Comme une météorite, Une mer d’huile passe dans le paysage de la rentrée littéraire et amène Danielle, Arthur, Pierre-Marie ainsi que la mystérieuse Prisca dans le sillage de nos dimanches, avec la force d’un géant et l’éphémère d’une comète. Un roman qui sent bon le soleil, l’huile d’olive et le désir sensuel comme seul il peut naître sous la chaleur écrasante de la Côte d’Azur. En librairie depuis le 16 août 2017 aux éditions du Rouergue.

Une mer d’huile, Pascal Morin

Depuis 45 ans, Danielle, neurologue à la retraite, vient passer ses vacances dans la  maison de famille, sur la Côte d’Azur. Comme chaque été, elle y accueille son fils Pierre-Marie, psychiatre, et son unique petit-fils, Arthur, élève en classe scientifique. La seule nouveauté, cet été-là, c’est la présence de Prisca, une jeune fille recrutée pour aider aux tâches ménagères. Prisca, comme une météorite tombée d’une autre planète, va agir, par sa seule présence, comme un révélateur de leurs manques et de leurs frustrations… et les remettre en mouvement. Dans les paysages magnifiques de la Côte d’Azur, une parabole sur la vie comme nécessaire renouveau perpétuel.

L’échelle transgénérationnelle du désir

« – Elle est incroyable, cette Prisca, tu ne trouves pas ? ajouta Danielle.
– Elle est incroyable, en effet, lui répondit Pierre-Marie.
Et, chacun à sa façon, repartit dans sa rêverie. Chacun se demandait ce que l’autre, au juste, entendait par « incroyable ». »

Dans un style alangui et langoureux, Pascal Morin interroge sur le désir comme moteur à travers ce roman incandescent. Autour d’un paysage paradisiaque, Prisca, la jeune étrangère de la maisonnée parvient à réveiller le désir du jeune Arthur, 19 ans, de son père Pierre-Marie, la cinquantaine, et même de Danielle, 74 ans. Dans un huis-clos sensuel et platonique où rien ne se passe, mais tout reste latent, chacun réveille sa libido au travers du regard de Prisca qu’il aimerait voir posé sur lui-même. Un jeu de dupes face à une femme fatale pour une fin intelligente qui force le sourire.

Tous les mardis et vendredis, nos rédactrices de la rubrique littérature vous parlent d’un livre qu’elles ont aimé. Ne tardez plus, allez découvrir nos autres chroniques !

Une mer d’huile : la maison du désir

par Lolita Savaroc Temps de lecture : 2 min
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