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Cinéma

Birdman : quand l’estime de soi prend son envol

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3 min de lecture

Birdman, ou la surprenante vertu de l’ignorance sort demain dans nos salles. L’occasion pour chacun de voir le film star de la cérémonie des Oscars … et pour cause !

Lorsqu’une ancienne star du cinéma tente de retrouver un semblant de notoriété, cela peut parfois partir en vrille … Elle est bien loin l’époque où Riggan Thomson incarnait le rôle de Birdman. Ayant perdu toute sa célébrité, l’acteur déchu tente de se refaire une image en se lançant dans la mise en scène d’une pièce de théâtre à Broadway. A quelques jours de la première, Riggan va devoir affronter ses vieux démons : problèmes familiaux, propre passé, et surtout, son égo …

Avec ce scénario centré sur l’estime de soi, Alejandro González Iñárritu ne fait pas que nous conter l’histoire d’une personne, mais l’histoire de chacun d’entre nous. Ce film (presque) d’auteur prend tout à coup une tournure psychologique, ce qui permet au spectateur de se remettre en question. Le choix même de l’acteur pour incarner Riggan n’est pas une coïncidence, Michael Keaton a longtemps été sous le feu des projecteurs avec son rôle dans deux Batman (Batman et Batman, le défi). Depuis, l’acteur avait comme disparu des écrans, mais nous le retrouvons plus que jamais boosté par cette réalisation de folie.

Des effets spéciaux spectaculairement invisibles

Cette sensation de non-stop, de non-coupure, donne au film une tournure particulière. Un plan-séquence de 1h59 nous donnerait presque le tournis ! Mais c’est spectaculaire, ce n’est qu’au bout de la première demi heure du film que l’on se demande depuis combien de temps dure cette scène. Le film en lui-même n’est qu’une seule et même scène : on suit un personnage dans un couloir, puis on en croise un autre et la caméra se met alors à le suivre. C’est ainsi que nous découvrons la vie de chacun des personnages, tout en gardant un rythme effréné. Les effets spéciaux pour masquer les coupures de plans sont plus que remarquables !

Jeux de rôle ou personnalité réelle ?

Le casting est ici porté haut, très haut ! Chaque acteur a un rôle qui lui colle à la peau. Michael Keaton incarne à merveille le trouble de la personnalité et l’envie de reconnaissance, quant à Edward Norton, le rôle de l’acteur condescendant est fait pour lui. Homme à femmes, finalement tendre comme un agneau, c’est cette image que l’acteur nous dégage parfois. Et Emma Stone, qui nous avait déjà épaté dans Magic in the Moonlight, prouve au public une fois de plus que c’est une actrice hors-norme. Elle incarne cette fois un rôle loufoque qu’elle n’avait déjà certainement jamais adapté. Même les personnages secondaires nous épatent, et tout ce joli casting fait ressortir un semblant de vérité, donnant un cachet supplémentaire au film.

Finalement, Alejandro González Iñárritu a largement mérité ses quatre Oscars (Meilleur Film ; Meilleur Réalisateur ; Meilleur Scénario Original ; Meilleure Photographie) : les américains ont aimé, et nous aussi !

Autres sorties de la semaine

  • Annie, Will Gluck
  • Le Dernier Loup, Jean-Jacques Annaud
  • Hungry Hearts, Saverio Costanzo
  • Projet Almanac, Dean Israelite
  • Red Army, Gabe Polsky
  • Loin de mon Père, Keren Yedaya
  • A 14 ans, Hélène Zimmer
  • Tracers, Daniel Benmayor
  • Les Chevaliers du Zodiaque – La Légende du Sanctuaire, Keichi Sato

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