Daniel Sweren-Becker revient avec sa dystopie The Ones. Le deuxième tome Nous serons tous la résistance est paru un an pile après le premier. Nous retrouvons donc Cody, James & Kai où nous les avions laissé. Dans cette lutte contre le mouvement Egalité rien ne va se passer comme prévu. Daniel Sweren-Becker conclut sa duologie en fanfare.

Kai & Cody versus James & Cody

Ce que l’on pressentait déjà dans le premier tome va s’affirmer : Kai ne laisse pas Cody indifférente et vice versa. Avec James sur la touche une grande partie de ce tome, Kai a plus de champ libre. On en apprend d’ailleurs beaucoup sur le jeune révolté grâce à une double narration plutôt habile de Daniel Sweren-Becker. En effet, un chapitre sur deux, nous voyons les choses du côté de Kai. Cody ne semble toutefois pas prête à oublier James comme cela : « ils se retrouvaient serrés l’un contre l’autre, et l’espace d’une fraction de secondes, Cody ne pouvait plus nier sa joie de participer à cette mission en compagnie du garçon. Mais elle songea aussitôt à James et se sentit coupable » (P86). Néanmoins une fois qu’elle croit son petit ami mort, la demoiselle va sérieusement pencher pour le bad boy. Ce va et vient entre James et Kai va tout de même demeurer présent tout au long du livre : « si James était vivant, elle devait ravaler ses sentiments pour Kai (P186). Sur la fin le choix de Cody semble quand même se préciser : « Je t’aime encore et pour toujours, James Livingston » (P265). Cependant, elle ne part pas avec toutes les données puisqu’elle est persuadée que « Kai n’aurait jamais pu l’aimer véritablement » (P292). Nous serons tous la résistance demeure tout autant une lutte pour la liberté qu’un combat pour ses sentiments.

Figure de la résistance versus du gouvernement

Daniel Sweren-Becker développe aussi, plus en longueur, deux personnages clés : l’agent Norton et Edith Vale. Déjà aperçues dans le premier tome, ces deux femmes ont un rôle tout aussi capital à jouer que nos adolescents. Edith Vale est la cheffe de file de la résistance, celle qui a créé l’Arche et qui dicte les ordres. Une femme qui ne semble pas être aussi respectable que Kai le pense selon Cody : « Cody n’arrivait pas à déterminer si cette femme se rapprochait plus de la révolutionnaire ou du gourou d’une secte » (P53). Les doutes de la demoiselle ne vont faire que croître : « Cody n’était pas encore convaincue de la sagesse ni des vertus de leur chef ». Cela va finalement atteindre Kai : « il se demandait si l’autorité absolue dont jouissait Edith sur les Ones était une bonne chose » (P 200). Toutefois un rebondissement que l’on ne révélera pas finira de ranger Kai du côté d’Edith Vale. De l’autre côté, nous avons la méchante agent Norton qui a torturé Cody dans le premier tome. Le gouvernement veut, en effet, inverser l’eugénisme qu’ils ont infligé aux Ones et donc arrêter toute rébellion. En opposant ces deux grandes figures, Daniel Sweren-Becker, démontre que le monde n’est ni blanc ni noir. L’agent Norton dévoile à Cody les lourds secrets de Vale et lui montre qu’elle n’est pas digne de confiance. Une chose qui va rester dans l’esprit de la jeune fille : « Elle était convaincue que Norton avait dit vrai : Edith était effectivement folle à lier » (P257), surtout quand Kai confie à notre héroïne « Elle veut que les Ones dominent le monde ». La répression gouvernementale s’avérait abjecte, la réponse de la résistance l’est tout autant, alors comment tout cela se terminera-t-il ?

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The Ones vol 2 : Nous serons tous la résistance

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
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