Dans ce récit autobiographique, à mi-chemin entre le témoignage et la thérapie par le rire, Jenny Lawson nous livre sa vision déjantée et piquante de la vie, celle qu’elle a choisi de vivre en réalisant ses rêves et envies les plus folles. Avec une détermination sans faille, l’auteure américaine, qui signe avec Furiously Happy son deuxième roman, nous raconte comment elle prend sa revanche sur la dépression et l’anxiété, grâce à l’humour. Une bonne dose de rires sur fond de sujet sérieux en perspective !

En voyant ce roman, j’ai d’abord été frappée par la couverture. Si, si, c’est bien un raton laveur empaillé qui en est la vedette ! Original, non ? Cette couverture résume parfaitement l’état d’esprit du roman. Gentiment déjanté et pour le moins excentrique, c’est un roman dont l’héroïne ose tout, en faisant fi des conventions de la société.

Le roman commence après que l’auteure ait appris la mort d’une de ses amis, tout en luttant contre une dépression qui l’accompagne depuis son adolescence. Jenny décide alors d’inverser le mécanisme de sa vie et de devenir « furieusement heureuse ». Elle se met à croquer la vie à pleines dents, avec une bonne dose de folie. Dans son monde, aucune limite n’existe, et c’est ainsi qu’elle ira jusqu’à se déguiser avec un costume de koala pour tenter d’en câliner un lors d’un voyage en Australie. Jenny, c’est la copine fantasque qui nous fait rire avec ses aventures toutes plus loufoques les unes que les autres.

J’ai aussi beaucoup aimé ses échanges avec Victor, son mari, qui joue le rôle de la raison implacable. Un jour, Jenny lui pose une colle aussi diplomatique qu’un « Ça va, ma robe ? » et elle prend alors la réponse affirmative pour un « Au moins, tu n’as pas les seins à l’air ». Les anecdotes s’enchaînent et ne se ressemblent pas, car le moins que l’on puisse dire, c’est que Jenny a de l’imagination à revendre !

À travers cette série de chroniques du quotidien, on oublie presque la maladie de Jenny, mais on se rend compte aussi qu’elle peut resurgir à tout instant, sans prévenir. Alternant entre consternation et rire aux éclats, ce livre fait réfléchir sur les questions de la vie que l’on se pose tous. À la fin, on se dit que le plus important dans la vie est de s’aimer telle que l’on est, quel que soit le degré de bizarrerie qui nous anime.

Cela m’a donné envie de lire le premier roman de l’auteure, sorti en VO en 2012, Let’s Pretend This Never Happened (A Mostly True Memoir).

Envie de lire Furiously Happy ?

Résumé : Comme de nombreux proches de l’auteur, vous vous dites : « Qu’est-ce qui cloche chez Jenny ? ». D’après les divers psys qu’elle a consultés au cours des vingt dernières années, Jenny est une « dépressive hautement fonctionnelle qui souffre d’un grave trouble de l’anxiété ». Un jour, elle décide d’inverser la polarité de ses émotions, et de devenir Furiously Happy. Née de cette volonté de célébrer la vie, et la fantaisie sous toutes ses formes, sa philosophie a déjà conquis des milliers de lecteurs à travers le monde !

Découvrez les premières pages de ce roman ici

Furiously Happy – Chroniques désopilantes sur des choses qui le sont moins, de Jenny Lawson, Fleuve Éditions, 352 pages, 19,90€

Éléonore Martin

Furiously Happy : la thérapie par le rire de Jenny Lawson

par contributeurs Temps de lecture : 2 min
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