Les attentes étaient énormes pour ce nouveau film venu tout droit de l’imagination de JK Rowling. Les Animaux Fantastiques sont bien au-delà d’un préquel ou spin off d’Harry Potter, car il s’agit bien d’un tout autre film. Eddie Redmayne incarne de façon très poétique Newt Scamander le héros écolo de l’histoire. 5 arguments pour vous démontrer que l’univers du film est tout simplement magique.

1# Les Animaux Fantastiques

Dans Harry Potter il y a eu : Norbert le dragon Norvégien, Buck l’hippogriffe et Fumseck le phénix comme animaux fantastiques. Ces bêtes ont aidé les héros ou ont été sauvé par eux. Dans la nouvelle franchise de JK Rowling, c’est aussi le cas. Ici toutefois, on se passionne pour bien d’autres espèces animales. Dans les créatures ailées, on ne sait pas qui l’on préfère entre le Démonzetmerveille (l’oiseau vert et bleu), les Occamy (bestiole à corps de serpent rétractable) ou Frank l’Oiseau-Tonnerre que Norbert voulait délivrer. Personnellement, mes coups de cœur vont au Botruc et au Niffler. Départager entre, la mignonnerie de la branche verte toujours loyale à Scamander et l’espièglerie de l’ornithorynque qui est attiré par tout ce qui brille, est tout bonnement impossible. Il est possible que vous préfériez le Demiguise ou la Billywig aussi. Ces animaux sont graphiquement merveilleux et démontrent que l’imaginaire de Rowling est très précis.

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Un Niffler. Copyright Warner Bros France

2# Scamander et Tina, les héros

En 1926, le jeune Newt Scamander débarque à New York avec une valise remplie de ses animaux fantastiques. Très rapidement, il est repéré par Porpentina, une employée du Ministère de la Magie, ex Auror. La dynamique entre ses deux personnages est assez étrange, mais comme on dit « les opposés s’attirent ». Eddie Redmayne campe le héros écolo du film, ferveur défenseur de la cause animale. Plutôt centré sur ses amis les bêtes, l’homme peu sociable de prime abord, n’est pas là pour sauver le monde, mais il va devoir s’y résoudre. Katherine Waterston, aka Tina, femme très serviable n’est pas la « marrante de la famille », elle est plutôt coincée. Ces deux là vont donc apprendre à faire équipe. Si leur relation évolue vers une sorte de « romance » (c’est du moins ce que laisse entendre la fin du film) elle ne ressemble en rien à celle de Queenie et Jacob.

3# Le couple Queenie & Jacob

Le couple glamour du film, c’est Queenie Goldstein et Jacob Kowalski. Alison Sudol rayonne en Queenie. La sœur de Tina est son opposé : charmante, souriante, drôle. Elle lit dans les pensées et adore la cuisine. Jacob est un moldu, ou en version anglais américain un « non mag ». Cet homme tombe sur Scamander à la banque où il souhaitait obtenir un prêt pour ouvrir sa boulangerie. Dan Fogler personnifie un homme ordinaire, mais dont la bonhomie va plaire à la jeune sorcière. Ces deux-là sont des héros secondaires. C’est de Jacob que découle l’histoire, c’est lui qui va relâcher les animaux fantastiques dans New York. Il sera bien plus qu’un Moldu, Quennie dit qu’il fait partie de la famille. Même si elle est obligée de lui jeter un sortilège d’oubli, elle ne restera pas longtemps loin de lui…

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Queenie et Jacob. Copyright Warner Bros France

4# Creedance & Graves, les vilains

Dès le début du film, on voit le grand méchant : Gellert Grindelwald. Toutefois, il demeure savamment caché dans l’histoire. Comme notre héros est un sorcier, on sait déjà en voyant un groupe appelé « Fidèles de Salem » que ce ne seront pas des gentils. Ce joyeux groupe (ironie) est dirigé par Mary Lou Bellebosse, une marâtre, qui sous couvert d’aider les orphelins, martyrise ses protégés dont Creedance. Ezra Miller interprète là un rôle de suiveur, mais il faut se méfier des apparences… L’extérieur est, en effet, trompeur puisqu’il est malgré lui la force destructrice de l’histoire. Colin Farrell, quant à lui, joue Perceval Graves, un agent du MACUSA. Plutôt inquiétant dans son rôle, ce dernier essaye de soutirer des informations auprès du jeune Creedance.

5# Une intrigue qui tient en haleine

JK Rowling, avec Les Animaux Fantastiques, signe un scénario très bien pensé. L’auteure offre une histoire savamment dosée, sans être trop enfantin le film mêle côtés comiques et plus sombres. Le monde magique caché dans la valise de Scamander ainsi que les magnifiques créatures sont un régal pour les yeux. À cela s’ajoute plusieurs scènes assez cocasses. Celles qui impliquent le moldu Jacob sont savoureuses comme sa rencontre avec le Murtlap ou celle avec le monstre hippo en chaleur. D’ailleurs cette scène est l’occasion de voir Eddie Redmayne effectuer une scène de « danse » plutôt particulière pour attirer l’animal. On a bien ri devant, mais c’est une performance en soi ! Si l’on s’amuse devant le film, JK Rowling aborde aussi des thèmes plus difficiles. Le jeune Creedance est un orphelin maltraité qui en plus de cela est sous l’influence de Graves. Les relations entres humains et sorciers sont interdites en Amérique et il est même question du mariage. Vous comprendrez la référence. Dans ce film, c’est une femme qui est présidente et une femme noire ! Ce qui représente encore un grand pas à franchir dans notre monde.

Scamander fait escale à New York avec ses animaux fantastiques

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 4 min
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