Power Rangers est l’adaptation américaine d’un style de série japonnais. Le film sorti ce mercredi 5 avril est donc un mix improbable de blockbuster hollywoodien et de combat face à des créatures informes.

Go go la construction du récit

Power Rangers en super production hollywoodienne, c’est à la fois logique et complètement improbable. Il y a déjà eu des films Power Rangers dérivés des séries, mais jamais de cette ampleur et ce budget. Power Rangers nous fait suivre l’histoire de cinq adolescents qui découvrent des artefacts extra-terrestres et vont leur donner des pouvoirs afin de contrer une menace très ancienne. Ne vous attendez pas à beaucoup d’action, le développement des personnages est à la fois la belle surprise et la déception du film. On y découvre des jeunes avec des maux complexes, des moments touchants qui permettent de trouver une réelle profondeur à ces personnages, avec une diversité de leurs origines assumées et revendiquées (ce qui est important car déjà dans l’esprit de la série), mais ceci au détriment du rythme du film. On aboutit à une durée de deux heures injustifiée tant certains passages sont étirés en longueur. On se retrouve donc avec très peu de scènes de combat, celles-ci se retrouvant relayées à la toute fin du film pour au final peu de satisfaction.

Power Rangers sauce Michael Bay

La réalisation est fortement inspirée de ce que peut faire Michael Bay sur sa saga Transformers. La réussite technique est moins bonne néanmoins, certaines bonnes idées de plans pèchent par un cadrage pas forcément optimal et un flou mal géré. Celles-ci gagnent en clarté dans les moments intimistes et s’en retrouvent plus puissantes émotionnellement. C’est tout le paradoxe du film, il réussit là où on ne l’attendait pas et se retrouve fade dans les moments attendus. C’est également le même constat sur le ton du film : il choisit une vision mi-sombre mi-sérieuse, alors qu’à plusieurs moments il aurait mérité de se lâcher et d’assumer le gag et l’humour absurde. A aucun moment le film tranche sur ce point, faute de ne pas choisir un camp entre la mode des blockbusters actuels et le mélange des gags absurdes / scènes de combats. Le film garde néanmoins l’essence de la série, à savoir un mix des deux cultures américaines et japonaises. Un concept adapté pour le public américain qui convint moins en n’assumant pas totalement ce qu’il propose : l’histoire d’adolescents américains qui combattent des extraterrestres dans des robots dinosaures géants.

Pour le plaisir (et pour comprendre tout de suite l’aspect foufou qui manque au film):

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Power Rangers : la rencontre de la culture japonaise et du style…

par Christophe Lalevee Temps de lecture : 2 min
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