke de récupérer le ballon. Ce dernier offre un caviar à Griezmann, qui n’a pas de mal à ouvrir le score (0-1, 22e). L’Atlético Madrid s’en sort très bien dans cet OMAtlético. Marseille ne baisse pas pour autant les bras et se rassure grâce à un bon centre de Thauvin à destination d’Ocampos qui tombe dans les mains d’Oblak. Coup dur pour l’Olympique de Marseille, le capitaine Dimitri Payet doit céder sa place sur blessure. Il est remplacé par Maxime Lopez. Le rythme baisse encore d’un cran et c’est l’Atlético qui a la possession du ballon. Dans cette première mi-temps, la lutte se déroule clairement au milieu de terrain, mais les rares occasions de part et d’autre ne sont pas dangereuses.  

Marseille échoue une nouvelle fois en finale

La deuxième période de cet OMAtletico débute sous une pluie battante, ce qui va favoriser la créativité de part et d’autre. L’Atlético Madrid rentre bien mieux des vestiaires que l’Olympique de Marseille. En quelques passes, les Madrilènes déstabilisent la défense marseillaise. Griezmann, lancé à la limite du hors-jeu, pique son ballon pour inscrire un doublé (0-2). Pour tenter de revenir, Rudi Garcia tente d’apporter de la fraîcheur, Ocampos est remplacé par Clinton N’Jie à la 55e. L’une des forces de l’équipe madrilène dans ce match réside dans leur capacité à couper très rapidement les lignes et partir dans le dos des défenseurs pour désorienter les Marseillais. Les Espagnols ont la confiance dans cet OMAtletico et maîtrise désormais leur sujet, les rares incursions olympiennes sont canalisées par la meilleure défense de Liga. La pelouse humide permet aux ballons de fuser, mais la rend également très glissante. Le jeu de l’OM souffre de trop de déchets dans cette seconde période. Rudi Garcia tente une dernière cartouche en faisant entrer en jeu Kostas Mitroglou, à la place de Valère Germain à la 74e. Le choix du coach marseillais a failli être payant à la 81e minute, avec une tête de l’international Grec qui s’écrase sur le poteau. S’en suit dans la foulée une lourde frappe de Jordan Amavi, bien captée par la muraille Oblak. Les dernières chances de l’OM s’éteignent avec le but de Gabi à la 89e.

La marche était trop haute pour l’Olympique de Marseille. Le club phocéen échoue dans cette finale face à un Atlético Madrid bien supérieur, plus réaliste et bien plus appliqué dans son jeu. La victoire du club espagnol, déjà qualifié directement pour la Ligue des Champions, permettra au 3e de la Ligue 1 de jouer la phase de poule de la C1, sans passer par les barrages. Marseille a donc une dernière cartouche à jouer en championnat. 

OMAtletico : L’Atlético n’a laissé aucune chance à…

par Romain Lambic Temps de lecture : 3 min
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