Les vacances, ce n’est pas pour tout de suite, et les voyages encore moins. Avant, il y aura les (interminables) partiels. Alors pour vous faire voyager un peu, on a LA solution : l’exposition Sérénissime Venise en fête. Suivez le guide, c’est au Musée Cognacq-Jay !

Sérénissime Venise en fête !
#SMK, Giandomenico , Le Triomphe de Polichinelle, 1753-1754

La République Sérénissime de Venise est à la fête

Sérénissime ! Venise en fête, de Tiepolo à Guardi est un nom bien solennel pour une exposition, mais c’est loin d’être le cas une fois sur les lieux. À travers cette dernière, les commissaires ont surtout voulu montrer la grande Venise. En effet, après son ascension au moyen-âge, la ville connaît un déclin dès le XVIe siècle jusqu’à la mort de la République Sérénissime de Venise au XVIIIe siècle. Pourtant, la ville a connu de grands jours de gaieté. Dans les rues, d’abord, avec des feux d’artifice ou des festivals de lampions, mais aussi dans les maisons et les appartements. La musique, la danse et les jeux ont rythmé la vie des Italiens quasiment quotidiennement. De nombreux peintres ont immortalisé ces moments comme Giambattista Tiepolo, excellant dans la peinture décorative, Pietro Longhi qui peint les nobles et Francesco Guardi qui nous emmènent sur les lieux mêmes. Vous ne sortirez du musée avec une seule idée en tête : au XVIIIe siècle, Venise était une fête.

Sérénissime Venise en fête
@Photo RMN / Fondation Bemberg / Mathieu Rabeau, Tableau de Pietro FALCA dit Pietro LONGHI, Le Charlatan, vers 1757

Grandes et petites réjouissances

En tout cas, le voyage vaut le détour. Les scènes picturales sont pleines de foule, on y sent la vie et le spectateur peut facilement se laisser porter par les différents tableaux. On pourrait seulement regretter qu’il n’y ait pas une petite musique de fond pour être tout à fait à Venise. La promesse est cependant tenue : grandes et petites réjouissances sont à l’honneur, autrement dit les fêtes officielles et celles du peuple. Inviter ses amis ou ses amants, donner des dîners, des concerts, jouer (notamment aux cartes) ou encore discuter des dernières actualités, telle était la vie de l’époque. On ne peut pas non plus parler de Venise sans parler d’opéra. En effet, à l’époque, la ville était la mieux pourvue en théâtres publics aux XVIIe et XVIIIe siècles avec près de huit établissements. Ensuite, c’est le pouvoir en spectacle, où rien n’est trop beau pour surprendre son peuple. Les visites royales de Napoléon Ier ou de Frédéric IV de Danemark font place à de véritables scènes de liesse. Et puis, comment parler de Venise sans évoquer son carnaval ? De véritables festivités faites de bals, de repas et de spectacles d’animaux. Ce que vous vous demandez peut-être depuis le début de cet article, c’est également la signification du masque. Le fameux loup rectangulaire noir était porté par tous, même par les religieux. On vous laisse admirer cet usage. Les tableaux sont mis en valeur par de jolies couleurs, malgré les barres de fer qui gâchent le caractère du musée. L’exposition rend ainsi à Venise toute sa gloire passée. Bienvenue dans la cité des plaisirs, celle des concerts, des danses et des jeux !

Sérénissime Venise en fête !
@Photo Enrico Frascione, Tableau attribué à Lorenzo TIEPOLO, Femme au masque, vers 1760

 

Musée Cognacq-Jay

Du 25 février au 25 juin

Tarif étudiant : 6€

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Sérénissime Venise en fête !

par Armandine Castillon Temps de lecture : 2 min
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