Si le premier épisode de la saison 4 de Sherlock, “The Six Thatchers”, n’a pas convaincu la critique, The Lying Detective remet les pendules à l’heure. Cet épisode sous stéroïdes laisse parfois perplexe, mais une chose est sûre, on n’a pas le temps de s’ennuyer ! Sherlock fait ici face à Culverton Smith aka « le plus dangereux et le plus ignoble de tous les hommes », mais après plusieurs twists apparaît quelqu’un d’autre…

Culverton Smith : un vrai méchant

Moriarty c’est le grand ennemi de Sherlock et finalement le pourquoi de tous les épisodes alors quand on nous propose une alternative plus sombre encore, on frémit. Dès le début de The Lying Detective, on nous présente Culverton Smith, un entrepreneur et philanthrope qui aide notamment les enfants. Quand on le rencontre, il est en réunion avec ses plus proches conseillers pour leur avouer quelque chose. Il va droguer ses partenaires avec du TD-12 pour qu’ils n’aient aucun souvenir de sa confession. Oui Culverton Smith est un serial killer et non un cereal killer ! Le philanthrope, convie Sherlock à une visite dans un hôpital, car il est très amusé des accusations de Sherlock. Smith nargue notre detective préféré en parlant aux enfants. Tout cela finis par une visite privée de la morgue, endroit préféré de Smith, et ça tourne mal. Toutefois, le pire reste à venir avec la confrontation finale dans la chambre médicalisée de Sherlock, ou il demande à Smith de le tuer. Culverton Smith est interprété par Toby Jones, ce dernier glaçant à souhait signe une performance magistrale.

Watson sauve le detective Sherlock

Le deuil est abordé bien différemment par les gens, c’est donc tout naturellement que Sherlock et Watson procèdent chacun a leur façon. Dans l’épisode précédent, Watson n’avait aucune envie de rester avec Sherlock face à la mort de Mary. Tandis que l’un va chez le psy l’autre préfère l’héroïne. Notre detective le dit lui-même : « Je suis au fond du trou, je continue de tomber et je ne remonterai pas ». Sa lucidité lui fait dire néanmoins des choses assez profondes : “Notre mort, ce sont les autres qui la subissent. Votre vie ne vous appartient pas. N’y touchez pas.”. Il y a un point commun tout de même, c’est que les deux ont des « apparitions ». Watson voit sa femme décédée alors que c’est Faith Smith qui apparaît à Sherlock. Rongé par la culpabilité, Sherlock fait néanmoins tout ce qu’il peut pour sauver John comme Mary lui a demander. Certes comme on le verra au final, la manière est un peu étrange. En effet : « Le seul moyen de sauver John, c’est d’être sauvé par lui » et pour ça Sherlock va chercher des noises à un psychopathe. Sherlock va quand même réussir à embarquer Watson dans son enquête, mais non sans quelques difficultés. L’abcès fini par crever quand John met une grosse raclée à Sherlock. Tout termine bien, car à la fin de l’épisode, Sherlock et Watson se font un câlin et John conseille son ami sur Irène Adler.

Une histoire de twists quid du vrai ?

The Lying Detective est l’épisode des twists ! On ne sait plus quoi croire, quoi comprendre et c’est là que réside le génie de l’épisode. La condition de Sherlock laisse douter de la véracité même de l’enquête qu’il mène. Mycroft sait bien que son frère est à surveiller et c’est grâce à lui que l’on comprend qu’il y a un problème. Quand Sherlock sort de chez lui sois disant accompagné par Faith Smith, mais qu’il n’y a personne sur les caméras de surveillance, il y a anguille sous roche… Smith remet même en question la capacité de Watson a exercé son métier, car toute personne seine d’esprit pourrait voir que Sherlock délire. De tous les twists, le final est celui pour lequel l’épisode sera reconnu. Dans The Lying Detective, Mycroft fait plusieurs fois référence à Sherrinford. On ne sait pas ce que c’est, mais la réponse demeure dans ce prénom : Eurus. Tout fait sens quand la psy de John lui dit qu’elle s’appelle Eurus, que c’est un prénom un peu stupide qui signifie « vent d’est » en grec, et que ses parents ont toujours eu le don pour les prénoms stupides comme Eurus, Mycroft ou… Sherlock ! On découvre alors que les Holmes sont trois, et qu’Eurus à tout fait pour atteindre ses frères. Elle a joué avec Sherlock déguisée en Faith Smith, endossé le rôle de la psy de John et même en conquête amoureuse de ce dernier.

The Lying Detective : twists and turns à gogo

par Aliénor Perignon Temps de lecture : 3 min
0