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#Décryptage – Génération Y : le mal de l’exceptionnel

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3 min de lecture

La génération Y, grande insatisfaite du XXIè siècle : zoom sur un étrange phénomène culturel qui transforme nos aspirations en éternelles frustrations.

Un peu cynique, trop rêveuse

Née de parents baby-boomers, Lucy a grandi au sein d’un foyer optimiste, où la réussite professionnelle et la sécurité financière faisaient l’objet d’une très grande fierté. Elle fait partie de la génération Y, et appartient à la culture Yuppie. Autrement dit, Lucy est une jeune ambitieuse, tiraillée entre cynisme et rêves de prospérité. Au fond, elle n’est pas heureuse.

Sa vie ne correspond pas du tout à ce qu’elle espérait. Elle ne comprend pas pourquoi les bonnes choses mettent tant de temps à arriver, pourquoi elle ne trouve pas le travail de son choix assez rapidement, pourquoi elle manque d’argent, pourquoi elle est coincée entre ce qu’elle veut faire et ce qu’elle peut faire.

Son problème ? Elle veut le beurre, l’argent du beurre, la carrière de ses rêves et le salaire qui va avec. Sa devise ? « Suis ta passion ». Là où ses parents cherchaient à vivre le fameux American Dream, la génération de Lucy aspire plutôt à vivre son propre rêve personnel.

La vulgarisation de l’exceptionnel

Toute son enfance, elle a entendu ses parents lui répéter qu’elle était une personne spéciale et différente des autres, promise à un avenir radieux. La génération Y se définit par le contraste saisissant entre l’image qu’elle a d’elle-même, et l’image que la société lui renvoie : du piédestal à la dure réalité, son entrée dans la vie active ne se présente finalement pas sous les (meilleurs) auspices qu’on lui avait pourtant promis. « Si tu travailles bien à l’école, tu pourrais être astronaute, ou Président, ou tout ce que tu voudras ! ». Vouloir vivre de sa passion, de son blog ou de sa chaîne Youtube, c’est beau. Dans un monde où l’ordinaire devient plus que jamais l’extraordinaire, pourquoi pas moi ?

L’herbe du voisin est-elle plus verte ?

Nous avons tous besoin d’un but ultime pour avancer, mais ça ne suffit pas. Si le travail est une clé, dans une société dominée par le matérialisme et la désillusion, il est temps de réaliser que le bonheur est à portée de main … si on se le crée.

Non, ce n’est pas parce que la page Facebook de votre ex est rempli de fêtes, d’amis et de jolies filles qu’il ne passe pas ses journées au lit, une vieille odeur de transpiration périmée collée à la peau, à regarder son téléphone qui ne sonne pas trois fois par minute. Tout comme votre propre profil, étudié pour susciter l’envie, pour faire ressortir le meilleur de votre personnalité et de votre vie, ne fait pas de vous un looser lorsque vous vous rendez compte que, finalement, votre vie est plus cool sur Facebook qu’en réalité. Néanmoins, votre vie a un avantage majeur : elle est réelle. Et si c’était ça, finalement, le bonheur ?

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