Rogue One: A Star Wars Story, sorti ce mercredi 14 septembre, est le premier spin-off de la célèbre saga. Attendu au tournant par les fans pour son statut particulier, le film réalisé par Gareth Edwards (Godzilla) propose une expérience différente des films originaux.

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Le casting de l’escadron Rogue One

Escadron «Rogue One» au rapport

Rogue One raconte l’histoire des rebelles qui ont réussis à voler les plans de l’Etoile Noire à l’Empire, ces plans qui sont en possession de Leïla Organa au début de l’épisode IV. Premier film où les jedis sont absent de l’intrigue, la Force n’en reste pas moins présente, et sert même le propos du film, devenant un mantra, une motivation, la foi de nos héros. La Force, ici, prend la forme de l’espoir, du dernier fil de croyance qui reste avant que le désespoir ne prend le dessus. Nos héros, d’origine diverse, chacun avec ses motivations, vont se retrouver dans un seul but, aussi fou soit-il, afin de déjouer les forces de l’Empire.

Gareth Edwards amène sa patte sur Star Wars

Le réalisateur de Monsters et Godzilla amène sa patte dans ce film, on y retrouve tout ce qui fait la force de sa mise en scène : mettre en lumière la démesure de la puissance qui se déchaîne en face de nos héros. Elle prenait la forme de monstres dans ses deux précedents films, elle prend dans Rogue One la forme des engins de guerre de l’Empire et bien sur de l’Étoile Noire, astre monstrueux, surplombant tout le paysage et épée de Damoclès constante dès l’instant qu’elle apparaît. Tout se joue dans la démesure de ce qui se forme face à nos héros, jusque dans le dernier tiers du film, absolument sublime dans son jusqu’au boutisme. Niveau mise en scène, on a définitivement un film de Gareth Edwards basé sur l’univers Star Wars, et non un film Star Wars qui impose ses codes à son réalisateur (tel qu’à pu l’être l’épisode 7 avec J.J Abrams). On comprend dès lors que plus de libertés sont laissées aux réalisateurs sur ces films hors continuité.

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Contre-plongée de la mort

Un fond politique assumé

Comment ne pas voir en ce Rogue One une métaphore de la situation politique mondiale. Si le film n’a pas été fait dans le but d’être politique, les choix d’acteurs, des lieux de l’action et de la thématique font forcément rappeler des situations actuelles, que ce soit à Alep en Syrie pour les scènes de guerre ou alors aux États-Unis pour ce qui concerne le symbolisme du casting. Comment ne pas souligner que l’Empire soit composé d’uniques représentants mâles blancs, tandis que la rébellion et surtout l’escadron Rogue One soit si diversifié (Donnie Yen, Forest Whitaker, Felicity Jones, Jiang Wen, Diego Luna, Riz Ahmed). Rogue One, c’est la rébellion des femmes et des personnes de couleurs contre un impérialisme blanc, une force fasciste qui détruit tout ce qui représente une menace à sa suprématie. Et le film tient ceci, montre tout ce que les rebelles sont prêt à sacrifier pour se libérer de ce joug, quitte à mourir pour transmettre un espoir à ceux qui restent.

Rogue One : la résistance contre l’oppression

par Christophe Lalevee Temps de lecture : 2 min
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