Après deux épisodes qui se révélaient être les films les moins bons du Marvel cinematic universe, le dieu du tonnerre revient dans ce troisième épisode au titre clinquant de Thor Ragnarok. Fini les pudeurs sur le visuel, Marvel décide enfin d’assumer l’aspect criard mi-fantasy, mi-spatial des aventures de notre manieur de marteau préféré.

La fin du monde… ou presque.

Le Ragnarok, dans l’univers de Thor, est le synonyme de la fin d’Asgard causée par un démon du nom de Surtur. Parti pris déstabilisant, le film nous montre dès le départ Thor combattant Surtur pour empêcher le Ragnarok avec succès. Première surprise, le film nous prend à contre-pied avec une bonne dose d’humour et une réalisation vraiment rafraichissante. Même pas dix minutes de film et on est déjà embarqué dans ce qui va être un véritable roller-coaster de couleurs, d’action et d’humour. Le film a choisi une voie inspirée du succès des Gardiens de la Galaxie, a savoir très coloré et centré sur un humour parfois gratuit, mais qui fait toujours mouche. Le film alterne quasi-systématiquement scènes d’action, de tension et d’humour avec une réussite qui fait plaisir. La fin du monde, mais dans la bonne humeur.

Thor Ragnarok / Planet Hulk

Le film a beau s’appeler Ragnarok, il est en fait l’adaptation de deux histoires de deux super-héros. Entremêlées de fort belle manière, les récits de Thor et Hulk permettent enfin d’avoir un film où le géant vert joue un des rôles principaux. L’essentiel du récit verra Thor tenter comme il peut de rejoindre Asgard pour sauver les asgardiens de Hela, sa sœur maléfique. Jouée par Cate Blanchett, l’actrice australienne s’amuse comme une gamine dans son rôle d’évadée assoiffée de guerre et de combats. De même, la belle surprise vient de Jeff Goldblum, qui joue avec un raffinement délectable le Grandmaster de la planète Sakaar. Le mélange des deux histoires se fait naturellement et, a aucun moment, le rythme n’est faussé ou mal calibré. Le film est d’ailleurs le plus court des adaptations Marvel, ceci explique sûrement cela.

La fin des bêtises de la phase 2

Chose enfin appréciable, Marvel a retenu les reproches faits à ses récents films et qui commençaient à faire du mal à la cohésion de son univers. Comment croire à l’existence des différents héros dans un même monde quand un problème n’implique pas les autres qui seraient pourtant concernés ? Des exemples comme Thor 2 et son invasion d’aliens à Londres où juste Thor doit se débrouiller, Iron Man 3 où l’enlèvement du président des États-Unis ne fait pas intervenir Captain America, etc. Aucun spoil dans cet article, mais les autres héros sont enfin là ! De même, l’histoire de Thor Ragnarok fait vraiment avancer l’univers et ne ressemble pas juste à un stand-alone forcé pour combler un vide le temps que la suite arrive. Ce qui se passe dans Thor Ragnarok aura de fortes répercussions sur les films à venir et ça fait du bien. Il est aussi bon de remarquer qu’il est aussi le premier film à complétement assumer l’état de fait sériel de la saga Marvel. Certains passages de ce Thor étant des références direct au premier Avenger, de même que la présence d’autres héros, il est nécessaire d’avoir vu les autres films impliquant les différents personnages du film pour l’apprécier entièrement.

Petit aparté, on a bien aimé les caméos totalement gratuits mais hilarants de Sam Neill, Matt Damon et Luke Hemsworth. Une preuve de plus de l’auto-dérision facile des acteurs américains.

Thor Ragnarok: recette enfin trouvée pour le dieu du Tonnerre

par Christophe Lalevee Temps de lecture : 3 min
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