Ne vous est-il jamais arrivé de vous questionner sur le choix qui est fait, au sein d’un album quel qu’il soit, et qui décide du morceau qui deviendra ou non un tube ? Non ? Et bien moi oui, et c’est bien le sujet de cette playlist.

Parfois, en me penchant sur tel ou tel opus, je m’étonne et m’insurge à l’écoute d’un morceau bien plus dingue que celui que l’on nous martèle à la radio, à la télé et sur n’importe quelle plateforme capable de harceler nos oreilles. Ensuite, plus grand est mon étonnement (enfin moins, mais je voulais être dramatique) lorsque de jolies petites choses tout à fait satisfaisantes tombent dans les oubliettes du monde de la musique (quand d’autres bouses y atteignent des records d’audience …).

Alors, aujourd’hui, il est de mon devoir de lever la voix et de taper du poing sur la table. Il est de mon devoir de prendre la parole au nom des pauvres chansons délaissées. Il est de mon devoir de vous offrir la playlist : ces morceaux qui auraient du devenir des tubes.

#1 Moonchild – Coming Soon (2009)

Cette petite pépite a bercé mes années lycée, accompagné mes joies et mes peines et c’est avec un plaisir empreint de nostalgie que je l’ai redécouverte dans les méandres de mon iPod 160Go il y a quelques jours. Une question s’impose alors : pourquoi ? Pourquoi cette jolie petite ballade est-elle restée méconnue ? Six ans après, je n’ai toujours pas la réponse, c’est pourquoi je vous la livre humblement en espérant qu’elle vous séduira autant que moi.

#2 Première Déclaration – Séverin (2012)

Je n’irais pas jusqu’à hurler le génie du chanteur pop Séverin, mais encore une fois je pose simplement la question : pourquoi ? Pourquoi d’autres et pas celle-là ? Pourquoi Vianney (oui pitié, POURQUOI VIANNEY ?!), pourquoi Renan Luce, pourquoi Bénabar, pourquoi Grégoire, pourquoi Raphaël et pourquoi pas Séverin ?

#3 Girl With One Eye – Florence + The Machine (2009)

Même si la douceur géniale de la bucolique rouquine est mondialement reconnue, je tenais à partager ce morceau un peu moins entendu, un peu moins médiatisé mais tout aussi voire bien plus beau que ses autres morceaux. Langueur, badassattitude et puissance : Florence + The Machine s’est définitivement installée dans nos oreilles.

#4 First Blood -Kavinsky (2013)

Ok… Alors… D’accord Nightcall, tout ça, très bien, Ryan Gosling (oui oui oui et encore oui), Roadgame, soit… Mais où est passée First Blood ? Dès la sortie de Outrun le 22 février 2013, le morceau s’imposait pourtant comme le « tube incontestable de l’album » (c’est pas la classe ultime de se citer soi-même ?). On l’a attendu… impatiemment… et puis… on a fini par arrêter d’attendre. Et oui, First Blood est passé à la trappe, devancé par les autres chansons de l’album, pas aussi fantastiques pour autant. Il est temps de rétablir l’ordre spatio-temporel du tube… il est temps de donner son heure de gloire à l’un des meilleurs morceaux de Kavinsky.

#5 Fight For Everyone – The Leisure Society (2013)

Ce petit bijou d’adorabilité, au clip tout aussi mignon que sa mélodie, a été englouti avec autant de cruauté dans les abîmes de l’oubli que ses congénères. Ce n’est pas faute d’avoir invité l’intégralité de mes amis à y jeter un coup d’œil, mais que voulez-vous… parfois, même avec toute la bonne volonté du monde et tout le talent qui soit, on ne parvient à faire son bout de chemin jusqu’aux hauteurs tant convoitées du top 50…

#6 Palabra Mi Amor – Shaka Ponk feat. Bertrand Cantat (2011)

Comme vous pouvez le remarquer, les groupes inconnus comme connus peuvent subir un manque certain de reconnaissance. Alors, quand je vois que « My Name Is Stain » comptabilise près de 17 millions contre 5 petit millions pour ce morceau-ci, il m’est impossible de retenir ma fureur. La première est d’une simplicité navrante, à croire qu’elle a été écrite par un gamin de quatre ans qui s’ennuyait sur les toilettes tandis que la seconde, barrée et poétique à souhait, aurait mérité davantage de gloire.

#7 Wolf & I – Oh Land (2011)

Ce morceau est d’une pureté sensuelle sans nom. Sa tristesse langoureuse, sa nostalgie frissonnante et sa fragilité en font un tube incontestable. La jolie danoise, en digne héritière de Sia, aurait du exploser les charts et tout dévaster sur son passage avec cette jolie déclaration d’amour de la lune au loup-garou. Son album mérite mille fois plus de rayonnement que la quasi-totalité de ce qui est fait ces derniers temps. Chair de poule, larmes, beauté, désespoir subtilement fantastique… autant d’émotions qu’il me sera difficile de transcrire ici et qui ne peuvent demeurer dans l’ombre.

#8 On A Train – Yuksek (2011)

Vous ne me croirez peut-être pas, mais cette petite bombe electro-pop a joui d’un succès aussi spectaculaire que bref. Ça ne m’empêche pas pour autant de danser comme une dératée en l’écoutant, quitte à détruire les amortisseurs de la twingo qui me transporte vers la plage, mais je reste coite devant son inexistence à la radio. Pourtant, le rythme, la simplicité des paroles, le refrain, les chœurs, tous les ingrédients semblaient réunis pour faire du morceau du DJ français un tube planétaire.

#9 First Light – Django Django (2015)

Mettons nous d’accord. Il est encore un peu tôt pour déclarer que ce morceau-ci n’est jamais devenu un tube. Mais, soyons clairs, les quatre britanniques n’en sont pas à leur coup d’essai. Outre quelques programmations dans certains festivals français, leurs albums jouissent certes d’une reconnaissance très positive parmi les critiques musicaux, mais le public ne semble pas aussi enthousiaste. Un peu trop indé, un peu trop pointu peut-être, il n’empêche qu’on ne désespère pas de les entendre au détour d’un zapping frénétique.

#10 Complicated – Rihanna (2010)

Vous vous souvenez de « Only Girl In The World »? De « S&M »? De « What’s My Name? »? De « Man Down »? De « Love The Way You Lie »? Oui? Pas étonnant, ce sont les morceaux de « Loud » qui ont le plus explosé. Pourtant, je dois avouer que si la période cheveux barbapapa de Baby Riri ne me manque guère, cette chanson n’a cessé de me trotter dans la tête. Tube en devenir mort avant l’heure, « Complicated » méritait pourtant sa place au soleil.

Bonus #11 Whatever – Don Rimini (2011)

Bon celle-là, c’est cadeau. Impossible il me fut de trouver l’original sur Spotify et Deezer, mais il mérite à coup sûr d’être connu. Lyrics obscènes, beat puissant : on s’pose, on kiffe, on chill.

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Ces morceaux qui auraient dû devenir des tubes

par Latwol Temps de lecture : 4 min
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