La Sorbonne Nouvelle se renouvelle et revient sur son histoire : ce qu’elle fut, ce qu’elle est ce qu’elle deviendra. À l’occasion des 40 ans de Paris 3, la Sorbonne nouvelle a organisé deux manifestations importantes : un festival artistique étudiant, et une exposition revenant sur 40 ans d’archives médiatiques où l’on pouvait voir l’Université.

 

Université Paris 3
Université Paris 3

Du 8 au 12 novembre, plusieurs associations et groupements étaient conviés aux festivités. Les étudiants ont eu droit à de la danse, des performances théâtrales, des expos photo, des « commandos poétiques », des projections de courts-métrages et d’un long, de concerts… le tout entièrement gratuit et ouvert à tous, montrant une Université très active. Cette initiative a été saluée par les étudiants, qui ont pu tout à la fois l’admirer et y participer.

 Dès cette manifestation finie une autre a pris le relai, axée sur le passé de la fac : l’exposition « L’université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 dans les media : 40 ans d’archives d’agence de presse ». Cette exposition revient sur les fondations (au sens propre comme au figuré) de l’Université, issue de « l’ancienne » Sorbonne. On apprend ainsi l’origine du nom de la rue Censier (un long et singulier glissement sémantique venu de « Sans-Chief » : sans tête) et que l’Université que l’on appelle « Censier » pour sa proximité avec la rue et le métro du même nom dispose en fait d’une vingtaine de sites différents.

Plus précisément, cette exposition médiatique était organisée en trois parties : des origines (du nom de la rue, des étudiants du XIIIème siècle révoltés, pourquoi la Sorbonne nouvelle… ) aux années 60, les « événements » de 68 et, enfin, de 68 à aujourd’hui. Bientôt, le « Censier » des années 1960 sera reconfiguré de fond en comble. Aux murs, des photos AFP montrent des étudiants brandissant une banderole au nom de l’Université dans les cortèges de manifestations, comme celle pour le retrait du Contrat Première Embauche en 2006.

Ni soutenant ni contestant les réactions politiques des étudiants, la Sorbonne nouvelle présente l’image que les français ont pu avoir d’elle et eux. Un panorama intéressant et qui montre bien que l’actualité fait l’histoire. Mais peu d’étudiants se sont arrêtés pour se pencher sur la chose ; les décennies passeront et les étudiants feront toujours l’actualité, sans jamais se retourner vers les actions de leurs aînés.

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Hubert Camus

 

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#Paris3 : La Sorbonne Nouvelle fête ses 40 ans

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