The lady in the van est un film racontant l’étrange amitié entre l’écrivain Alan Bennett et Miss Sheperd, la dame à la camionnette. Afin de rendre hommage à l’auteur qui a raconté son histoire à travers un livre sorti en 1999, il a été adapté en pièce de théâtre pour finir par devenir un long-métrage.

Made in Britain

Ce que l’on ne peut pas louper dans ce film, c’est la présence de la patrie de la reine Elisabeth. Avant même le casting, il n’y a qu’à voir le réalisateur : Nicholas Hytner, originaire de Manchester. On trouve dans le rôle principal de la lady, la figure maternelle anglaise que tout le monde connaît : Maggie Smith et qui restera pour beaucoup le professeur Mcgonagall. Autre clin d’œil au monde d’Harry Potter, la présence des acteurs britanniques ; Jim Broadbent (ancien Horace Slughorn) qui joue un policier et de Frances de la Tour une voisine (la célèbre directrice de Beauxbatons Madame Olympe). Le deuxième rôle principal est aussi tenu par un Anglais : Alex Jennings interprète deux Alan Bennett de composition. Outre la distribution et bien qu’on entende quelques notes de français qui nous ravirons nous public, le film a été entièrement tourné en Angleterre. La camionnette stationne bien dans le quartier de Camden dans la rue de Gloucester Crescent. Miss Sheperd décore même son véhicule avec des drapeaux britanniques et des photos de la reine. Ce qui caractérise aussi parfaitement le film c’est l’humour anglais, vous verrez !

Une lady et un auteur singuliers

lady
Alan Bennett et Miss Sheperd. © Sony Pictures Releasing France

Sont à saluer les performances de Maggie Smith et d’Alex Jennings qui campent les deux rôles phares du film. Dès le premier plan du film, on entre en contact avec deux Alan Bennett : l’écrivain qui tape à la machine et l’homme qui vit. Cette dualité s’exprime aussi dans sa relation avec Miss Sheperd, il l’apprécie d’une certaine manière, mais elle l’agace la plupart du temps. Maggie Smith incarne une femme des plus surprenantes qui connaît notre langue de Molière, a été bonne sœur et pianiste. Elle invoque la vierge avec qui elle a parlé pour justifier de garer sa camionnette dans la rue. On est touché par une scène où elle joue du piano dans une maison de santé. La religion et la musique sont au cœur du film. On ne se lasse pas de l’interprétation de Maggie Smith qui reprend son rôle de lady après la pièce de théâtre.

Une lady atypique

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 2 min
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