Avec la phrase « Nous ne sommes pas tous créés égaux » inscrit sur la couverture de The Ones, Daniel Sweren-Becker donne le ton de l’histoire. Son roman, sorti en librairie le 6 octobre 2016, est un manifeste pour la liberté. À travers l’histoire d’amour entre Cody et James, des Roméo & Juliette des temps modernes, l’auteur américain nous fait réfléchir sur notre chère devise « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Quand la technologie effraie le genre humain

The Ones, c’est l’histoire d’une très petite partie de la population des Etats-Unis qui a été génétiquement modifiée. L’Institut National de la santé a choisi 1% de bébés américains afin de changer leur ADN. Ces derniers sont beaux, grands et forts, parfaits en somme. Cody et James sont deux adolescents qui ont fait partie du programme et qui se retrouvent maintenant menacés par le mouvement Égalité. Daniel Sweren-Becker évoque ici les problèmes liés aux modifications génétiques. Est-ce une bonne chose de « jouer » avec l’ADN d’une personne ? Ne vaut-il pas mieux laisser l’évolution suivre son cours ? Alors que l’idée était censée être une grande avancée puisqu’elle éliminait les mauvais gènes responsables des maladies, elle finit par effrayer. The Ones est même l’histoire d’une régression, puisqu’Arthur, le père de James, est là pour trouver un Vaccin et donc anéantir ce qui a été créé, jusqu’à son propre fils…

The Ones : un combat pour les droits de l’Homme

The Ones fait partie du genre dystopique, et passer après Divergente ou Hunger Games aurait pu s’avérer difficile, mais Daniel Sweren-Becker s’en sort à merveille. Avec sa version moderne de Roméo & Juliette, il fait passer un vrai message. Le romancier nous enseigne que l’égalité n’est rien sans fraternité. The Ones commence sur la décision de la cour Suprême de rendre les 1% illégaux. On va donc vivre pas à pas la déchéance de leurs droits. Quand la proviseur, Mme Bixley, distribue aux Ones de son lycée une carte étudiante spéciale à porter autour du cou ou même à la fin la simple mention des camps d’internement… Tout cela rappelle forcément des mauvais souvenirs ! Le thème est abordé d’une manière à la fois grave et légère. L’insurrection lycéenne avec tous les élèves dans la bibliothèque relève d’une manifestation étudiante pacifiste… au début… L’auteur oppose ici le fanatisme extrémiste symbolisé par le mouvement Égalité à une minorité ethnique qui parfois est résolu à employer des manières de terroristes pour se défendre.

Une histoire d’amour digne de Roméo & Juliette

Cody et James sont beaux, jeunes et amoureux, mais la romance n’est pas aisée. Au fil de la lecture, le rapprochement avec Roméo & Juliette se fait naturellement. Au-delà de leurs différences sociales, James vivant dans une famille fortunée et non Cody, ils ne vont pas du tout avoir la même réaction face à la menace. Cody est une vraie tête brûlée qui veut protéger les Ones à tout prix, elle va se rapprocher d’un groupe radical tandis que James est plus doux. Il ne la suivra que par amour. Leur histoire sera rudement mise à l’épreuve tout au long du roman, mais elle tiendra bon. Lors de l’insurrection de leur lycée, James a du mal à quitter Cody. Ils se séparent sur un dernier baiser de façon un peu théâtrale : « James secoua Cody par les épaules. Je vais te tuer pour ça. Promets-moi de la jouer fine et de rester prudente, d’accord ? Promis. Toi aussi ? James l’embrassa fougueusement, se fichant éperdument de la présence de Kai et Taryn ». Ce ne sera pas leur seule séparation, la plus déchirante interviendra quelques pages plus loin… James est l’élu de Cody qui finira par le dire, mais peut être trop tard ?

Si après cette article, il vous tarde de lire les premières pages du livre

The Ones : Un Roméo & Juliette dystopique pour l’égalit…

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
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