Ah, le porno… Véritable soulagement pour les férus de l’astiquage, et horreur absolue pour un bon nombre de femmes, qu’on soit pour ou contre, ce qui est sûr, c’est qu’il est sur toutes les lèvres et c’est le cas de le dire ! Pourtant, c’est assez étonnant que ce cher porno suscite autant de débats et d’ébats, puisqu’il suffirait juste de s’entendre sur le fait que c’est de la fiction. Attends, on est d’accord que la fiction, c’est le contraire de la réalité, et que c’est l’essence même d’un film. Alors pourquoi tant de mecs se croient dans un porno en nous faisant l’amour ? Honnêtement, je ne sais pas. Ce qui est sûr, c’est qu’ils se sont planté de film à copier. Si seulement c’était tombé sur Love Actually… Raté, c’est bien le retour de Rocco qui t’attend ce soir au plumard ! Parce que je sais que je vais rappeler des mauvais souvenirs à plus d’une, c’est parti pour le top 5 des erreurs sexuelles dues au porno !

#1 – Le culte de la performance, part 1 : limer pendant des heures

Alors celui là, c’est mon petit favoris ! On se met en condition : ça fait un mois ou une heure, comme tu veux, no judgment que ce beau brun te tourne autour avec un regard qui crie « j’ai envie de toi ». Ni une ni deux, vous voilà engagés dans une partie de jambes en l’air qui s’annonce aussi torride que son regard. Et là, alors que tout partait presque bien, le temps s’allonge, mais s’allonge… 20, 30, 50 ?! « Combien de minutes, ou d’heures, ce mec va encore lacérer mon vagin ?! » Parce que oui messieurs, un rapport sexuel long, est un rapport sexuel douloureux ! Tout le monde a vu les chiffres, le temps de pénétration idéal ne durerait pas plus de 10 minutes, et c’est vrai ! Quelques minutes seulement, une alchimie au sommet grâce à des préliminaires caliente et une bonne position suffisent pour un festival de sensations. N’oubliez pas qu’en plus, plus ça lime, plus le vagin s’écarte… Donc moins de sensations ! Et pour ceux qui sont frustrés par la durée trop courte, pensez au plaisir de le refaire après une pause câline 😉

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#2 – Le culte de la performance, part 2 : et en plus, s’en vanter !

Il est content, le mec. Il a limé des heures, et il est content. Là, faut imaginer notre beau brun qui se la raconte autour d’une bière : « j’ai tenu 1h30, on a fait 9 positions… » Bref, l’école porno et ses dégâts qui font que nos hommes raisonnent en terme de performance. C’est con à dire, mais le porno change les manières de raisonner, et on se sent obligés « d’évaluer » un rapport sexuel à coup de chiffres, de comparaisons… On comprend bien que c’est souvent par manque de confiance que l’on reproduit ce que l’on croit être le modèle, mais martelez-vous ça en tête une bonne fois pour toute : une femme, c’est compliqué. Pour X ou Y raison, un truc va marcher un jour, beaucoup moins le lendemain, et il n’y a pas de recette magique. Seule la complicité, la connaissance de l’autre et l’envie de faire plaisir priment. Oublions les chiffres, ne nous posons plus de questions, partons juste à la découverte sans objectifs ou modèles, et là, il n’y aura même plus à faire de bilan sur la performance, le moment parlera ou criera de lui-même !

#3 – La brutalité made in porno

Alors là, autant te dire que je vais baisser d’un ton direct, et que c’est bien moins drôle. Les femmes n’ont pas envie d’être prises pour des actrices porno, et un gars brute peut traumatiser. L’amour, ça se fait à deux, et aucune pratique ne doit être forcée, sinon c’est du viol. « Rohlala de suite les grands mots. » Pourtant, on la connaît tous l’histoire de ce plan cul assez brutal qui n’en faisait qu’à sa bite tête, et du lendemain difficile en se disant « merde, j’ai vraiment fait ça ? ». Alors bien sûr, je suis pas en train de faire l’apologie du sexe guimauve (poke Christian Grey), et rien de tel qu’un peu de bestialité pour pimenter sa vie de couple, mais toujours en restant à l’écoute de sa partenaire. Pas de panique, si vous êtes trop soft, on saura vous le faire comprendre, une femme qui en veut plus, ça se voit !

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Come on, bébé

#4 – Et 1, et 2 et 3-zéro… doigts !

Ah, le vagin, cet orifice tellement extensible, si incompréhensible… Et si drôle à explorer ! Enfin drôle, surement pour celui qui s’y aventure, parce que celle qui subit, bonjour les dégâts. C’est pourtant simple, c’est le même principe que pour le reste : c’est pas la taille qui compte ! Donc stop le concours du « combien il y en a qui rentre », et bonjour le va-et-vient subtil avec une bonne inclinaison ! Comme pour la pénétration, l’inclinaison et le rythme font tout. Puis attention, au bout d’un certain nombre, ça peut vite passer pour une invitation subtile à La Fistinière… 

#5 – Ignorer la partie charnelle

Je crois qu’on est d’accord pour dire que la majeure différence entre porno et réalité, c’est que dans l’un, on est l’observateur,  et dans l’autre, le player ! Franchement, il n’y a rien de pire qu’un mec qui se concentre uniquement sur les orifices sexuels (c’est glamour dit comme ça, hein) de sa partenaire. Toucher l’autre, le sentir haleter en espérant qu’il ait pris une douche le jour même, quand même, le caresser, le manger, bref, tout ce que tu veux qui ajoute une part de sensualité à l’ébat. Ok, dans le porno, c’est plutôt lacérage de minou et sexe oral et anal en moins de temps qu’il ne faut pour arracher un string, mais dans la vraie vie, nous ne sommes pas des robots. Encore une fois, je ne veux pas tomber dans le cliché du sexe guimauve, mais les préliminaires, on le dit, et on le re dit, c’est important. Pas besoin d’en faire des tonnes, et aucune durée n’est idéale (ça dépend des goûts), mais rien de tel que sentir l’autre tressaillir sous ses caresses parfaitement maîtrisées… Rah, heureusement que cet article touche à sa fin, ça donne envie, bordel. 

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J’espère t’avoir convaincu que le porno est le pire ennemi de la partie de jambes en l’air dont on rêve tous. Laisser sa sensualité et ses envies parler, c’est la clé de la « réussite ». Aucun modèle ne vaut en terme de sentiments ou de sexe, et la partie doit nécessairement se jouer à deux, et se rejouer encore et encore, jusqu’à atteindre le boss final : le septième ciel !

Sur ce, j’te laisse, j’vais me mater un bon porno.

5 erreurs sexuelles dues au porno

par Nina Cunni Temps de lecture : 5 min
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